J’ai marché, droit devant, sans comprendre vraiment pourquoi. J’ai marché en attendant d’atteindre ce que je voulais pour toi. J’ai mis pour une dernière fois, mon masque de quidam, pour disparaitre en silence, pour te laisser cette chance. Encore une fois, sans savoir vraiment pourquoi, l’évidence s’est présentée, le temps d’une danse, le temps d’oublier, de m’étourdir et de t’aimer. Mes pieds ne touchent plus terre, mais je dois me taire. Un sacrifice de fou pour encore te plaire. Une illusion nocturne, qui est qui, les mensonges sont toujours les mêmes et ils les entretiennent, non par amour, mais par habitude. Je veux du vrai, je veux, toucher le coeur de mes doigts, sentir cette chaleur qui lui font perdre sa cadence, je veux dormir près de toi. Demain ne sera différent en rien, car le silence règne, comme ce roi muet qui me pointe du doigt, ordonnant au bourreau de laisser tomber la lame sur mon cou, mes yeux rivés sur ce dernier, mes yeux rivés sur ma propre image.
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