La nature

13 02 2012

Froid, mais soleil, lundi, mais fini, cette journée n’en est qu’une autre de passée. Quelle journée, remplie de rien et de tout, remplis d’un esprit un peu flou, incompréhension de ce qui se passe vraiment, mais tout semble couler doucement. Je n’ai vraiment rien à rajouter, j’ai posté une petite histoire qui dormait sur le portable, j’en ai d’autres encore. Je me cherchais simplement un prétexte pour partager ceci, je suis pas trop bon dans les introductions, alors les voici… ah oui! j’oubliais, ce soir je marchais, c’est ce qui jouait, le monde peut bien attendre quand j’entends ceci, ou que je n’entends pas cela… Moi j’aime ça…

 





Petit animal

13 02 2012

Ce petit animal ne dort plus. Incapable de saisir ce qui se passe, il danse seul sous un soleil écarlate. Dans ses yeux secs et bleus, c’est le ciel que l’on peut voir. Encore une autre nuit où il dormira le ventre vide. Il danse pour passer le temps, pour ne pas s’enliser dans des idées plus noires encore que cette nuit dans le désert, sept nuits dans le désert. Il fait froid tout autour et jamais le sens de ce qu’il fait n’est remit en question, il est seul et le ventre vide, tout s’explique, la folie est présente, mais lui ne l’est pas complètement. Dans un mouvement soudain il se tourne vers le grand cactus qui semble imité ces moindres mouvements, le bras dans le vent et les cheveux ébouriffés, son seul point d’ombre ne cesse de se déplacer. Comme pour compter les heures, dans une lente rotation, ce n’est pas son corps qui détourne les yeux, mais ses yeux qui ne font que suivre le soleil. Le petit animal a tenté d’en faire autant, mais c’est près de ce cactus qu’il s’est retrouvé. Lui qui voulait avoir un peu de piquant dans sa vie, il fut servi. Sa danse n’a pour but que de ne pas se bruler les pieds, bien que l’instinct de survie existe, l’instant de surplace jamais ne passe, tant que le soleil haut dans le ciel reste. Son corps qui doucement se dessèche, l’effet du temps et d’un manque d’eau flagrant. Et si je m’arrêtais, un instant seulement pour voir ce qui se passait, mais jamais il ne cesse. Les pieds dans l’ombre il fait toujours un peu moins chaud que dans l’espace où le cactus ne le protège pas. Épuisé d’une fin de journée mouvementée, une partie du cactus lui est réservé. Adosser à une partie sans épine il peut se reposer, jusqu’à ce que l’air frais l’endorme et que le froid le réveil à nouveau. Il ne dort que très peu et à découvert qu’il pouvait boire à son ami. Il est un peu pris dans par cette dépendance, car l’horizon ne lui laisse que du sable comme destination. Il n’a pas cessé de rêver et crois qu’un jour il repartira, au risque de sa vie il croit bien qu’il devra partir la nuit, car s’il ne part pas la nuit, son chemin sera pour lui fatal. Il s’est rendu seul dans ce désert et c’est pris au piège. Ces rêves ne l’ont pas abandonné. Chaque jour, un peu plus, il regarde au loin, quelle direction sera la meilleure, l’horizon est si vaste et à force de tournoyer, il ne se souvient plus d’où il vient, si son chemin le ramenait à son point de départ, serait-ce une mauvaise chose?