Le vent veut tout arracher dehors. Je suis sorti juste pour voir, comme tu peux le remarquer ça n’a pas marcher. J’ai pourtant attendu, j’ai même un peu sauté, juste pour voir tu sais. Qui sait où il aurait pu me mener, ici, juste un peu plus loin ou simplement plus près de toi. C’est avec mes yeux d’enfant que j’ai regardé dehors ce qui était en train de se passer. J’ai vu comme les balles de foins dans les films, je me suis dit que c’était le moment, si dehors c’était comme dans les films, je pourrais surement m’envoler jusqu’à toi. S’il avait fait un peu plus noir, j’aurais même battu des ailes, mais tu sais, même si autour il y a peu de gens, ils peuvent tout de même me voir, quoi que si ça avait fonctionné, ça aurait été que pour un instant. J’ai décidé de rentrer, je me suis dessiné sur un bout de papier, dessiné comme avec mes mains d’enfant, un peu allumette mais avec un grand coeur pour que tu puisses me reconnaitre, puis je suis sorti. J’ai eu peur un moment, avant de me lancer dans le vent, des fois que ce soit comme les appareils photo et que mon âme parte sur le petit morceau. J’ai ouvert mes petits doient pour me laisser aller, bercer par le vent, un instant ou le temps qu’il faudra, parce que tu sais, mon âme j’en ai plus vraiment besoin sans toi.
La soupe tiède
11 09 2014Il pleuvait sur la montagne et j’ai décidé de faire de la soupe, pas trop chaude, je trouve que ça ne goûte rien quand elle est trop chaude. Rien d’exceptionnel là, une soupe en conserve, que je fais chauffer un peu sur les derniers tisons qui ont déjà cessé de chauffer mes pieds qui commencent à geler. Mes pieds qui deviennent rouge quand les tisons eux deviennent noirs, comme quoi rien ne se perd, rien ne se crée. Le rouge du tison vers le chaud de ma soupe.
La soupe c’est plus long de passer de froid à tiède que de tiède à chaud, j’imagine que c’est un peu physique, mais ça m’importe peu, je l’ai juste remarqué, comme je remarque toujours plein de choses qui ne font pas vraiment de sens pour personne, mais qui m’impressionne toujours vachement quand j’y pense. Il est vraiment 14h30 et je me dis qu’en attendant, la soupe, parce que toi je sais que tu ne reviendras plus, je devrais m’ouvrir une bière, simplement parce que je n’ai pas de sablier pour passer le temps, une bière c’est comme un sablier, t’as déjà remarqué? Ça passe toujours à une certaine vitesse et ça dépend vraiment d’un tas de facteurs.
Je n’ai pas reçu ta dernière lettre, j’imagine que le facteur ne l’a peut-être pas livrée encore. Je sais que tu as cette rigueur d’écrire toujours les mardis, on est cyclique tu sais, même si on tente de faire tout pour s’en séparer de cette routine, on revient à ce qu’on est au plus profond de nous. Des fois je me demande si je n’ai pas été juste trop dure dans la dernière lettre que je t’ai fait parvenir. En fait, je sais aussi que tu n’as pas toujours reçu mes lettres quand tu composes les tiennes, j’attends toujours d’avoir un mot de toi, d’habitude. J’ai remarqué que tu n’écrivais jamais en fonction de mes lettres, parce que tu me parlais de ce que tu vivais, peu de toi, que tu répondais que très rarement aux questions que je te posais, je me suis dit que c’était pas grave, parce que tu m’écrivais tout de même, comme si ça me consolait toujours un peu de te lire, même si je te sais si loin.
C’est comme pour la soupe tiède, une minute de trop et c’est chaud, je suis obligé de la laisser reposer, parce qu’elle s’échauffe rapidement, après le tiède. Une seule minute suffit, pour être insatisfait maintenant. Un seul mot écrit un peu de travers et notre requête est rejetée. La vie aujourd’hui, ne tiens qu’à une minute, une seule où le vent tourne, où les yeux se ferment et où tu disparais comme la montagne, simplement parce que le vent a rempli la vallée de nuages et refroidira aussi ma soupe.
Je sais que le vent qui aura fait tiédir ma soupe emportera avec lui les nuages et je te retrouverai, toujours là, toujours aussi vivante. Je sais que les minutes continueront de s’enfuir et comme toi me glisseront entre les mains, mais j’aurai essayé de te retenir un peu, mais maintenant, j’ai vraiment les pieds trop froids pour courir encore une fois.
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Oui, j’écoute
11 09 2014– Bonjour, je me suis proposé porte parole pour ton intervention, parce qu’on croit vraiment que tu devrais faire attention à toi, sinon faire attention à nous. J’ai réuni quelques gens que tu connais, ou qu’en fait eux te connaissent peut-être même mieux que toi même, en passant, c’est moi qui vais diriger ton intervention, c’est moi le Cerveau de l’organisation.
Cerveau: T’as juste à t’assoir là, et tu écoutes, compris?
Moi: J’écoute!
Cerveau: Bon alors, qui veut commencer, je vais me garder pour la fin, le meilleur pour la fin comme ils disent.
Tout le monde parle en même temps, c’est un vrai chaos.
Cerveau: D’accord du calme, toi, tu commences, je pense que t’en as gros sur le coeur!
Un autre: Très drôle, mais je crois que j’en ai plus sur le foie, Scarecrow, je suis ton foie.
Je me contente de garder le silence.
Foie: Bon, par où je commence… LÂCHE-MOI UN PEU, non, mais tu trouveras pas ça drôle si c’est moi qui te lâche, je travaille trop souvent en surtemps et j’ai l’impression de ne jamais prendre de vacances. Et je n’appelle pas des vacances le fait de me donner deux semaines pour tout digérer ce que j’avais en retard là, une vraie pose, un travail léger, sinon je tombe en burn-out, tu vas la trouver moins drôle. J’ai beau t’envoyer de petits signes, j’ai même été obligé de demander au cerveau de venir me donner un coup de main, mais je sais qu’il n’aime pas ça te laisser sur le pilote automatique bien longtemps, en plus tu ne te souviens de rien quand t’es sur le pilote automatique. Faut voir, moi tu m’as déjà usé à une cadence effroyable, j’ai probablement fait le travail d’une vie en la moitié d’une vie. Pense à toi un peu, pense à moi au mieux.
Cerveau: Bon tout ça est bien vrai, mais je crois qu’on est plusieurs à passer alors je vais donner la parole à ton voisin.
Estomac: Moi je n’ai pas vraiment rien à dire, j’ai juste vu le tout passé, c’est toujours trop vite pour moi, pis c’est pas vraiment ma job, j’ai bien beau essayer, mais il y a des affaires que je digère pas. Déjà que je me tape la job des gras, moi ce n’est pas compliqué, si ça rentre trop en même temps, c’est toi qui écope, une couche de plus, j’ai juste l’impression qu’au rythme où tu vas, tu risques de plus avoir de place, quoi que c’est élastique cette peau-là.
Peau: Faut bien croire que j’ai le dos large, mais en essayant de contenir les allergies au pollen, pis les montées d’eczémas dus au stress du manque de vacances, je peux être partout à la fois, mais je peux pas géré, alors les nerfs, laissez-moi faire ma job.
Nerfs: Heu, j’aimerais ça qu’on ne nous implique pas là-dedans SVP, moi je ne suis pas trop contre le fait dû petit verre de fin de soirée pour nous relaxer un peu. Vrai qu’il est du pour des vacances, on dirait que ça pète de partout…
Son sourd: hmmmpf hmmpf
Cerveau: Tu peux te lever un peu?
Fesse: Laissez-nous en dehors de ça, fait chier!
Nerfs: Bon, Bon, c’est correct. On ne rentrera pas dans un cercle vicieux!
Pénis: On parle de moi? On parle de moi maintenant? Ce n’est pas ma faute si le cerveau pense toujours à ça, c’est lui qui me dirige, qu’il se calme et je me calme!
Cerveau: OK on n’est pas venu ici pour parler de moi là!
Pénis: Oh non on n’est pas venu!
Cerveau: C’est ce que je disais, alors les nerfs t’as fini?
Nerfs: Moi j’aimerais ça que tu te calmes et je pense que si tu travailles les muscles, tu risques de trouver un bon terrain d’entente pour tout le monde.
Muscle: Moi j’attends rien que ça, regarde avant hier, 10 km, ça ne t’as pas tué, loin de là.
Moi: Ouais je sais.
Poumon: Nous aussi on a besoin d’air, on ne te demande pas le marathon, juste de nous sortir de temps en temps, on est tanné de rester en dedans.
Cerveau: Bon, qui est-ce qui pleure maintenant?
Coeur: C’est moi, j’ai juste trop mal, j’ai l’impression de ne servir à rien.
Poumon: Mais la course ne vient pas me dire que ça ne t’a rien fait, je t’ai entendu tout le long!
Coeur: T’as raison, j’ai besoin de ça, mais j’ai aussi besoin que le cerveau arrête un peu, c’est bien beau tout tenter de contrôler, mais c’est quand même lui qui donne les ordres, pis on réactionne en chaine tout un chacun quand il se met à penser à elle.
Cerveau: Bon c’est encore de ma faute, c’est quand même moi qui ai organisé s’t’affaire là!
Coeur: Oui, mais ça m’a tout l’air que t’es le grand responsable en fin de compte.
Pénis: Moi je ne cracherai pas sur cette idée-là.
Foie: T’en profites peut-être pour venir te reposer avec moi une fois que t’as lancé le coude en l’air à quelques reprises.
Cerveau: …
Coeur: Bon le voilà sur silence, monsieur contrôle tout mon cul oui!
Fesse: hmmpf hmmpf…
Coeur: C’est moi qui parle, vos gueules! Si t’arrêtais de penser un peu à elle, ça ferait peut-être du bien à tout le monde! Va donc commander aux muscles de courir un peu! Fait d’autre chose, elle ne disparaitra pas, elle sait que tu l’aimes, le reste, je crois que tu peux plus ne rien faire avec ça. Laisse allez, je sais que ça va faire mal un peu au départ, mais je te garantie que c’est pas mal moi qui vais manger le coup, je ne suis pas à ma première fois. Arrête de te trouver mille défaites pour garder tout me monde immobile, je pense que c’est assez là.
Oeil: Ça m’émeut toujours quand tu parles de même Coeur, je ne suis pas capable de me retenir, je m’excuse d’avance aux joues.
Coeur: Si tu commandais aux jambes comme tu le fais aux mains, je crois qu’on serait un sacré athlète!
Cerveau: Ok… Vous avez raison, je crois… Je vais y penser!
Tous: NOOOOON ARRÊTE D’Y PENSER! VA COURIR!! Sinon c’est nous qui arrêtons!
Défi du jour : Si mon corps me parlait pour vrai
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