Il y a longtemps que je n’ai pas mangé, à ma faim, pour me satisfaire de ce que l’on appelle l’instinct. J’ai le ventre vide, qui joue une fanfare étrange, avec le temps ça me dérange. J’espère, je regarde, je ne vois rien. J’ai l’esprit lousse à l’air libre et rien ne vient, car je ne vais pas. L’appétit grandissant et rien n’a me mettre sous la dent. Je devrais me munir d’un filet, un grand filet pour partir sur la pleine et cueillir des papillons. Je n’ai rien mangé et les lunes ne font que passées, une à une sans s’arrêter. Cette solitude à vomir, mais le ventre trop vide pour l’accomplir. Je pense au passé et regarde devant, je devrai sortir dehors, car ils ne viendront pas dedans. M’ouvrir la porte et me laisser aller, je crois que la faim j’ai assez enduré. J’ai vraiment envie de manger des papillons.
Manger des papillons…
28 07 2012Commentaires : 3 Comments »
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Les arbres immobiles
8 07 2012Je me suis battu, sans être vraiment blessé, je sors un peu de ce qui a été une pause, un arrêt sur image, l’aiguille qui touche le E et je croyais qu’il restait encore au moins 20 kilomètres. J’ai fait fausse route? Non, le temps d’un simple arrêt, je me retrouve là, dans la même voie que j’ai empruntée, choisie. Les arbres ne vont plus à la même vitesse lorsque le moteur est arrêté. On regarde dehors ou on sort, le ciel si vaste n’est que prometteur, un vent frais sous un soleil chaud, de folles idées parcourent ma tête, une saine folie sur une scène statique. Je respire l’air qui transporte une odeur de bois brûlé, la réconfortante nature, je me devais d’arrêter, tout allait beaucoup trop vite, un arbre, ça ne bouge pas vraiment.
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Glissant
8 07 2012Elle ne le savait pas avant de commencer à courir que le plancher était couvert de lames de bistouri, peut-être était-ce parce qu’il faisait noir et que la bête qui la suivait avait vraiment faim. La peau de ses pieds se détachait comme la peinture sur le mur de la vie qui laisse tomber ses ans. Le résultat allait finir par être le même, elle se disait qu’il valait peut-être mieux tenter de s’en sortir que de se laisser abattre là, après tant d’efforts, son corps ayant subit autant de souffrance, il ne restait que quelques mètres à sa vie, à ce qui restait de la distance qui la séparait d’un but ultime, celui qui semblait maintenant le seul en vue, en vie, mourir. Souhaitant que le temps, le sang de ses pieds, de la peau qui se détachait, ralentirait l’élan de la créature qui la suivait, une sorte d’entrée, de hors-d’oeuvre, de chance qui aurait pu lui sourire un instant, un dernier instant. Ses pieds visqueux devenant de plus en plus glissants n’étaient pas là pour l’aider, elle s’étala de tout son long sur le sol, emportant en elle toutes les lames sur son passage. Seule dans le noir, le temps n’était pas le bienvenu pour pleurer, ses blessures ouvertes lui donnaient simplement cette envie. Dans le silence, enrobé seulement du respire de son assassin, un souffle bruyant sur sa nuque, un liquide qui semblait être un mélange de salive et de sang, elle ferma les yeux dans l’obscurité.
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Le calme dans la tempête
1 07 2012C’est le désert presque aride, 2012, et je n’en suis qu’à la moitié. Une année où mes choix semblent vides de sens, où mes choix cassent lentement mes dépendances. J’ai mes condoms qui expirent avant les aspirines, je crois que c’est un signe. Signe que la solitude s’est installée. Je n’ai plus de muse, je n’ai plus de mot. J’ai pensé que c’était le cas longtemps, mais doucement je sens un mouvement d’inspiration sur lequel je tente de mettre le doigt. Parfois souvenir, parfois avenir, je me surprends à penser à toi. Avant j’écrivais, je donnais signe de vie quand une pensée traversait mon esprit et que tu l’habitais. Maintenant je tais mes envies, je fais silence simplement pour que le temps passe et voir ce que ça change. Je tente de mettre le pied sur une roche au milieu d’une rivière où le courant est fort et peut m’emporter. Je n’ai pas peur, soudainement, ou comme toujours, je n’ai pas peur de rien. La mort, la maladie, la vie, rien ne m’effraie vraiment. Je marche sur une corde raide, dans un emploi qui est nouveau pour moi, je regarde en bas, c’est haut, des fois j’ai même envie de sauter. J’ai cette profonde envie de faire du bien aux gens et je ne trouve rien pour me satisfaire, rien dans ce que j’ai choisi, même en disant juste avant que mon domaine m’ennuyait. Je ne veux pas sauver le monde, mais aider, ici tout près. Je veux faire attention à moi aussi, mon corps peut-être, mais surtout ma tête, que je tente d’endormir d’une souffrance qui ne se veut que d’inaction, d’insatisfaction. J’ai la statique qui fait du bruit de fond sur mon être. J’ai besoin de créer, de me sauver un peu de ce que je vis. L’écriture c’est un peu comme les voyages, ça nous permet de quitter maintenant pour y revenir plus tard. J’ai une connaissance qui a fait Compostelle, j’ai regardé « The Way » qui traitait du même sujet, je crois que je suis dû pour m’asseoir dans mes cahiers.
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