Bon appétit

30 08 2014

Marie venait de servir le repas à son mari, la main un peu tremblante, la voix aussi. Elle l’appela doucement et l’entendi s’en venir au loin. C’était jeudi, on mangeait du spaghetti. Marie se sentait bien seule depuis quelques mois, Jean, son fils, parti en appartement à Sherbrooke, faisait qu’elle était seul avec André. Avant quand Jean était là, elle avait un peu de repos, maintenant, elle n’arrête pas. Elle a placé de façon impécable tout ce qui se trouvait autour de l’assiette, dont le verre de vin vraiment trop plein de son mari, celui qu’il le voyait toujours à motié vide. Il faut dire qu’André n’avais pas trop de difficulté à s’emporter, pour un oui ou pour un non, pour des pâtes vraiment trop froide, un vin trop chaud, où le fait que ça femme s’habillait comme une pute à l’occasion, jupe trop courte, camisole trop serrée laissant sortir ses seins un peu trop à l’air libre, ou même un col peut-être un peu trop roulé à l’occasion. Elle connaissait bien les habitudes de son mari, elle savait que la journée du spaghetti, c’était toujours une difficile journée, elle savait que c’était pas a cause des pâtes mais bien plus à cause de ce vin rouge bon marché qui tâchait les levres. Il arriva et s’assi sans un mot, commença à boire le premier verre, la bouteille était prête, Marie vint remplir à nouveau. Il piqua dans son assiette avec sa fourchette, fit des ronds pour enrouler le spaghetti, se rendi compte que Marie avait couper les spaghettis en deux, ce qui lui rendait la tâche bien plus difficile, il grogna, reprit du vin. Quand Marie eu rempli le troisième verre, vidant la bouteille, il l’agrippa par le poigna, celui qui avait encore les trâces de sa main, il commenta l’état du spaghetti, il lui donna un coup de poing sur la cuisse, lui rendant la marche pour le cellier beaucoup plus difficile. Dans le cellier, Marie pensa, fatiguée, qu’elle aurait aimé avoir une vie différente, elle aurait aimé toujours avoir son fils, mais surement avec un autre homme, elle regarda la bouteille, qu’il réservait pour leur vingt-cinquième aniversaire de mariage, un an encore, ils l’avaient reçu lors de leur mariage. Un larme coula sur sa joue, elle l’essuya rapidement, il lui était interdit de pleurer. Machinalement, elle prit une bouteille, revenu dans la cuisine, en avançant dos à son mari, l’idée lui venu de l’assomer, de s’enfuir, mais elle savait bien qu’elle ne pourrait rien faire pas la suite, fugitive, elle ne pourait pas vivre ainsi. Elle ouvrit la bouteille, se retourna vers André, il remettait du parmesan pour une troisième fois sur ses pâtes. Son verre vide, il leva les yeux vers Marie qui le servi. Il porta rapidement la coupe à sa bouche et ses yeux s’illuminèrent, il savait. Marie lui a servit de cette bouteille qu’il gardait pour leur aniversaire, Marie ne buvait pas. Il toussota un peu, grogna, sa tête commença a enflée. Il tenta de dire quelque chose à sa femme, rien de sortait de sa bouche, rien ne rentrait dans ses poumons. Elle lui dit qu’elle avait oublié de faire l’achat qu’il lui avait demandé, son Epipen pour ses allergies. Marie ouvrit l’armoire, saisi un petit verre à vin, se versa un verre en regardant son mari tomber la tête dans son assiette. Elle porta le verre à ses lèvres et bu, trouva ça divin, attendit un instant encore, André ne boubeait plus, elle le renversa par terre de sa jambe qui faisait mal, pris le téléphone, sa voix paniquée et appela aux urgences.

 

Défi du jour : Spaghetti





J’ai vraiment envie

30 08 2014

Je crois que je suis passé à côté de moi hier sans le savoir, quand je me suis vu, je ne me suis même pas reconnu dans la glace. Il semble que j’ai un besoin de partir, de m’enfuir, de m’isoler, simplement pour me retrouver. vingts jours, vingt nuits, vingt textes qui ne parlerons que de moi, que de ce qui me manque, que de ce que la vie m’a laissé. J’ai besoin de faire le point, la barre, un trait. J’ai besoin de nouveau, de vieux, de moi et mes trente-sept ans. J’ai besoin de trouver un sens, une raison, des mots qui me réconforteront. J’ai envie de me retrouver, d’arrêter de m’oublier, de sentir mon coeur battre jusqu’au bout de mes doigts. J’ai envie de vivre, heureux, amoureux, je ne sais plus comment faire, je ne sais plus comment rire. Dans vingt jours je reviendrai changer, mais surtout moi-même.

 

Défi du jour : Oublier