À quoi tu joues?

24 06 2014

« À quoi tu joues? » que je lui ai demandé, avant qu’elle ne se mette à tourner sur elle même, nue, étant dans son bras et son doigt devant, venant de se lever promptement du lit dans lequel elle dormait à ses cotés. « À quoi je joue hein? Mais je ne joue à rien! » ne cessant sa ronde, les yeux un peu fous, les yeux un peu flous. J’étais pourtant là, à côté, quand ils se sont regardés, pour la première fois. Comme un tableau dessiné, moi je les regardais, mais eux ne me voyaient pas, encore une fois. La rage me brûlait, me consumait en dedans. Je n’osais plus bouger, ne pas faire de bruit, simplement regarder jusqu’où ça pouvait aller. Les têtes se rapprochant, mon coeur s’arrêtant chaque fois, un peu de battre pour elle, puis reprenait, simplement pour la haïr davantage. Flash, je suis là à côté, dans le même lit, dans de beaux draps, où les mouvements ne laissent rien deviner, car ils ne sont que là, bien réel. « À quoi tu joues? » que je lui ai demandé, sans désir profond de le savoir, trop blessé, trop brisé par l’instant, partant, me réfugiant, seul, encore. Mes larmes coulant sur mes joues, ne voulant plus d’explication, ne voulant que le silence, le coeur déchiré, mais pire encore, l’être réduit à néant, vide et vivant. J’ai crié « Nooooon! » et ça m’a réveillé, les larmes coulaient pour de vrai, c’était comme un rêve, mais en vrai.





C’est comme hier

8 06 2014

C’est comme hier, mais aujourd’hui. Dans tes bras j’ai envie de m’oublier. Je n’ai envie de personne, je n’ai envie que de toi. Les yeux sur une rive, les vagues sur la mer, dans tes cheveux, je sourire au quoi des yeux. Ta main sur la mienne, le vent qui tourne doucement les pages de ce paysage. Le chant des oiseaux, le chuchotement du silence, le cri de mon amour, qui caresse doucement ton visage de mon regard. Je t’aime, mais j’erre, à chercher comment et pourquoi, à chercher où tu es cette fois. Nos corps s’enlacent en silence, mais non sans soupir, désir, plaisir, puis au matin je pleure de te voir partir, encore, une fois, reste avec moi. Je t’attendrai sous les draps frais, ici, ailleurs, partout où tu voudras me trouver. Je rêve encore, de ta peau chaude contre la mienne, d’un baiser humide sur mes lèvres, de ton doux rire au creux de mon oreille. C’est comme hier, je t’aime toujours autant, je m’ennuie plus souvent, et j’erre en attendant.





Je rêve parfois…

1 06 2014

Je rêve parfois de me réveiller dans tes bras. Ton coeur, ton corps ne répondant qu’à mes mouvements, lentement, doucement. Je rêve parfois que tu m’acceptes comme je suis, comme j’accepte ce que tu suis, ce que tu es, ce que tu veux que l’on soit. Je rêve parfois, que ce soit la première fois qu’à nouveau tes lèvres se déposent sur les miennes, que ton corps tu ne retiennes, de ne faire qu’un avec moi, te souviens tu de la première fois? Je rêve parfois, seulement pour un moment, que je trouve celle qui s’approche de moi, doucement, en se foutant du temps, du printemps, un doux moment, près de mon ouïe, j’entends les mots qu’elle me dit. Je rêve parfois, par moment, par étape, car tout ne peut arriver en même temps, il faut savoir se donner le temps. Je rêve parfois, d’aller chez le libraire du coin, faire le tour de tout le magasin, et de me retrouver là, sous tes yeux, simplement parce que c’est toi qui m’inspires et que j’ai eu les mots pour le dire. Je rêve depuis toujours d’avoir les enfants que j’aimerai d’amour, que je n’ai jamais eu, de tout ce temps que j’ai perdu. Je rêve d’avoir les deux pieds dans le jardin, d’avoir les rides sur le visage et les mains, de sentir la terre et sa moiteur, puis ta présence. Je rêve encore, d’avoir les pattes d’oies sur le coin des yeux, parce que tu m’auras trop faire rire, tu le sais que tu le peux. Je rêve de mourir en paix, dans l’amour de ceux qui me sont près, en sachant que lorsque je fermerai les yeux, tu me diras doucement… je t’aime mon vieux.





Ta peau, ma belle

1 06 2014

Quand ta peau m’appelle, je ne réponds plus de moi. Mon âme au diable pour une parcelle de toi. Mon être ne se pose plus de question, mon corps penche dans ta direction. Je dérive, dans ta direction pour ne pas te perdre de mon champ de vision, ton être que je dévorerais tout rond. Accrocher à ton sourire, ne penser que jamais son image ne va s’affaiblir. Hier j’ai rêvé de toi, tu revenais doucement vers moi. Je n’ai pas perdu tout ce qui était, tout ce qui sentait, tout ce que je vivais avec toi. Je me suis réveillé, les yeux mouillés, car tu n’étais plus là. J’ai rêvé, j’ai cru, j’ai souhaité encore et toujours ce mot, ce mot de toi tant de fois, ce mot dit maladroitement, parce que l’alcool t’avait fait autrement, sorti comme d’un rêve, est-ce la réalité ou mon imagination. Mais ta peau ma belle, la mienne s’ennuie de toi, son contact si soyeux, la chaleur que tu dégageais pour moi. Ta peau ma belle, l’image que j’en ai me garde avec cette sensation, de vivre encore un peu, de vivre pour de bon.