Faites comme chez nous

31 10 2011

À quel moment dans l’Histoire on a oublié de changer l’expression « Faites comme chez vous » ? Dans l’Histoire où on accueillait nos voisins comme s’ils étaient vraiment chez eux on a oublié un facteur, le temps. Le temps du changement, de l’arrivée des autres, des gens d’ailleurs, des gens qui ne venaient pas d’ici, des gens qui n’ont pas toujours choisi de se retrouver dans se pays. D’un passé colonisé, on s’est infligé de s’y confiner, par habitude ou par hospitalité, on a oublié notre identité. Qui sommes-nous aujourd’hui sinon qu’un peuple en recherche d’identité, de liberté. Certains crient haut et fort que le temps est venu d’être un seul peuple, unique et uni au travers des mêmes valeurs. D’autres, par peur, ne veulent pas avancer, changer, se rallier à cette opportunité d’être enfin tous rassemblé. La peur de perdre ce que l’on a déjà, la peur de l’inconnu qui effraie chaque fois. D’autres, comme moi, critiquent plus la méthode que le geste et critiquent plus la direction que le but ou la finalisation. L’étanchéité de cette décision qu’un parti prend sans distinction. L’opposition entre l’ouverture et la fermeture, la protection et l’exploration de ses nouvelles propositions. Dans ce message de liberté que certains partis peuvent présenter, je vois l’absence de choisir. Dans ces grands discours indépendantistes, je vois une certaine absence d’explication et de raison. Comment d’un peuple déjà fragile, protégé par la charte des droits et libertés peut s’opposer à la différence qui existe dans son pays, voir pays en devenir. En se protégeant, on a protégé tout être pénétrant ici, en leur disant un peu, « Faites comme chez vous ».

Ce que j’ai envie, plus le temps avance, c’est un peu de leur dire, faites comme chez nous. Chez nous on parle le français, libre à quiconque d’apprendre ou de parler les langues qu’ils veulent, tant qu’ils savent aussi parler comme on le fait chez nous. Libre à tous ceux qui veulent célébrer les fêtes qu’ils veulent tant que je peux continuer à être chez nous. Chez nous on est libre d’être qui on veut, de faire ce qu’on veut, en se souciant que les autres ne sont pas mis en danger, mais si vous venez chez nous, ne faites pas comme si vous étiez chez vous. La couleur, la nationalité, la religion m’importent peu, je vous poserai même des questions, par intérêt de la différence, mais ne m’imposer pas qui vous êtes, ce que vous faites, car je suis ici chez moi. Je rêve qu’un jour, tous les Québécois mettront leur pied à terre, que ce soit en province ou à part entière, pour dire haut et fort qu’ils sont fiers. Fiers d’être aujourd’hui uni, frères de culture, frère de pays, frères de nos frères et frères d’autres terres. Qu’enfin le silence collectif soit brisé par une seule voix, une voix qui unira des milliers de gens, une voix que nous laisserons en héritage à toutes ces générations, qu’elles soient d’un Québec authentique ou métissé, le respect de notre terre doit être accepté. Que les mots de mes frères soient tintés de bleu, de blanc ou de vert. Que ces mots d’une langue commune seront le symbole de notre ouverture, vous êtes ici, nous vous montrerons comment. Que la musique se mélange de toutes les rythmiques, que l’on devienne en accord dans toutes les gammes de ce qui nous composes. Que toutes ces différences ne nous empêchent pas d’être ce que nous sommes de plus précieux, des francophones ouverts sur eux. J’ai cette envie de laisser derrière moi l’identité d’un peuple qui s’est simplement levé pour dire « Faites comme chez nous! » accueillant tous ceux qui toucheront notre terre de leur propre histoire, enrichissant la vie, notre vie. Nous avons tant à donner, pas nécessaire de nous voler notre identité.

Un jour peut-être j’entendrai des gens debout, où le temps n’aura pas raison de nos cris, où les cris que l’on tentera d’étouffer ressurgiront toujours en de nouvelles foulées. Quand le peuple se sera levé pour dire « C’est assez! » et que le temps ne viendra pas l’effacer par cette vieille invitation qui nous colle encore à l’identité… « Faites comme chez vous! »





Reste toujours

30 10 2011

Je marque ta peau fragile de mon regard indélébile.  Et d’un geste agile tu te défiles dans cette file,où cent gens attendent patiemment. Le temps s’arrête ainsi que les gens, mais toi tu cours dans ma tête. Tu ne t’arrêtes pas, même pour penser à moi. Le sommeil aussi fragile que mon coeur et l’amour qui me lève le coeur encore. Combien de temps solitaire devrais-je encore taire? Sans toi ou seul, il n’existe pas de différence. La chance que tu me donnes en me poignardant tristement ainsi. Toujours plus de sang pour encrer mes maux. Toujours plus de trace de cet amour qui s’efface. Je me confine une fois de plus dans cet espace qui me dépasse. La sortie au bout du couloir et cette grande envie qui en moi se prépare. Je ne répéterai jamais assez ces mêmes mots qui ont marqué mon coeur calciné. Combien de fois encore je savourai ton corps, à m’attacher à toi comme si je n’avais plus d’existence. Et sinon à qui sera la chance, de me découvrir et d’à petit feu me laisser mourir.





Amitué

30 10 2011

Le respect d’une amitié brisée par un secret que tu gardes pour toi. Un secret que tu partages avec moi sachant bien ma valeur bien contraire. Que tu oses déballer à mes oreilles choquées la volatilité de ton être insatisfait, ça peut aller, je n’ai pas à m’y coller. Lorsque tu marches sur l’amitié que je t’ai toujours portée seulement pour assouvir cet instinct animal en pensant que tu es seul à exister, je ne peux plus accepter. Traitres, tes actes égoïstes sur les autres agissent, tu ne penses qu’à toi et te retrouvera seul avec tout ça. Tu détruis un peu chaque jour ce que tu dis être le plus précieux. Sans te rendre compte que c’est le cas, mais pas pour les raisons que tu crois. Tu te détruis aux yeux de ceux qui t’ont tout donné. Peut-être que tu sauveras cette image que certains ont de toi, ta femme et tes enfants, peut-être jamais ils ne le verront. Les tissus de mensonges que tu tisses chaque fois que tu t’effraies de te faire prendre épongeront-ils la douleur de tous quand tu te feras prendre? Tout tourne, tout se sait, tu sais? Et même si ma présence dans ta vie n’a aucune incidence, comment expliqueras-tu mon absence? Et moi?





Mes amours

16 10 2011

Mes amours meurent tour à tour chaque jour sans que j’y puisse rien. Passé d’un présent à venir, elles s’effacent tour à tour sans que je veuille y faire face. Ma tête, mes idées et cette solitude dont je ne peux plus me passer. Leurs amours, amants, enfants qui ne font que passés tour à tour m’obligent à oublier. Il m’est impossible de faire un deuil de silence, sans quoi les gens bougent et parfois je me retrouve devant ce que je n’ai pas choisi. Le temps efface et les raisons me laisse que passion. Chaque jour, mes amours meurent et d’autres naissent, chaque jour mon coeur essuie cette larme qui t’appartient. Ne t’inquiète pas, même si le deuil apparait, doucement dans mon coeur les souvenirs restent, présent et bien brûlant d’un passé qui n’a pas fait que passé, mais qui m’a marqué de toi, au fer rouge ou d’un baiser, notre histoire je ne me fatigue pas de la réécouter.





Torture

16 10 2011

Je ne suis capable d’aucune torture, mais tu me tues avec tes mots qui tranchent ma gorge à coups de couteau. Et je me terre dans un trou pour mieux taire mes tiraillements. De trouille, je suis accablé et je tremble en attendant. En attendant que tu t’éloignes de moi, que tu trouves une autre tâche sur laquelle travailler. J’ai trop souvent tenu ta tête pour t’embrasser. Toi, il n’y avait que toi pour toi et moi qui n’existait pas ou sinon que t’aimer, t’adorer, t’idolâtrer, te donner quelque chose ou quelqu’un qui te ferait sentir bien le temps que tu trouves ce que tu ne cherches pas vraiment. T’as même trouver du temps pour trier doucement, choisir patiemment et te tromper tristement. Chaque coup de traitre le temps te l’a rendu, chaque coup de pied donner dans mes jambes pour me faire tomber c’est pour moi effacé. Sur la tribune, je regarde ta tête et cette lame tranchante qui tombe tel le tonnerre gronde. Trop souvent tu t’es tourné pour me regarder, voir si encore j’étais là, pas trop près, mais assez pour qu’un jour tu trouves le temps pour terminer ton tourment. Tâche trop grande de me trouer le coeur d’un seul temps, la valse à recommencer pour que tu t’y reprennes trois fois. Tu ne te doutais pas que même si ces mots ont traversé tes oreilles autrefois, le temps t’isole de moi, tu te retrouves sans que je t’estime pour ce que je t’ai aimé. Trop tard le temps t’a trompé et tu t’es retrouvé avec toi, mais tu t’es fui encore une fois. Sur mon toit, je crois, je croasse que je t’aimerai toujours encore et c’est bien la seule vérité qui torturera à jamais mon corps.





À bout de souffle…

16 10 2011

Je me suis reposé, un instant, simplement pour reprendre mon souffle. Tu es passé, comme le vent souffle. Doux, apportant un peu de fraicheur en mon coeur. Mais comme tout se termine au fur et à mesure que le soleil m’illumine. Tu es partie, as-tu donc vraiment été là un jour dans ma vie où je souffrais d’ennui? Je ne sais plus, je ne crois pas, mais je pense tout de même à toi. Comme ce vieux rêve que l’on fait enfant tu reviens très souvent, me hanter, me serrer et me laisser. Je ne pleure plus, je ne sais probablement plus. Immunisé mon être regarde, vide et encore plein d’espoir. Je tente de m’accrocher à de vieux rêves, à ce que mes parents m’ont laissé et je me rends bien compte que ce n’est pas pour moi, tout ça. Ce n’est pas pour moi, parce que je ne le peux pas, je ne le veux pas. Tout ce que j’ai vu jeune, tout ce que j’ai regardé plus vieux, je garde vraiment ce que je veux. Aujourd’hui je garde ce que j’ai le plus désiré, un simple rêve, un simple espoir, une passion constante de renouvellement différent, un sourire, un baiser, une nuit où seule la température pouvait justifier de l’intensité, et bien sur toi, et moi. Je veux sentir de ressentir une nouvelle fois. Toi qui n’es personne et tout le monde à la fois. Toi qui n’as pas de nom sauf le moment où tu passes dans ma vie. Toi avec qui le lien tisser restera pour la vie. La durée de ce moment n’existe pas. Le moment où tu seras remplacé par une autre toi, c’est probablement toi qui l’écriras. De cet échange, cette douce tendresse ne restera avec le temps que de doux souvenirs d’une relation qui fût probablement à bout de souffle.