C’est comme un mystère, tantôt je vais, tantôt je ne vais plus. Une sorte de cercle, un peu vicieux, un peu à l’image de celui qui l’a créé. J’ai l’esprit variable, d’heure en jour, de jour en semaine, j’attends que ça passe. Je suis aujourd’hui comme la température, plus gris qu’hier, mais sans raison particulière. J’ai les idées avariées comme ces fruits trop mûrs que l’on a laissés se putréfier. Je jette, je tente de jeter, je retourne dernière et ramasse encore ton corps délavé par cette pluie gelée. L’odeur se raréfie, je suis au bout de cette route, un précipice et cette envie de changer me troublent, un vague souvenir. Je perds le sens ce de ce que j’ai toujours voulu, comme inatteignable, mes doigts s’accrochent quand même au rebord, un instant encore. Comme cette main qui ne viendra jamais me secourir, l’idée en fait me vient te laisser mourir. Le temps passe tu sais, le temps passe et laisse sur mon visage ses rides creusées par mes larmes et de vieux sourires. Je n’ai plus la force d’espérer. Je n’ai plus l’imagination pour te retenir, encore, un instant, près de moi. Je t’ai tout donné, tout ce qui restait de mon coeur malmené par le passé. Sensible, tout me touche et me transforme.
Laisser un commentaire