Je te jure, ta cadence indécente est aussi prévisible que risible. Comme un tango argentin fait par des débutants, tes pas sont comptés, mais la passion n’a pas encore monté. C’est maladroit, drôle et presque innocent à la fois, qu’il y est juste toi qui ne t’en aperçoives pas. Tu as le tempo, mais tu ne manques pas d’air, un deux trois, un deux trois, d’une valse que ne durera pas. Sur mes pieds tu marches, mais tu dis que ce n’est pas toi et quand mon coeur tu arraches, est-ce que ce n’est toujours pas toi? Et la vie, cette symphonie si finement orchestrée, suis-je le seul à détecter cette note si malhabilement jouée, cette note qui se joue contre toi, cette note vile et malsaine qui se cachait en arrière-scène. Si le mensonge est malhonnête, la preuve est faite que l’omission l’est tout autant, à force de ne pas vouloir mal paraître, le silence est souvent bien plus dense que l’on pense. Cette mélodie serait-elle aussi belle si j’omettais le Si à mesure que je joue? Si je peux sentir ta peau à des milles d’où je suis ne crois-tu pas que je peux subir les gestes omis et incompris? C’est une larme bien douce que le sel à quitter, qu’un petit peu d’eau qui fera me rappeler, combien, oh combien de lunes j’ai vues passée, doucement glissée dans ce ciel étoilé. Le silence fera son oeuvre, on fera comme ci, ça tiendra quoi, une autre lune encore, qui sait peut-être plus, où tous deux en silence on saura, mais où tu douteras.
Mal-o-dit
11 01 2012Commentaires : 2 Comments »
Étiquettes : Amour, Femmes, passion
Catégories : Colère, Douleur, Solitude, Tout gris, Troubles
Tout est parfait
11 01 2012Hier, je me couche à 22 h, je me lève à 4 h, mon 6 h de sommeil est fait, la nuit est faite. Je tourne d’un bord, je tourne de l’autre, je tourne dans mon lit sept fois avant de me lever. Il est trop tôt, même le soleil n’a pas pensé à se lever. Sur internet, je Google, Facebook, WordPress, StumbleUpon, mais rien ne se passe encore. Le tour est fait rien ne va plus. Jus d’orange, douche, habille, chat, mais n’habille pas le chat, sort dehors, trop tôt, rentre à nouveau, trop froid. Change de manteau, je m’assois parce que trop tôt, je finis par avoir trop chaud, je sors je serai tôt au boulot. Je me branche sur mon radio, plus rien n’existe, le temps en suspend et que moi qui subsiste. Déjà arrivé, je dois traverser, Métro, boulot… café chaud à mon bureau. La journée file, les problèmes défilent, je suis en contrôle et même parfois drôle. Midi tapant, je sors en courant, j’ai perdu ma coiffeuse, elle m’a laissé une note sur la porte, déménagée ailleurs. Je vais ailleurs, je la retrouve, enfin une pause, cheveux dans l’eau, je n’ai plus envie de rentrer au bureau. L’après-midi plus de folie et finalement quatre heures et demie, je suis parti. Métro, radio, maison, chat, mange (mais ne mange pas le chat), musique. Il fait calme, surtout dans Facebook, Google, WordPress, StumbleUpon, tout est encore là, personne n’a parlé, j’ai l’impression d’être seul, en fait je suis seul. J’accroche ici, un peu de ça et là des mots d’une journée typique, sans importance, vécu en solitaire un mercredi soir (on peut prononcer souaire pour que ça rime). Je me suis fait à manger, je suis prêt à aller me coucher, j’ai entendu la mer, on est vraiment mercredi soir. Tout est parfait… J’ai eu cette discussion souvent, avec beaucoup de gens qui me disait, « La perfection, ça n’existe pas! ». La perfection existe, j’ai eu une journée parfaite, avec ces hauts et ces bas, des perfections et des imperfections, des qualités et des défauts, des satisfactions et des déceptions, l’importance de cet équilibre, être simplement adepte de cette vie qui n’est pas parfaite, tout ça la rend justement… parfaite.
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Étiquettes : satisfactions, Vie
Catégories : Bonheur, Solitude