Guérir un peu

3 07 2011

Sur un sol gelé, ton pied m’a tendu la main. T’offrant mon coeur, j’ai déballé ce que j’avais de plus sincère. Mon être à nu, dans cette rue où je t’ai connu, tu as piétiné de façon délibérée. N’as-tu pas compris que je ne bougeais plus, n’as-tu point compris que je ne vivais plus? Le temps a passé et n’a rien réparé, mon coeur n’a que gelé quand l’hiver pris la place de l’été. Aujourd’hui doucement d’un vent chaud je sens le changement, ton corps distant offre plus de chaleur au temps, temps qui passe et tes traces qui s’éloignent dans la neige. Mon corps dégèle dans une douleur impossible. Dans mes côtes fracturées, tu as continué d’asséner des coups de pieds, simplement pour t’assurer que tu m’avais achevé. Immobile mon corps refait ses forces. Je ne me vengerai pas, je garderai simplement le silence, car c’est un peu de ma faute si je t’ai aimé.


Actions

Information

Laisser un commentaire