Pour toujours

7 05 2014

C’est arrivé un jour, comme ça, je venais d’arriver ici, ou là, qui sait, mais j’étais nouveau, c’est clair. Je faisais mes choses, comme un professionnel, comme je peux, tu sais, comme je suis. Je ne t’ai pas vu ce jour là en fait, probablement intrigué par la voix, probablement intrigué par les mots, qui sortaient, un à un, avec une précision tranchante, intelligente, professionnelle. Je suis allé me balader, te chercher, te trouver, oh oui je t’ai trouvé, je me suis présenté, émerveillé. Des fois, la peur, ça fait gelé, quand on c’est abandonné dans le passé, la passion piétinée par la déception, j’ai ralenti, arrêté, avec cette envie de continuer. Donne-moi le temps, donne-moi la chance, ai-je réagi trop tard, quand toi tu voulais faire un voyage d’une vie avec moi, que je me suis caché dans mon coin, que j’ai regretté en fin. Le temps est passé, j’avais envie de t’avoir là, te savoir là à mes côtés, comme au début, comme ce jour-là. Je te sais, je te sens, c’est viscéral, j’ai envie de toi, j’ai envie de moi, j’ai envie de nous. J’ai envie de t’entendre me dire, à l’oreille que tu souffres du même mal, que tu m’aimes du même amour, que ce jour-là existe encore. Je ne veux pas voir la fin, pour moi, quand j’ai baissé les bras devant ce que je défendais, devant moi, pour m’abandonner à toi, t’ai-je effrayé? J’ai attendu des mots, des phrases, des heures, voire des mois à espérer que toi, que tu ne viennes, que tu me dises, que tu te souviennes, de ce jour-là. Aujourd’hui, je m’accroche, je t’aime, je pense à toi, je pense à ce jour là. Ce jour-là, qui je croyais être pour toujours, encore, hier, aujourd’hui et demain, un jour sans fin où je te voulais dans ma vie, sans voir le bout, avec l’innocence de l’enfance, un mot qui est resté pour moi, pour toujours… Ce jour-là, c’est aujourd’hui, mais aussi demain.