Il ne me reste que des mots, des sons des fois qui ne sont pas vraiment là. Le bruit de tes pas, mais ce n’est jamais toi. Il ne reste que moi, solitaire, triste de cette pierre qui doucement s’éloigne, cette pierre qui avait composé mon coeur, m’avait protégée tant d’années. Il reste que moi, déplacé, maladroit, je ne sais jamais pourquoi. Je suis des innocents qui prennent leur temps, ceux qui croient en l’amour, la romance et qui ne sont jamais sorti de leur enfance. Par chance! Je regarde devant, derrière, difficile de savoir d’où je viens, où je vais, car il n’y a rien. Je n’ai pas laissé cette trace par tant de gens désirés, je n’ai pas fait les contours de ce qui pourrait être une direction, un sens unique à ma vie. Ce lointain désir qui revient sans cesse… j’avais sept ans, garçon de peu de mots, je les utilisais déjà. Brouillon à la maison, brouillard en tête, ça me donne le cafard, plus rien autour ne bouge, je ne peux plus être étourdi, je ne veux plus être étourdi. J’ai un pas devant à faire, le sol y sera-t-il solide? Inutile d’y penser, je me lance, j’avance, il me reste que mes mots, je ne peux pas tomber de bien haut.
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