Ton absence

4 02 2012

Tu existes. Si je ne le savais pas, la vie serait parfois plus simple, mais maintenant je le sais, tu existes. Tu es là, quelque part, et je n’ai droit qu’à des mots ici et là qui me rappellent que tu es bien là. Chaque jour des pensées s’envolent à ton égard, sans que je comprenne comment, ni pourquoi, mais tu restes là. Si je ne savais pas, si je ne m’étais jamais arrêté à scruter ce que tu es, d’abord au loin, mais pas très longtemps, car tu t’es approchée, tu étais près, beaucoup trop près pour ne pas sentir ton existence. Comme un rêve récurant tu t’es ajouté à ma vie, doucement, comme s’installe la chaleur au printemps. Je ne comprends pas pourquoi ton existence a tué bêtement mon indifférence, dès le premier soir où tes yeux se sont reposés dans les miens, un instant simple qui m’a fait du bien. Aujourd’hui, je suis là, à te chercher du regard, à ne t’avoir qu’en pensée, à ne jamais te retrouver. Tu retiens sans cesse ce qui te parle aussi, sans le comprendre et c’est ainsi que jour après jour, il se ressemble tous, je scrute l’horizon dans l’espoir de toi. Cette planète non découverte où je foulerais le sol pour l’éternité, simplement pour découvrir qui tu es. Me laisserais-tu te raconter tout ce que j’ai et m’étendre sur ta surface et y faire fondre cette glace? Ton vent caressera-t’il mes cheveux les matins frais où rêvassant de toi tu me signifiais par ce geste que tu étais encore là? Tu seras toujours là, car je sais que tu existes, mais tu sais ce que je trouve le plus difficile dans tout ça?





Je n’étais pas là

4 02 2012

Cette semaine tu m’as appelé, bouleversé dans mes idées je n’ai même pas su t’écouter. Trop concentré à me rendre triste d’un travail qui commence à m’écoeurer, je n’ai pas entendu les mots que tu étais en train de me prononcer. Il me fallut au moins deux jours, deux nuits, avant de comprendre ce qui se passait dans ta vie. Dois-je maintenant t’appeler chez toi ou chez lui? Seras-tu encore dans cette routine à voyager, entre un amour impossible et ce havre de paix. Un message chez toi je laisserai. La distance de ces phrases que tu as prononcées avec une grande tristesse me touche aujourd’hui, je l’écris ici, car tu sais, parfois les mots me manquent même si tu m’as fort encouragé dès la tendre enfance. Le mot me manque, ceux qui sont capables de résonner hors de moi. Cette semaine quand tu m’as dit que c’était finit, je n’ai pas eu d’empathie, trop pris par ma petite vie. Aujourd’hui, je cherche les mots, pour te dire ce qui me vient à l’esprit, comme si maintenant j’avais compris. J’ai déjà dit qu’on ne voulait pas dire à nos parents ce que l’on n’aimerait pas entendre nous raconter, mais aujourd’hui c’est simplement dans mes bras que j’aimerais te prendre. Consoler cette peine liée à une décision qui est vraiment la tienne. Les temps seront peut-être plus gris dans les jours qui auront suivi. Mais sache que je t’aime en vie, les années passent si rapidement et je n’aurais pas aimé que tu les passes dans une tristesse plus profonde, à vraiment apprécier que deux jours sur une semaine complète. Sache que ta vie t’appartient et que même si je n’ai pas montré de soutien, je suis là pour toi. Sache que le plus beau de la vie, il n’y a que toi qui l’écris.