Tout est égal

5 09 2014

Je t’ai cherché partout, parce que tu n’étais plus là, j’imagine. Je cherchais, mais en même temps je ne voyais pas vraiment grand-chose, tu sais, quand j’ai trop bu, ça affecte autant ma vision que mon jugement. Je vois comme des cercles concentriques de moins en moins clairs, du milieu vers l’extérieur, soit l’inverse de quand je suis à jeun, mais ça, on appelle ça de l’astigmatisme. J’ai vraiment cherché pourtant, quatre fois aux mêmes endroits et tu n’étais pas là, je suis allé m’assoir, pour prendre un verre, un dernier, car je ne peux pas rester ici, alors je me suis enfui à l’intérieur de moi, ça marche chaque fois, en attendant que tu me retrouves. Après, je ne me souviens plus très bien, l’après immédiatement après. Le lendemain, j’avais mal, partout, ma vie, mon corps, l’estime de moi-même, le désir de partir encore, mais tu me connais ce n’est pas vraiment moi de me faufiler dernière moi-même, un temps pour réfléchir et je reviens, sauf quand c’est la dernière fois. J’ai déraillé, je sais, je ne sais pas pourquoi, sinon je n’ai pas vraiment envie d’en parler, tu sais ce que c’est de ne pas avoir envie de me parler? À non, c’est vrai, ça va au-delà de ça, ce n’est pas une question d’en avoir envie, c’est, je ne sais pas, en fait je ne l’ai jamais su. Tout a été amplifié avec le temps, je crois que le fait que tu disais que je ne te faisais pas confiance, des fois je me demande si ce n’était pas l’inverse, en fin de compte, parce que moi je parlais, pas toi. Tu sais, le vouloir essayer et échouer c’est une chose, celle de juste éviter, c’est une autre. J’ai clamé souvent que mon absence était liée à mon inexistence pour toi, mais jamais rien n’a été fait ou dit à ce sujet, c’est toujours resté en suspens dans l’air chaque fois. J’ai toujours eu confiance en ce que tu me disais, j’ai toujours eu peur de ce que tu ne me disais pas. Est-ce que les mots inexistants sont notre réalité? J’ai juste demandé d’être rassuré, j’ai obtenu un silence. Je ne peux pas m’empêcher d’aimer ce que tu es tout de même, je comprends, quelque part, j’aurais aimé que tu comprennes aussi de ta part. Je ne peux pas m’expliquer ce vide laisser ouvert, douloureux, mais je sais que tu me manques. J’ai surement été jaloux à mes heures, j’ai surement été obsédé à l’idée de te perdre plus d’une fois, mais j’ai décidé d’y mettre un terme avant que ça m’arrive, parce que je n’obtenais pas ce que je désirais, parce que quand je n’étais pas là je n’existais pas, mais ça je n’ai pas eu besoin de l’entendre, je l’ai juste lu, l’après… silence.

 

Défi du jour : Jalousie


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