Je n’étais pas là

4 02 2012

Cette semaine tu m’as appelé, bouleversé dans mes idées je n’ai même pas su t’écouter. Trop concentré à me rendre triste d’un travail qui commence à m’écoeurer, je n’ai pas entendu les mots que tu étais en train de me prononcer. Il me fallut au moins deux jours, deux nuits, avant de comprendre ce qui se passait dans ta vie. Dois-je maintenant t’appeler chez toi ou chez lui? Seras-tu encore dans cette routine à voyager, entre un amour impossible et ce havre de paix. Un message chez toi je laisserai. La distance de ces phrases que tu as prononcées avec une grande tristesse me touche aujourd’hui, je l’écris ici, car tu sais, parfois les mots me manquent même si tu m’as fort encouragé dès la tendre enfance. Le mot me manque, ceux qui sont capables de résonner hors de moi. Cette semaine quand tu m’as dit que c’était finit, je n’ai pas eu d’empathie, trop pris par ma petite vie. Aujourd’hui, je cherche les mots, pour te dire ce qui me vient à l’esprit, comme si maintenant j’avais compris. J’ai déjà dit qu’on ne voulait pas dire à nos parents ce que l’on n’aimerait pas entendre nous raconter, mais aujourd’hui c’est simplement dans mes bras que j’aimerais te prendre. Consoler cette peine liée à une décision qui est vraiment la tienne. Les temps seront peut-être plus gris dans les jours qui auront suivi. Mais sache que je t’aime en vie, les années passent si rapidement et je n’aurais pas aimé que tu les passes dans une tristesse plus profonde, à vraiment apprécier que deux jours sur une semaine complète. Sache que ta vie t’appartient et que même si je n’ai pas montré de soutien, je suis là pour toi. Sache que le plus beau de la vie, il n’y a que toi qui l’écris.


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