Sens souvenir

3 01 2012

J’ai un goût amer, mais pas celui du celle, un goût plutôt d’amande, si tu te demandes. J’ai dans ma mémoire quelques-uns de tes cheveux, ils me chatouillent le nez quand tu dors. Cette odeur envoutante, mais sans le goût si tu le demandes, qui m’étourdis de toi si loin là-bas. Comment tranché cette distance, quel est en fait la différence, toi ici ou toi ici, quel des parties tu n’as pas comprises. C’est en tête que je m’entête à te garder ou à te regarder. Impossible d’y parcourir ton sourire, car lui seul s’estompe sans moi. J’ai pensé seul, trop longtemps, j’ai attaché à mon lit par de petites ficelles tes ailes, celle que tu portes si fièrement, celle qui me rappelle que tu planes au-dessus de moi avec tant de perfection que tes imperfections trompent mon oeil. Me briseras-tu le coeur, le corps, ce qu’il en reste? Je n’ai peur de rien, je me suis permis de rêver, un peu grâce à toi, mais cesse de tourner. Cesse de tourner sans cesse, cette valse que l’on n’a jamais dansée, où la tête nous tournais sur un air de champagne et où la nuit était à nous deux. Cesse de m’irriguer sans cesse, mon coeur battant plus rapidement, mon sang projeter aux cinq continents. Arrête encore tes yeux dans mon cou, tes lèvres sur ma joue et ta peau qui calme la mienne dans sa quête lointaine qui ne fait qu’apaiser un instant cette ferveur. Les sens ont quelque chose que les souvenirs ne calment pas, patiemment je subirais encore cette distance.