Comme prévu

14 08 2014

 

Dehors, le ciel s’assombrit, il choisit bien son heure. Je sors sur le balcon, m’assoir un peu, comme je le fais à cette heure à l’habitude ou quand il pleut. Sur ma chaise, j’attends, je sens le vent qui sent déjà la pluie, apportant les gros nuages gris avec lui. Tout ce passe très rapidement, la lumière est parfaite, un sombre clair, j’adore la pluie d’été. Quand le ciel se déchire, cela ne prend que quelques instants avant que l’averse ne mouille le bitume, le trempe, lui donne cette odeur humide, puis l’odeur du gazon, c’est agréable. Comme prévu, il pleut, comme prévu, au loin j’entends les castagnettes affolées de tes sandales préférées. Je t’entends toujours avant de te voir, je sais avant de te voir que c’est toi, je te sens dans l’air humide, je te désire de façon timide. Quand tu fais ton apparition dans mon champ de vision, mon coeur déjà emporter est soulagé de confirmer que je ne m’étais pas trompé, je ne me suis jamais trompé à ton sujet. Ta petite robe, qui laisse paraitre ta chair mouillée m’ensorcelle. Un début de poitrine, ton cou fin, tes bras délicats, le tout arrosé par la pluie qui colle tes vêtements à ta peau, c’est beau. Arrivé devant moi, tu te retournes brusquement dans ta course, tu me sais là, mais tu traverses chaque fois pour rentrer chez toi, disparaitre derrière ta porte, me laisser à mes rêves, à moi qui te désire en silence, dans la noirceur d’un orage d’été. De l’autre coté, je vois la lumière s’allumer, le contraste de clarté fait que je te vois par la fenêtre, te débarrasser de cette robe soleil, maintenant rebaptiser pluie. Pourquoi me laisses-tu voir ton corps, pendant que le tonnerre frappe encore, tu sembles même effrayer, et le rideau tu viens fermer.

 

Défi du jour : Par la fenêtre