Candeur pluvieuse, j’ai marché sous toi. Je ne me souvenais pas comment tu étais rafraîchissante. Je ne me souvenais pas non plus que c’était la première fois que j’y marchais vêtu, trop vêtu pour pouvoir t’apprécier. L’insouciance comme seule partenaire, j’allais doucement, écoutant ce que tu me chuchotais à l’oreille. Il y a longtemps que je ne t’avais pas vu douce amie. J’aimerais bien que tu passes plus souvent, c’est si inspirant, dans le temps où à l’abri tu venais simplement voir ce que je faisais, à l’improviste, sans vraiment t’annoncer, exactement comme maintenant. Mes cahiers seront mouillés, ce sera de ta faute, mais ils en ont vu d’autres. Je m’assoirai, pour regarder passer le temps, caresser par le vent, tu te souviens comme avant. D’un déluge d’idée, tu m’as encore inondé. Je ne me suis pas pressé, j’avais la vie devant moi et l’eau qui montait autour de moi. Ta présence me fascine, assis au fond de cette piscine, ayant enfin compris cette fois, mais six pieds d’eau au-dessus de moi.
Candeur pluvieuse
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Quand tu t’abandonnes
5 08 2012Quand tu t’abandonnes, fragile, dans mes bras agiles, le monde s’arrête pour te regarder. Loin tu te gardes loin de moi, tu te joues de moi, comme on joue du violon sans en prendre de leçons. Puis tu faiblis avec le temps, tu trouves cette note qui attire mon attention et tout doucement tu glisses ta peau nue sous mes draps. Tu es belle, mes yeux se posent sur toi, douce, dépourvue de tout ce que tu t’armes contre moi. Je sens ta chaleur et ton odeur pour m’en imprégner, pour ne pas oublier. Mes yeux rivés sur toi, je vendrais mon âme pour figer cette image de ton corps encore et encore. Mais ce monde n’existe pas, j’y ai cru, un jour, mais il n’existe pas. Tu n’as pas retrouvé celui qui t’accueillait bras ouvert, yeux fermés, car le temps a passé, j’ai changé. J’étais encore bien, c’était encore beau, j’avais la tête en trop. En trop pour toi, mais pas assez pour te repousser, car tu le sais, je t’ai aimé. Ma vie vide te laisse de la place dans mon lit vide. Le reste, tu n’en as pas voulu, je suis trop souvent resté en plan sur un fil qui ne présentait que le vide où je me suis trop souvent lancé. Je choisis aujourd’hui la place que je laisse dans ma vie et le volume diminue comme une chanson qui termine. Je dois changer d’air, ça sent trop toi autour de moi, comme une vieille rengaine.
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Dans le temps
5 08 2012On donne une symbolique vraiment à ce que l’on veut. Brel chante le temps, je me rends compte que mes premiers articles datent de juillet 2008. Et le temps qui passe me glisse entre les doigts, les mêmes manques, mais certains résorbés par les décisions que j’ai posé. On ne contrôle pas, mais on peut tout de même choisir où on a mal. Probablement que la voix de mon père a résonné dans mes oreilles, longtemps, je me souviens, pleurant sur mon lit à un retour du travail, me disant… « Si tu ne l’aimes pas ta job, trouves-en une autre! » si simple, si difficile en vieillissant, on s’empile des responsabilités et des engagements dépourvus de sens qui nous lient faussement à des emplois qui nous rendent la vie pénible. Maintenant mon travail ne me gâte plus l’esprit. Quatre ans sont passés depuis la naissance de Scarecrow… pseudonyme que je me suis attribué sans oublier qui j’étais. Je ne fais pas encore partie de la balade des blogues morts, je m’agrippe solidement simplement parce que sans les mots je ne suis plus. Des projets plein la tête, j’attends toujours ma muse, peut-être un autre faux espoir sur une vie remplie d’illusions, de rêves et d’expériences. Peut-être me suis-je trompé en cour de route, peut-être devrais-je jeter mon être dans ce qui m’a toujours suivi, poursuivit, mes idées, mes rêves et mes écrits.
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