J’imprime la déprime sur des circuits imprimés, minuscule et collée, par millier. Mes mots s’entrecoupent et se découpent comme les poignets de mal aimé. Je colle au silence, comme une virgule qui s’étire, je ne sais plus trop sourire. J’ai le point trop final, trop jeune, trop lourd, je serre les poings et je vomis à mon tour. Tout est trop calme, tout est trop lourd, toute l’insipidité d’un être âcre qui jette l’encre devant une page blanche. Les nuages sont plus noirs que mes pensées, mais la mer beaucoup moins trouble. Je m’arrête sur le quai, j’ai oublié de partir. On ne m’a pas attendu, on ne m’a pas demandé si j’allais, où j’allais. Si on me l’avait demandé, à cet instant précis, je n’aurais de toute façon pas su quoi répondre. Le résultat aurait été le même, je suis là. Les saisons s’enfilent, l’une derrière l’autre sans un mot, seul l’extérieur peut vraiment nous dire où on en est. Et même là, même la température ne semble plus sûre de ce qu’elle est. Je me suis assis au milieu de cette glace, au loin, le plus loin de cette ville, dans laquelle je ne ferai plus surface. J’attendrai patiemment que le temps change, que la glace me cède sa place.
Merci et content que tu t’y retrouves ! Bonne lecture et merci du commentaire !
Bravo, je viens de découvrir ton Blog…et je me retrouve en partie dans tout ce que tu racontes…comme si un miroir me reflétait une autre image de moi inconnnue! Donc, volà une abonnée de plus! Bon mercredi.