Appétit

20 08 2014

Mets-moi la table, mets-toi sur la table, il y a si longtemps que je n’ai pas mangé, viens j’ai faim. De tes yeux qui me regarde, désir bruyant, désir fuyant dans ton regard, j’ai étendu la plus belle nappe, étend toi un instant, un petit moment. Les rideaux sont fermés, les lumières tamisées, la robe que tu es en train de porter ressemblent étrangement à un peignoir. Je l’ouvre pour entrevoir tes seins, fidèles à eux-mêmes, là, beaux, parfais. Te reculant vers la table, jusqu’à ce que tes fesses s’y heurtent, tu ne peux plus bouger, j’aime. Mes mains descendent, de tes seins à tes hanches, je sais que rien ne te dérange. J’ai en entrée, le plaisir de m’entretenir avec ta poitrine, douce et ferme, je ne me lasse pas de l’embrasser. Mes mains passent de tes hanches à tes cuisses, que je remonte doucement pour que sur la table tu sois assise. Ta peau, sa chaleur, la température parfaite pour que je déguste ton corps. Ma main dans ton entre jambes me fait dire que t’en veux plus, encore. Ma bouche descend, sur ton ventre, entre tes cuisses, tes mains dans mes cheveux, me font croire que je ne suis pas novice. Il y a longtemps que je n’ai pas festoyé de toi, j’ai faim.

Défi du jour: Festin





Juste Go

19 08 2014

Je ne sais pas si c’est parti de la théorie du verre à moitié plein, ou celui à moitié vide. 1 2 3 Go, ça débute, ça démarre, ça commence, ça recommence. 3 2 1 Go… ça termine, donc ça débute, le début de la fin, la faim du début, la passion d’avant, celle d’après, celle pour qui on ne recommencerait jamais. C’est dans la course, 3 2 1, qu’on commence le sprint. C’est dans la peur, où il faut se lancer, 1 2 3 Go. J’ai peur. J’ai peur que ça commence, parce que je sais qu’un jour ça s’arrête. Ça s’arrête toujours, 3 2 1, mais ça ne commence pas toujours. Des fois ça fait juste tarder, des fois on devient attardé, on a envie d’y aller, vaincre la peur, juste risqué. Je te vois marcher, 1 2 3 Go, je te rattrape, je t’embrasse, simplement parce que c’est de ça que j’ai envie, c’est de toi que j’ai envie. 3 2 1 j’y vais pas, que penseras-tu, et les autres dans la rue. J’ai toujours envie d’y aller, je veux voir demain, je vois voir la fin. Je m’interprète des sous-titres d’un film sans titre, un film sans mot où seul l’amour était sur l’écran, live en noir et blanc. Il n’y a pas de 3 2 1 sans 1 2 3, ça doit commencer, prendre forme prendre ma main, prendre son pied, prendre la poudre d’escampette, prendre son mal en patience pour finir par prendre son trou. Il faut que je me lance, encore, une fois, seulement, pour voir, encore, ou pas. J’ai envie, j’ai l’impression que le temps passe, que dans l’espace il ne reste que de petite particule éparse de toi et de moi, je sais que c’est là, j’y touche parfois de tes yeux fiévreux, sensibles, où les mots qui sortent de ta bouche sont asynchrones avec ce que tu dis de tes yeux. C’est bien une ligne de départ, 1 2 3… où vraiment on s’en va?

 

Défi du jour : 1-2-3 Go





Pas bien

18 08 2014

Je ne me sens pas bien du tout. Ça fait quelque temps déjà, ça commencer depuis toi. Je crois que c’est ce soir, ce premier soir où je t’ai vu, en dehors du bureau, en dehors du terrain commun, en dehors d’une vie qu’on partageait en silence. Je sais que c’est moi qui ai approché, peut-être de trop près, peut-être trop vite. Puis j’ai reculé, par peur. Puis j’ai avancé parce que je voulais. Pendant que je titubais, où bien avant, je n’aurais pas du aller à la toilette, je n’aurais pas du te laisser celle avec mon verre, ma vie entre tes mains. Quand je suis revenu, tu n’étais même pas partie, tu aimes me voir souffrir, il faut croire. Tu m’as regardé, droit dans les yeux et pendant que je finissais mon verre, j’ai eu ce frisson qui me parcourut tout le corps, je savais qu’il en était fini de moi. Tu m’as regardé, j’ai eu envie de t’embrasser, là, sur le champ, sur mon banc, d’un mouvement qu’on qualifierait de violent, je me suis levé, je crois qu’il faudrait s’en aller. Bise, au revoir, embarque dans mon char, j’ai envie de te voir encore. Que m’as-tu fait, qu’as-tu mis dans mon verre? Ça devait être très puissant, car même avec tout ce temps qui passe, même avec cette distance, je ne peux, encore et toujours avoir envie de te voir encore.

Défi du jour : Poison





Veuillez céder

17 08 2014

J’ai vu qu’ils s’étaient mis ensemble, des années plus tôt, pour que tout cesse. Ça fera bientôt cinquante ans que les gens peuvent tuer leurs enfants et s’en sortir indemnes. Ici, c’est encore possible, quelques années, on les remet sur le plancher des vaches, on les prend en pitié, on les excuse. Je ne suis pas père, je ne suis pas mère, je suis un simple être humain qui ne comprend rien, peut-être bien. J’ai parfois du mal à comprendre, j’ai parfois le couperet facile, mais plusieurs têtes je ferais rouler. On amnistie les tueurs, en guise de pardon, pardon d’avoir volé la vie d’innocent, dont ils ont été reconnus coupable. Ma mère dit souvent que la vie c’est un présent, qui se vit maintenant, comment peut-on récompenser en graciant l’homme qui a tenu le couteau, le fusil, l’oreiller. On leur laisse la place, dans les prisons, dans nos vies, dans les rues où devraient courir nos enfants. Qui sommes-nous pour juger, qui sont-ils pour tuer. Vivent-ils de remords? Vivent-ils? Le 26 juillet 1976, ils ont aboli la peine de mort au Canada, protégeant beaucoup trop de criminels au profit des innocents. Aujourd’hui en 2014, il est rendu pratique courante, de baisser les yeux quand quelque chose ne nous plait pas, on a aboli de droit de se tenir la tête haute pour des convictions qui peuvent semblées barbares, mais qui sont bien souvent basées sur l’amour de la liberté de penser.

Défi du jour : Abolisionnisme





Ça sonne comme

16 08 2014

Ça sonne comme une mélodie déjà entendue. Le silence. Le temps passe, il se fait sentir. Le même silence qu’autre fois, sans ta présence. Avant le silence n’était pas accompagné de solitude, c’était différent, c’était quand même un peu bruyant ce silence. Ce n’est pas le même silence, c’est un silence qui sonne comme le départ, l’éloignement. Le bruit qui disparait doucement. J’ai tenté par tous les mots de chasser tous mes maux, mais en vain. Je sais que c’est la fin.

 

Défi du jour: Ça sonne comme





Noir rouge jaune

15 08 2014

J’ai mis le ciré que tu m’as acheté. Tu sais le ciré jaune, trop jaune, mais dehors il fait noir, ce n’est pas très grave. Je l’ai mis avec le pantalon assorti, toujours pratique pour ne pas être trempé. Malheureusement, je n’ai jamais trouvé de bottes qui complèteraient ce trio, j’ai choisi donc des bottes noires, en caoutchouc, on repassera pour le confort, mais je n’ai pas les pieds trempés quand je sors. Je ne dors vraiment pas, je décide donc d’aller marcher, la nuit, les gens me trouvent étrange que je leur dis, mais il ne me voit pas, c’est la nuit. J’ai mis le capuchon, pour voir l’air encore plus ridicule et mes lunettes fumées pour passer inaperçu, mais il fait noir, peut de gens marchent la nuit. Je regarde une dernière fois dans le miroir, j’ai l’air ridicule, jaune et noir, mais je suis pratique. Je descends rapidement les quatre marches de l’escalier et je me mets en route pour nulle part. Je marche rapidement, je fais du bruit de caoutchouc. Je me demande si je tombe, si je vais rebondir, mais je marche. Quand je suis assez loin, je ralentis, je prends un peu plus mon temps. Je sais que tu rentres bientôt, tes pas se reconnaissent de très loin. Je crois que ce coup ci je vais t’attendre, le village est tranquille et les maisons sont si distancées, pourquoi je ne suis pas en ville. Ça serait moins difficile de trouver quelqu’un avec qui vivre, se marier. Je vais te marier ce soir. Ma pelle, qui épouse ton visage, jumelage parfait. Ce n’était vraiment pas nécessaire de me crier de te laisser tranquille sur les marches de l’église hier. Je sais, c’était la 263e fois que je te demandais pour sortir, je les ai toutes notées. Hier tu m’as ridiculisé devant le village, aujourd’hui, je m’assure que c’était la dernière fois. Quand tu m’as vu apparaitre, tu ne savais pas que c’était moi, même si tu as prononcé mon nom, qui pourrait me reconnaitre ainsi. Je ne t’ai pas laissé le temps de t’approcher, à distance de pelle je me suis élancé, quelle belle mélodie, je l’ai senti au bout de mes doigts, je n’ai pas pu m’arrêter, j’ai composé une symphonie, la pelle et la belle, j’étais le créateur de ta douleur, je me suis arrêté quand tu as fini de te plaindre, decrescendo de couinement. Je suis reparti en te laissant là. J’ai repris ma marche rapide, j’aurais aimé qu’il pleuve, tu m’as vraiment éclaboussé, tu aurais pu faire attention, mais j’avais prévu le coup. C’est comme avec tes mots, maintenant ils ne m’atteindront plus. Je suis rentré rapidement. Je me suis regardé dans la glace, noir, rouge et jaune, vraiment ridicule.

Défi du jour : Imperméable





Comme prévu

14 08 2014

 

Dehors, le ciel s’assombrit, il choisit bien son heure. Je sors sur le balcon, m’assoir un peu, comme je le fais à cette heure à l’habitude ou quand il pleut. Sur ma chaise, j’attends, je sens le vent qui sent déjà la pluie, apportant les gros nuages gris avec lui. Tout ce passe très rapidement, la lumière est parfaite, un sombre clair, j’adore la pluie d’été. Quand le ciel se déchire, cela ne prend que quelques instants avant que l’averse ne mouille le bitume, le trempe, lui donne cette odeur humide, puis l’odeur du gazon, c’est agréable. Comme prévu, il pleut, comme prévu, au loin j’entends les castagnettes affolées de tes sandales préférées. Je t’entends toujours avant de te voir, je sais avant de te voir que c’est toi, je te sens dans l’air humide, je te désire de façon timide. Quand tu fais ton apparition dans mon champ de vision, mon coeur déjà emporter est soulagé de confirmer que je ne m’étais pas trompé, je ne me suis jamais trompé à ton sujet. Ta petite robe, qui laisse paraitre ta chair mouillée m’ensorcelle. Un début de poitrine, ton cou fin, tes bras délicats, le tout arrosé par la pluie qui colle tes vêtements à ta peau, c’est beau. Arrivé devant moi, tu te retournes brusquement dans ta course, tu me sais là, mais tu traverses chaque fois pour rentrer chez toi, disparaitre derrière ta porte, me laisser à mes rêves, à moi qui te désire en silence, dans la noirceur d’un orage d’été. De l’autre coté, je vois la lumière s’allumer, le contraste de clarté fait que je te vois par la fenêtre, te débarrasser de cette robe soleil, maintenant rebaptiser pluie. Pourquoi me laisses-tu voir ton corps, pendant que le tonnerre frappe encore, tu sembles même effrayer, et le rideau tu viens fermer.

 

Défi du jour : Par la fenêtre





Partir

13 08 2014

J’en ai assez, je vais finir par partir à sa recherche, ce n’est pas la première fois qu’elle me fait ça. Elle m’enlève tous les hommes que j’aime, depuis que je suis toute petite. C’est vraiment injuste, je ne peux pas accepter cela, mais qu’est-ce que j’ai donc fait? Trois fois, trois hommes, trop fois trop de douleur. Mon père, petite, n’était que mon père, l’amour inconditionnel paternel. Parti si vite, pourquoi? L’homme de ma vie, vie partagée de quarante ans, il me manque terriblement. Je devais partir avant lui, il était plus fort, mais qui a décidé du sort? Tant d’années partagées, tant de souvenir, de réalisation, je l’aimais, il ne devait pas partir, il m’a laissé seule ici, pourquoi je ne suis pas partie avant lui? Il n’avait pas le droit de me faire ça. Aujourd’hui le temps passe, mes ses souvenirs me hantent, où est-il, c’était l’homme de ma vie. Aujourd’hui, je vois disparaitre peu à peu un autre homme que j’ai aimé, la mort l’arrache doucement d’entre mes doigts. Je crois que je deviens immunisé à ce châtiment, est-ce le but vraiment? L’homme de ma vie est parti, de qui puis-je bien m’occuper chaque jour de ma vie, mes enfants volent de leurs propres ailes et moi je suis là, parce que l’homme de ma vie m’a quitté au moment où tout semblait se placer. J’aurais tant aimé vivre vieille entre ses bras de fer. J’aurais temps aimé qu’il me tienne la main, un jour sans lendemain.

 

Défi du jour : Deuil





Loin

12 08 2014

Je me suis ouvert les yeux, j’étais immobile, paralyser. Il y avait autour de moi une certaine odeur de souffre. J’étais paralysé, mais je sentais, je voyais autour de moi des choses étranges. La pièce était de forme non définie, comme une grotte. La lumière était sombre et ambrée. J’étais entubé par le nez et la bouche, c’était inconfortable, je ne pouvais pas parler. Je savais que je n’étais pas dans un hôpital standard. Rien ne m’était familier ici. Mon corps était rempli d’oxygène, c’était frais, j’avais l’impression de ne pas avoir à respirer. J’étais paralysé, mais je sentais tout, tous mes sens étaient en présent, bien trop présent. Sur une table près de moi, des instruments que je ne voyais pas tout à fait bien, d’autres tubes, d’autres outils, des lames, des pinces, pour ce que je pouvais croire en être, je liais à ce que je connaissais ces outils qui m’étaient pas familier, qui m’effrayaient de plus en plus. Seul dans cette salle, la panique commença à m’envahir. Mon coeur se mit en déroute, je ressentis une certaine sensation sur ma poitrine, une sorte de plaque y reposait, mon coeur avait repris sa cadence. Je ne pouvais même pas m’énerver en paix sur cette table qui me glaçait le dos. Je me suis mis à penser à plusieurs scénarios, on m’enlèvera mes reins, on me vendra au marché noir, en pièce, semble qu’il y a un marché pour ça. Sinon je suis vraiment à l’hôpital, mon esprit est déphasé, simplement. J’ai eu un grave accident, je dois avoir bu et conduit, ou encore pire, une autre personne a bu et conduit et m’a mis dans cet état. Ça ne fait aucun sens, mes idées sont claires, je peux bien remarqué.

Le temps passe, je suis toujours seul, seul avec mes pensées, je pense à ma mère, ma soeur, mes neveux et nièces. Je n’ai qu’eux. Mon père décédé 10 ans plutôt me manque. Sa simplicité dans la façon de voir les choses. Ma grand-mère qui m’aimait tant, vivante, souriante, chantante. Mon grand-père qui m’amenait chez Woolco, qui m’achetait un Silly Putty, qui me durait quelques heures, le temps que j’imprègne trop de journaux et qu’il devient sale et difforme. Le repense à cette solitude qui m’habite en ce moment. Je repense à toi, toi au sens large, l’amour de ma vie, que j’ai retrouvés dans plusieurs visages, que je n’ai jamais réussi a gardé, par peur, par épuisement de l’amour avec le temps. Puis je m’endors.

À mon réveil, des ombres, sur le mur et le plafond. Comme il est inconfortable de dormir en se sentant observer. J’entends deux voix, peut-être trois. Je reconnais les voix, mais c’est impossible. Je prends le temps de me réveiller comme il faut, la plaque sur ma poitrine me fait regagner rapidement une cadence cardiaque adéquate. Les voix se précisent, il y en a deux, trois ombres, mais deux voix que je reconnais du moins, que j’associe avec le passé. J’aurais envie de crier, de les interpeller, mais le tube enfoncé dans ma bouche empêche tous sons de sortir. J’enrage simplement au fait de me voir clouer là, sans pouvoir rien faire. Je ne peux même pas tourner la tête. Les ombres s’approchent de moi, comme si elles savaient que je voulais voir. J’ai vu. C’était bien eux, mon père, ma grand-mère, mais c’était impossible, ils étaient morts depuis trop d’années. Étais-je mort aussi? Une main froide se posa sur ma tête, une main dont je connaissais le poids, une main apaisante, réconfortante. Je regardai devant moi, une autre main qui s’étira dans la lumière, une lame brandie au-dessus de mon corps qui descend avec violence…

 

Défi du jour: Hier sur Mars





Prends-en soin

11 08 2014

Je te le laisse, je sais que tu es capable de t’en occuper. Pour moi ce n’est pas la première fois et je sais que toi aussi tu l’as déjà fait. Quand c’était pour deux ou trois jours, je ne m’en préoccupais pas trop trop, dans bien des cas, quand je revenais à la maison, rien n’avait été vraiment secoué. Aujourd’hui en vieillissant, on dirait que je n’aime plus ça partir juste pour une petite période de temps, on dirait qu’on n’a pas le temps de tout voir, de tout explorer, de bien connaitre tout ce qui se passe autour. Je sais que dans le passé, j’ai pris des chances en le laissant à d’autres. Je te dis, la dernière fois il m’est revenu dans un bien piteux état. Pourtant pas besoin de grand-chose, c’est un peu comme une plante, mais sans l’eau. Je pense en fait que l’eau serait une bonne façon de t’en débarrasser, en fait je te le dis parce que je n’en ai pas trop peur, je te fais confiance, sinon je ne te donnerais pas ses faiblesses sur un plateau d’argent, en fait je les cacherais, tu les trouverais peut-être par toi même avec le temps, mais tout dépend du temps. Quand il est revenu la dernière fois, ça a pris des semaines, voir des mois avant qu’il redevienne ce qu’il a déjà été. Je ne suis même pas sur par moment qu’il n’est pas encore un peu sensible à certains endroits. Pourquoi je te l’apporte? Simplement parce que t’es quelqu’un que j’apprécie beaucoup, tu sais, je crois qu’il peut même finir sa guérison entre tes mains, elles ont l’air douce, puis depuis que je te connais, tu sembles une bonne personne dans l’ensemble. Je pense que tu sais de quoi je parle, je sais que le tien aussi a été malmené dans le temps. Je pense qu’on peut peut-être guérir ensemble, je pense que c’est peut-être une bonne idée. Je pense qu’on peut peut-être prouver à l’autre que c’est possible, que ça existe, qu’il est vrai que le passé n’a rien à voir par rapport à ce que toi tu vas lui faire vivre. Tu sais, des fois il est un peu peureux, il a peur pour rien, en fait pour rien avec toi, je crois simplement que c’est un vieux réflexe, qu’il n’a pas encore perdu, dans ce temps là t’as juste a y donner un peu plus d’attention, ça passe habituellement assez facilement. C’est vrai j’oubliais une chose, jusqu’à quand? Tu sais, quand je laisse mon coeur entre les mains de quelqu’un, j’essaie de ne pas y voir de fin.

Défi du jour : Confiance