Avec mes ongles, j’ai creusé un trait dans la peinture, un trait de plus qui me fait dire qu’il y a longtemps que je suis là, seul, enfermé. Je ne sais pas si j’ai envie de les compter, je sais simplement qu’il y a un bon moment que je suis là. Peut-être que je n’ai rien compris, je n’aime pas faire comme eux, dehors, prétendre que tout va pour le mieux, prétendre que c’est différent, qu’on s’étourdit et qu’on oublie. C’est comme de mettre un baume sur la douleur, un peu d’alcool, un peu de fumée pour échapper à ce que l’on a créé. Je me suis retiré, simplement pour me reposer et ça ne marche pas, pas totalement, pas comme je l’aurais espéré. Rien ne s’efface, rien ne disparaît vraiment totalement avec le temps. J’aurai beau repeindre mon mur, les traits que j’y ai gravés resteront en ma mémoire, me souvenir que j’ai tenté d’effacer des mémoires, en marquant le temps lentement. J’ai fait tout l’inverse, j’aurais du simplement faire comme tout le monde et m’étourdir, pour oublier, me rendre compte que le temps à passer et pas moi, je ne suis pas passé pour autant. Rien n’y fait, rien ne passe, accepte, ravale, tait ce que tu désires. Je suis tombé, encore une fois, et la bête vient me protéger encore une fois. Cette bête qui par désespoir fonce sur son reflet, histoire de répéter et tenter de comprendre encore ce qui lui fait tant mal au corps. Sans le savoir, la bête tue doucement l’homme à grand coup de vacarme dans l’âme, jusqu’à ce qu’il se tût. L’homme derrière là bête ne peut plus subir ce qu’on lui afflige et de désespoir crie, ne réveillant seulement encore un peu plus la bête. La blessure saillante prend son temps à passer dans l’oublie et la bête fait son chemin… doucement.
L’un ou l’autre
9 04 2012Commentaires : Leave a Comment »
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L’esprit variable et les idées avariées
9 04 2012C’est comme un mystère, tantôt je vais, tantôt je ne vais plus. Une sorte de cercle, un peu vicieux, un peu à l’image de celui qui l’a créé. J’ai l’esprit variable, d’heure en jour, de jour en semaine, j’attends que ça passe. Je suis aujourd’hui comme la température, plus gris qu’hier, mais sans raison particulière. J’ai les idées avariées comme ces fruits trop mûrs que l’on a laissés se putréfier. Je jette, je tente de jeter, je retourne dernière et ramasse encore ton corps délavé par cette pluie gelée. L’odeur se raréfie, je suis au bout de cette route, un précipice et cette envie de changer me troublent, un vague souvenir. Je perds le sens ce de ce que j’ai toujours voulu, comme inatteignable, mes doigts s’accrochent quand même au rebord, un instant encore. Comme cette main qui ne viendra jamais me secourir, l’idée en fait me vient te laisser mourir. Le temps passe tu sais, le temps passe et laisse sur mon visage ses rides creusées par mes larmes et de vieux sourires. Je n’ai plus la force d’espérer. Je n’ai plus l’imagination pour te retenir, encore, un instant, près de moi. Je t’ai tout donné, tout ce qui restait de mon coeur malmené par le passé. Sensible, tout me touche et me transforme.
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