J’ai vu qu’ils s’étaient mis ensemble, des années plus tôt, pour que tout cesse. Ça fera bientôt cinquante ans que les gens peuvent tuer leurs enfants et s’en sortir indemnes. Ici, c’est encore possible, quelques années, on les remet sur le plancher des vaches, on les prend en pitié, on les excuse. Je ne suis pas père, je ne suis pas mère, je suis un simple être humain qui ne comprend rien, peut-être bien. J’ai parfois du mal à comprendre, j’ai parfois le couperet facile, mais plusieurs têtes je ferais rouler. On amnistie les tueurs, en guise de pardon, pardon d’avoir volé la vie d’innocent, dont ils ont été reconnus coupable. Ma mère dit souvent que la vie c’est un présent, qui se vit maintenant, comment peut-on récompenser en graciant l’homme qui a tenu le couteau, le fusil, l’oreiller. On leur laisse la place, dans les prisons, dans nos vies, dans les rues où devraient courir nos enfants. Qui sommes-nous pour juger, qui sont-ils pour tuer. Vivent-ils de remords? Vivent-ils? Le 26 juillet 1976, ils ont aboli la peine de mort au Canada, protégeant beaucoup trop de criminels au profit des innocents. Aujourd’hui en 2014, il est rendu pratique courante, de baisser les yeux quand quelque chose ne nous plait pas, on a aboli de droit de se tenir la tête haute pour des convictions qui peuvent semblées barbares, mais qui sont bien souvent basées sur l’amour de la liberté de penser.
Défi du jour : Abolisionnisme