Je me suis perdu tant de fois dans tes bras. Je me suis blotti contre toi, car tu voulais bien de moi. Me serrer contre toi, car mes larmes, tu connaissais déjà. Chaque note que tu m’as racontée doucement à l’oreille était un peu mon histoire, un peu notre histoire. Chaque mélodie que tu me fredonnais me rappelait simplement ces nuits et mes envies pour elle. Chaque son que tu me lançais pour combler ses silences, ses absences, comme pour me rassurer, me laisser savoir que j’étais pas seul à t’écouter. J’ai rêvé doucement de toi, te prendre passionnément là sur le dos, comme on était déjà sur le sol… J’ai joué de mes doigts sur toi comme sur un piano, j’ai fini par mélanger mes accords et mon harmonie. Cette musique qui goûte le sel par ma faute, je me la suis faite joué par ta faute. Simplement pour me rappeler quand tu étais là, simplement pour me rappeler comme c’était beau. Et mon être tout entier te réclame encore et mon être tout entier réclame ton corps. Te souviens-tu comment il est doux, ce moment où sur moi ta peau joue. Le moment où à la lueur du rythme et sous la danse de cette flamme frénétique aucun oeil ne saurait distinguer si c’est un corps ou deux qui est en train de valser. Et quand tout s’arrête, dans une odeur de paraffine et de sexe, même la flamme qui ne brûle plus ne peut s’empêcher de rougir de désir. Cette passion qui est toujours en selle et cette musique qui goûte le sel.
Cette musique qui goûte le sel
29 12 2011Commentaires : Leave a Comment »
Étiquettes : Amour, Besoins, Femmes, passion
Catégories : Amour, Bonheur, Sexe
Et si…
16 12 2011Et si un jour je suis triste grâce à elle, je pourrais me consoler en collant les petits bouts de bonheur que j’aurai eu au cours de ma vie. Un mélange de mots, d’images et de souvenirs simplement pour me rappeler qu’un jour ça a été. Cette musique qui rappelait l’autre, quand l’autre couchée à mes côtés dans l’obscurité rêvait d’un demain qu’on ne croyait pas aujourd’hui. Des odeurs, sa peau ou cette odeur qui se mélangeait quand nos corps s’enlaçaient pour ne faire qu’un, un moment seulement qu’on aurait suspendu dans le temps, à cet instant. Cette douceur dans les yeux, sur la peau, un heureux mélange qui me fait encore sourire. Quand je ferme les yeux, j’y suis encore, j’y suis bien vivant, un instant où je me surprends à oublier que je suis là, las et seul dans le noir de mes plumes. Une courte période où elle fut ma muse, mon inspiration et mon intension. On imagine des histoires, on se fait des histoires, on tente d’oublier, de boire. Au matin on se souvient que notre lit est bien vide, que son charme s’est envolé dans les premiers moments de clarté. D’une fois à l’autre, on ose rêver, on ferme les yeux simplement pour s’imaginer… Et si?
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Étiquettes : Amour, Femmes, Vie
Catégories : Amour, Femmes
Je ne pourrai jamais
6 12 2011Je ne pourrai jamais me sortir de cet état latent en t’attendant. Je ne pourrai jamais choisir les mots qui pourraient être assez juste pour être en accord avec ce que je pense vraiment. Je ne pourrai jamais même à répétition y arriver. J’aimerais tellement t’expliquer la différence entre raison et passion, mais je ne pourrai pas me croire sous ton regard. Je voudrais bien me sortir de ce que je crée pour créer où j’ai envie d’aller, mais je ne pourrai pas derrière moi te laisser. J’accroche, j’érafle le sol de mes ongles en m’éloignant doucement en croyant que je ne pourrai jamais revenir. Je ne pourrai jamais croire que le temps passe, même quand le jour de ma mort viendra doucement me cueillir, j’aurai eu raison de mes désirs et eux de moi. Je ne pourrai jamais te dire d’arrêter, d’arrêter d’exister dans ma vie. Je ne pourrai jamais dire les mots qui pourraient simplement vouloir dire de la fermer. Je ne pourrai jamais perdre espoir en ce que m’a donné la vie. Lorsque mes doigts sur ton dos glissaient, je ne pourrai jamais oublié cette chaleur qui se dégageait et de toi et de moi. Je ne pourrai jamais cesser de pouvoir, d’écrire et de me répéter.
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Étiquettes : espoir, Temps
Catégories : Attentes, Femmes, Solitude
Accoster
5 12 2011Je jette l’encre sur des maux trop souvent répétés. Je ne déserterai guère, car capitaine sur un navire en peine, je sombrerai avec ce que j’ai créé. Je coulerai comme tous ces crayons que j’ai fait pleurer sur des bouts de papier. À la fin d’un rêve, je publierai ce qu’il était devenu, une histoire parmi d’autres vécue. Pour accoster, il me suffit d’être près, je crois que je suis assez prêt de ce dont j’ai envie. Ma vie sur un navire, Novencento, une histoire qui sera maintenant mienne. J’abandonne donc la mer que j’ai tant cherchée pour m’immobiliser au quai. Je décrirai ce qu’était pour moi cette chimère que l’on appelait l’amour. Mon coeur à sec, je mouillerai de vos larmes des pages qui ont été mienne, je ferai jaillir des rires que vous ne croyez plus exister. J’attache à bon port ce qu’a été mon corps, enveloppe fine et sensible, douce et passionnée. Moussaillon n’ayant pas trouvé le navire, j’épongerai seul le pont de mes nuits. Mon navire coulera de mots imprimés, mais jamais réprimés. Avec le doux remous des vagues, je m’endormirai pour me lever au matin frais, au son du corbeau qui là toujours était. D’une nuit à l’autre, je parcourrai mes mémoires afin d’immortaliser mes souvenirs qui deviendront à jamais histoire pour s’endormir. Jaloux de mon silence, je serai probablement boudé. Mais moi, dans cette nuit enivrante je danserai en souvenir de toi, afin de mieux te haïr au matin. Méduse, sirène, ma douce colombe, peu importe le nom que je t’ai donné, je ne pourrai te renier. Ma quête se termine où une autre ne fait que commencer, celle qui dormait dans mes cales, celle qui fut toujours à côté de moi. Armé de mon perroquet, je pourrai en silence affronter ces soirées où de ma lampe s’échappera doucement lueur et odeur qui me rappelleront toi, un fragile espoir qui s’éteint doucement se balançant au vent. Mille fois encore, je me souviendrai de ton corps, de celui qui t’a précédé, de l’autre encore, car il ne restera par la suite que des mots, des mots qui me racontaient toi, qui me racontait moi. Je temps file et je le suis. Vient me retrouver un soir de mai, je te raconterai comment tout cela a pu arriver.
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Étiquettes : Amour, espoir, Vide
Catégories : Amour, Douleur, Solitude, Tout gris, Un pas dans une direction
Premier
4 12 2011Être le premier, se démarquer, sortir du lot pour se faire remarquer. Ne pas apporter de réelle différence, sinon que le silence. Être vénéré par des gens qui aimeraient être premiers, être oublié par la masse qui n’en a rien à cirer. Avoir réussi, au dessus de tous ceux qui voulaient la même chose, avoir réussi dans ce que l’on voulait aussi. Être le seul, l’unique, maintenant, pour combien de temps? Être devant, décider, contrôler la masse derrière, dernière. Être le seul, être seul. Atteindre, goûter, savourer, arriver au bout de tout. Atteindre un but, le bout. Ne pas voir autour, ne pas attendre notre tour, ne pas s’ouvrir, souffrir. Ne pas avoir la force, la masse, le groupe. Ne représenter personne, ne représenter que soi, égoïsme par choix. Ne pas s’unir, devenir, ne pas avoir le poids, finir derrière de quelques pas. S’allier à soi, ne pas comprendre pourquoi, s’isoler, devenir seul, penser que c’est bien. Arriver au bout de sa course, au bout de sa vie, être vide, mourir.
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Étiquettes : mort, Vide, Vie
Catégories : Absurde, Justice, Perceptions
On fuit
4 12 2011On fuit, un jour de plus au grand air avant de mourir pour une dernière fois. J’ai toujours cette odeur en tête, comme un mélange de toi et moi. Rien de comparable sur terre, un inconnu qui nous est secret. Toi et moi, une simple chimie, un orchestre, un mélisme oublié que seuls toi et moi pouvons fredonner quand nos corps repus de s’être consommé laisse s’échapper cet arôme par nous deux inventé. Toi et moi, ça sent le sexe, mais pas seulement ça, une histoire infinie, un passé existé, une autre page de tournée sur ce que l’on a été. Une odeur qui nous appartient, que personne ne sentira jamais et dont je rêve encore.
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Catégories : Femmes, Sexe