Je ne prends plus beaucoup mon ordinateur portatif, probablement parce que la technologie fait que je fais la même chose, avec plus petit, plus cher, plus élégant. Aujourd’hui j’ai pris l’ordinateur portatif, parce que je le traine quand même, même s’il est gros, vieux, qu’il chauffe s’il est allumé plus d’une heure, je me sens simplement plus à l’aise, position naturelle, ergonomique, c’est confortable. Je me suis souvenu aussi que c’était un peu long en l’allumant, il faut croire que je perds un peu mon temps, ou patience, qui sait. L’avantage maintenant, c’est que quand j’attends, je tourne ma tête et je vois l’eau, le fleuve, le petit étant entouré de pierre, la petite colline où je vais marcher pour ne pas rester immobile, j’en serais bien capable ces derniers jours. J’avais besoin d’être loin de moi, de la ville, je sais que je viens souvent me rattraper rapidement, c’est pour ça que je bouge un peu, histoire de brouiller les pistes. Je me suis levé fatigué, je me suis levé un peu terne, après dix heures de sommeil, je ne fais pas ça moi dormir dix heures, six tout au plus, quand je dors dix heures, c’est que j’ai bu la veille, mais pas hier, peut-être c’est juste le temps qui me rattrape, qui me signifie que je dois dormir. Ici, je tente de ne pas avoir le contrôle sur lui, sur moi, ça ne donne rien, je suis en vacances. Sur le fleuve, quand on regarde de ce côté, il y a comme un voile qui rend moins clair la rive opposée, une rive comme un rêve, un peu floue. J’ai pris le temps, mes céréales, j’ai laissé le café de côté, le bon café qui brûle l’énergie que je n’ai plus, je ne suis pas encore sorti, je n’ai pas encore pris ma douche, comme si mon corps se solidifie lentement, je crois que j’arrive, je me rattrape doucement, peut-être devrais-je retourner en ville, je ne me croiserais pas nécessairement en chemin. J’ai beau essayé de ne pas penser à toi, mais t’arrives toujours de nulle part, comme une surprise, comme là sur mon laptop, une photo sur le bureau de toi, une photo que j’ouvre, tu es comme un rêve, un peu flou. C’est comme une chambre d’hôtel, c’est probablement l’an passé, à pareille date, parce qu’il y a la bouteille brune et jaune à la banane sur le bureau un peu plus loin. Je m’ennuie tout à coup terriblement, ça doit être de te voir là, de te savoir si loin. Un demi-sourire, une crinière de lionne, une camisole rayée et ton regard sur moi, le poids de ton regard sur moi me manque, c’est lourd de ne plus le sentir. Je crois que je vais aller sur une Isle, histoire de me fuir un peu plus. Je ne comprends pas trop pourquoi tu es là, comme si tu venais de te lever avec moi, mais j’aime ça.
C’est comme un rêve
10 09 2014Commentaires : 1 Comment »
Catégories : Amour, Bonheur, Comme un rêve, Solitude
Penses vite…
9 09 2014Moi je rattrape les choses quand elle tombe, tout le temps, peu importe ce que c’est, avant que ça touche le sol. Un jour j’ai remarqué ça dans la douche, c’était par hasard, un savon. C’est glissant un savon, mais je le rattrape à tout coup s’il me glisse des mains. Ça arrive toujours par hasard, parce que je n’ai pas le don de planifier échapper des choses en général, mais on le fait tous. Au début je ne me rendais pas vraiment compte de ça, puis un moment donné j’ai réalisé. Depuis, je fais des théories dans ma tête, la forme, la texture, le poids, l’objet, faut croire qu’on n’attrape pas un couteau de la même façon qu’une orange. À toute les fois que j’attrape quelque chose, je valide chacune des composantes de la chute de l’objet, puis je regarde s’il ne me manque pas une donnée. J’ai vraiment de foutus réflexes, et peut-être trop de temps à perdre.
Défi du jour : C’est un peu gênant, mais j’ai ce talent-là moi…
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Catégories : Défi du jour
La konne
8 09 2014Cet événement est bien arrivé, seuls les noms ont été modifiés parce que je ne les avais pas, sinon, j’aurais dénoncé la madame et son mari sans gêne. Ce texte aurait dû se retrouver sur mon autre blogue, mais je suis tanné de ne pas être capable d’en maintenir deux alors voilà.
Samedi soir, c’est les vacances, pour tout le monde, mais encore plus pour moi. Je me paie du luxe, du gros luxe sale dans un château, une chambre tout seul avec un lit en plume, si ce n’est pas de la plume, c’était en nuage, je vous jure. J’ai roulé une partie de la journée alors je décide de m’enfouir dans mon nouveau nid pour une nuit, en fait pour quelques heures, histoire de reprendre des forces pour être en mesure d’en reprendre avec un bon repas. Vers 19h00, je me douche, je m’habille, je sors pour souper. Dans ce château, il n’y a que trois restaurants, le cher, le très cher et le j’hypothèque ma maison que je n’ai pas encore achetée. Je prends donc une chance avec le cher, je me dis qu’ils doivent quand même avoir des standards de qualité. Je brille par ma solitude, je me vais regarder par tous, je les salue. Je me commande une petite bouteille de vin, un bon Bourgogne aligoté, en guise de compagnie. S’en suit de ma commande, steak frite, je suis un carnivore et je m’assume.
J’ai une vue magnifique sur une presque totale pleine lune qui se fait une beauté dans l’eau calme du fleuve, tout est vraiment parfait, selon mes moyens social et monétaire. J’apprécie, vraiment tout ce que j’ai autour de moi. Enfin jusqu’attend que la dame, assise la table à côté, se lève pour profiter du buffet à 28$ que sert aussi ce restaurant. À son retour, le ton hausse, outrée, la dame se plaint à son mari que le commis à l’étalage lui a dit qu’il ne restait que « ça » de dessert. « Ça » je ne sais pas ce que c’est, je ne l’ai pas vu, mais « ça » devait être rien, car elle est revenue les mains vide. La dame après avoir fait le premier tome du seigneur des anneaux versions dessert avec plus de détails que Tolkien est capable, se lance sur le serveur. J’ai eu l’air de quoi moi, devant le plateau de dessert vide! De se plaindre au serveur! Je peux comprendre, à 28$ dans un buffet, le dessert doit être inclus. La madame bave un peu de rage, le serveur lui donne une serviette et le menu des desserts à la carte, qu’il ne lui chargera pas en guise d’excuse, un classique dans tout bon restaurant.
Le serveur quitte et la dame se met à pourrir la vie de tout le monde autour avec son histoire. Elle aura pourtant un dessert à la carte sur le bras. S’en suit de la gérante de plancher qui vient les voir sur les bons conseils du serveur qui était aussi le mien. La gérante qui écoute, qui explique que vu l’achalandage plus réduit à cette heure, ils doivent rapetisser la table de dessert, que la dame à eu une mauvaise information du commis à l’étalage et que la situation sera corrigée rapidement, elle rappelle que le dessert sera sur le bras et quitte.
La dame refuse de se calmer, elle parle même à l’autre table d’à côté qui déguste le dessert qu’elles viennent d’aller chercher et n’obtient donc aucune sympathie. Le temps passe un peu, puis le serveur va prendre la commande de la dame qui est toujours bleue de rage. Elle demande à voir la gérante, disant que ça se passera pas comme ça. Gérante revient, serveur vient me voir pour m’offrir la carte des desserts, je lui demande s’ils sont tous disponibles, il rit avec un certain malaise, ne sachant pas si nos voisins avaient entendu. La dame fâchée répète pour une Xe fois son histoire, elle n’a plus fin, ça a gâché sa soirée, et la mienne, mais bon, j’en ai vu d’autre. La gérante concède donc à donner 50% de rabais sur les repas… un deux pour un dans un restaurant cher, ça se prend. J’ai hâte qu’elle quitte, mais avant de se faire, elle en rajoute une couche en disant qu’elle allait en parlée à toutes ses amies, je suis surpris, avec une attitude du genre qu’elle aille des amies. Elle paie et décalisse finalement. Le serveur passe prendre ma commande pour mon dessert, je ne prendrai rien, je lui demande si je serais dédommagé pour avoir enduré le couple d’à côté, il rit maintenant. Je lui explique que c’est ce genre de personne qui fait qu’on apprécie notre travail en service à la clientèle. Il rit encore plus, comme si j’avais enlevé un menhir de sur son dos. Me remercie, s’en va.
Se faire entendre, c’est bien, mais quand on ne fait pas la part des choses et on ne comprend pas qu’on traite avec des humains, on finit par avoir un texte à notre sujet qui s’appelle La Konne!
Moi j’ai vraiment bien mangé, j’ai tourné cette histoire agressante en véritable blague, est malheureusement pour la konne, j’ai entrainé tout le monde dans mon délire!
Merci encore à Roger-Daniel (ce n’est pas clair ce bout-là, mais ça rien à voir avec le vin) du manoir Richelieu pour sa grande patience, son tact et son écoute.
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Catégories : Absurde, Klientèle
C’est assez
8 09 2014Journée de merde au bureau, mon patron, mes collègues, mes menstruations, tout me tape sur les nerfs. Le métro toujours en panne, l’autobus trop plein et la pluie pour le reste du chemin jusqu’à la maison. Les voisins qui s’engueulent, la boite aux lettres qui me rappelle que je dois payer mes comptes et bordel je ne trouve pas mes clés. Je finis par vider mon sac sur le balcon, elles sont dans mes poches de manteau, je ramasse le tout, j’entre. C’est le bordel, tout traine par terre, la coloc qui s’est évaporée durant sa course, mais pas ses effets personnels. Je me suis dirigée vers ma chambre, j’ai laissé tout ce que je pouvais, me libérer d’un poids, enfin. Mon lit sans drap ne m’empêche pas de me coucher un instant, fermé les yeux, prendre un grand respire et me souvenir que j’ai oublié d’arrêter à l’épicerie, je ne ressors pas, je ferai l’appel du poulet. Je me relève, coloc ne s’est pas effondré dans la cuisine, un gros bouquet de fleurs est échoué sur la table, un autre des vestiges de coloc qui a préféré dormir au lieu de donner à boire. Je me sors une bière, du moins l’intention était là, le frigo est vraiment vide. Je vois que sur une petite enveloppe brochée à l’emballage des fleurs, c’est mon nom qui est écrit, je m’assois sur une chaise et j’observe, je ne touche pas, je tente de deviner. Je commence par regarder les fleurs, des roses, des marguerites, de la verdure, ça peut vraiment être n’importe qui, mais au moins quelqu’un qui sait que j’aime les marguerites, probablement quelqu’un qui m’aime aussi parce que les roses sont rouges. Rien dans la création du bouquet ne laisse deviner qui que ce soit. Ma coloc ne pense qu’à elle, donc il est clair qu’elle est éliminée immédiatement. Ce n’est pas le genre de mes parents non plus, même s’ils savent que je ne vais pas à merveille depuis quelque temps. Mon ex, il ne m’a jamais offert de fleurs, peut-être pensait-il que je n’aimais pas en recevoir, il était tout de même bien à l’écoute, même si je ne parlais que très peu. Un autre ex, j’en doute aussi, ça ne fait pas de sens, ils ont des copines, même si pour certain ça ne les arrête pas, mais ça serait vraiment inconfortable et flatteur à la fois. Reste l’hypothèse de l’admirateur inconnu, en fait probablement pas si inconnu, mais qui se dévoile maintenant, maintenant qu’il sait que la voie est libre, que je suis totalement disponible maintenant. C’est surement cela, sinon c’est qu’un ami, qu’un ami j’en ai quand même beaucoup, il n’y aurait probablement pas les roses rouges sinon il se fout complètement des couleurs, des sens, des significations, mais bon, thèse qui est très peu probable. Je pourrais simplement ouvrir l’enveloppe, je saurais qui sait assez rapidement, à moins que ce soit ce célèbre anonyme. En fait je suis peut-être la seule à ne pas le savoir. Je me lève, je prends un pot, je déballe les fleurs, je jette l’enveloppe, j’ai eu ma dose de déception aujourd’hui.
Défi du jour : En arrivant, y’avait un gros bouquet de fleurs sur la table
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Catégories : Défi du jour
J’ai peut-être des problèmes de yeux…
8 09 2014Je me suis regardé dans la glace un moment, puis je suis allé m’assoir. J’ai attendu un peu, la musique éclairait le fond de la pièce, parce que je ne voulais pas juste réfléchir à ça tout seul. Je me suis relever, je suis retourné devant le miroir, je me suis regardé, ce coup-ci plus longtemps, de plus près, de face, de dos. Je suis vraiment loin d’être parfait, peut-être quelques kilos en trop, pas tant là, mais un peu. Je suis retourné sur le divan, syndrome de la page blanche. D’habitude, ça ne m’arrive pas, on me donne un mot, une idée, puis je ponds des textes, parce que j’aime ça, parce que mon cerveau bricole, parce que j’aime vomir du texte sans vraiment savoir ce que j’ai mangé avant. Là, je ne sais pas, j’y retourne. Peut-être si j’enlève mes vêtements, j’enlève mon t-shirt, j’enlève mes jeans, je me regarde de bas en haut, j’enlève mes bas, je me regarde de haut sans bas, je ne suis peut-être pas assez dans le détail. Ok peut-être quelques kilos, mais rien d’alarmant, rien d’horrible, rien de dramatique ou de morbide, loin de là. J’ai une crinière de bison des prairies, je rends jaloux ceux qui souffrent de calvitie. J’ai un visage ordinaire, rien qui se démarque, rien qui me sort du lot, je ne suis pas laid, je ne suis pas beau, je suis normal, symétrique quoi. Mes épaules tombe un peu, rien de très grave, j’ai juste à me tenir droit un peu, ça devrait aller, je courbe le dos pour être capable de rentrer dans mes pensées, parfois un peu étroites, mais c’est seulement parce que je fais plus de six pieds. Donc, rien d’alarmant pour le haut, un petit bedon qui ne cache pas lui mon plaisir à bien manger et bien boire. Mes jambes, ça, c’est des kilomètres de marches durant des années, c’est du solide, comme si j’allais au Gym pour n’entrainer que les jambes. Ceux qui disent que les pieds c’est laid, je ne vous montrerai pas les miens. Je crois que j’ai fait le tour… à non, de dos. Je suis moins gros de dos, peut-être que je devrais toujours marcher à reculons, non sans blague ça va là. Je regarde derrière moi, le rideau est fermé, je baisse mon boxer, les fesses ça va, j’en ai, correct. J’ai cette chance de n’être poilu que de la tête, je peux être un chevelu et barbu qui trahisse mes origines. Bon allez, on se retourne, ça aussi ça va. J’ai toujours trouvé qu’un pénis vu de haut c’était petit, dans le miroir c’est différent, je ne sais pas si c’est comme l’effet que la télé fait, j’en doute. Je crois que là aussi ça va, mais ce n’est pas moi qui en ai été le juge à tout moment, donc je fais confiance. Je me rhabille, je viens me rassoir. Je t’ai écrit que j’allais avoir de la difficulté avec ce sujet-là, parce que je ne voyais rien que je voulais vraiment changer et que ce que je peux changer, j’en ai la capacité. T’as eu comme réponse que toi, t’aurais de la facilité à écrire là-dessus. Je t’ai proposé de te prêter mes yeux parce que sérieusement, t’es parfaite.
Défi du jour : J’aurai aimé ça être plus grand(e), plus beau (belle) ou plus mince
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Ça c’est certain
8 09 2014Qu’est-ce qu’il voulait dire lui… « T’es rempli de vérité toi! », j’avoue que ça m’a froissé, sinon je ne me serais pas questionné pour cela. Un pèlerin qui vous dit un truc du genre, ça porte à réflexion, j’avoue, ça venait bien sûr avec le ton, le regard, tout quoi. Lui qui avait tant voyagé, moi qui ai toujours écouté autour, je ne savais que penser. Puis le temps est passé, les mots revenant dans mon être comme un tourbillon sans cesse, dans l’ordre, dans le désordre… T’es vérité rempli de toi… Rempli t’es vérité de toi, toi de vérité t’es rempli… sans cesse. Puis j’ai arrêté, un instant, j’ai compris. Je n’ai pas vraiment compris pourquoi il me disait ça, mais j’ai compris pourquoi ça pouvait arriver. J’ai déformé, de vérité à certitude, parce que la vérité, je ne la connais pas vraiment, je suis certain de chose pour moi, comme certain crois en dieu, crois en quelque chose, n’importe quoi, n’importe qui, n’importe comment. Mes certitudes sont les miennes, mes conclusions de ce que m’ont laissé ma vie, mes yeux, mes perceptions. Il y a rien de plus certain que l’interprétation que j’en ai fait, qui peut changer avec le temps, qui reste basé sur mes valeurs, sur mes désirs, sur une tonne de facteurs qui transforment mon jugement, mais qui est corrigé par mes valeurs, celles que mes parents mon inculquer, celle que j’ai décidé d’accepter. C’est une vérité, voir une certitude qui m’appartient et je ne l’impose à personne. Je m’étais toujours dit que jamais je ne retournerais avec une ex-copine, simplement parce que je trouvais la rupture trop difficile, parce que je me disais qu’on n’agissait pas sur les coups des émotions, mais de la raison, qu’on ne pouvait pas jouer sur un coup de dé, le destin d’un couple s’il fonctionnait bien. J’ai écrasé cette vérité, un jour, parce que j’avais envie de le faire, pas pour me tester, mais parce que pour une fois, j’aimais encore, parce que pour une fois, j’avais envie, de voir, si ça pouvait être différent, parce que pour une fois, j’avais envie que ça marche, pour vrai, pour moi, pour elle. Je pourrais dire que le résultat fut celui auquel plusieurs pourraient s’attendre, je ne passerai pas d’encre là-dessus, mais je pourrais vous dire une chose, c’est que si demain encore, j’avais à prendre cette décision, je ferais exactement le même choix, j’en suis certain.
Défi du jour : Non ça jamais
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Noël
8 09 2014C’est arrivé à cause d’une photo sur un frigo. Je n’avais vraiment pas vu venir ça, ça m’enlevait la moitié de mon âge, voir un peu plus. On voit ma face, ma petite face de fin d’adolescence, le sourire aux oreilles, l’air d’un petit voyou, déjà les rides dans le coin des yeux, mais aucun cheveu blanc à l’horizon. Mais où il est passé ce sourire, m’a-t-il laissé que les petites crevasses sur le coin des yeux, où c’est enfui la joie qui ne naissait de rien. Sur la photo, je suis assis sur le père Noël, j’oubliais même qu’il existait, que ce soit pour moi ou pour les plus jeunes enfants, ceux qui n’existaient pas sur cette photo, pourtant lié au même passé. Les petits enfants du père Noël, ceux à qui j’ai manqué de vendre la mèche hier, parce que cette magie chez moi disparut, j’en oublie que pour certains elle existe toujours, comme elle l’a été pour moi dans le passé. Les années ont couru sur tous nos visages, ne laissant que des souvenirs de saveurs différentes. Dans ma bouche un goût amer, une envie de le changer, un certain ennui, de la vie, de ce qui est disparu avec le temps, de cet émerveillement spontané, cette envie de faire rider les gens qui m’entourent, simplement parce que j’en suis capable. La solitude ne m’est plus étrangère, elle est ma compagne pour les moments difficiles, elle m’a apprivoisé, doucement avec le temps. Le temps se refroidit doucement sur le Québec, j’ai soudain hâte à Noël, j’aimerais aller retrouver le père noël un soir, lui demandé que cette année, il me rapporte un peu de magie, j’imagine que c’est un premier pas vers ça que de lui demandé.
Défi du jour : Si je croise le père noël un soir
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À moi
5 09 2014Salut moi!
Fait pas le saut, c’est un peu ça le futur, on est capable d’envoyer les courriels en modifiant la date de réception, c’est un petit bug de Microsoft, mais là je sais que tu te dis que c’est surement un courriel de fraude, alors voici pour toi, tu vas comprendre que c’est bien toi-même qui te parles, je te donne un détail que toi seul sais et je n’en dis pas plus, le 19 avril 1995 (oui oui il y a quelques jours seulement).
Bon maintenant, je voulais juste prendre quelques instants avec toi pour te donner des petits conseils, je sais que tu n’en as rien à cirer, t’as la tête aussi dure que moi. Premièrement, je dirais qu’il y a aujourd’hui encore beaucoup de choses que je ne comprends pas, mais n’y a rien que je ne referais pas, parce que chaque fois qu’on a pris une décision c’était la bonne. Boulot, tout roulera tout seul, tu sais ce que tu fais, t’est brillant. Je te dirais de gouter à la sauce à Pa, ça lui ferait plaisir, tu vas voir, tout ce que tu ne goutes pas aujourd’hui est vraiment bon dans yeule, tu verras bien par toi-même, tu ne me croiras pas de toute façon si je te dis que tu fais la sauce à spag toi-même maintenant.
Là je sais que tu dois surement avoir plein de questions, j’aimerais ça tout te dire, mais je crois que je vais te laisser certaine découverte par toi-même, je peux tout de même d’informer de quelques trucs en vrac.
- Ton amour actuel n’est pas la femme de ta vie, tu lui parles toujours
- Maman et papa ne se sont jamais séparés
- Tu vas faire des beaux voyages, mais j’ai de la difficulté à comprendre que l’on faisait des rêves de volcans à Montréal et que maintenant à mon âge, je choisis des destinations voyages où il y a des volcans
- Essais de contrôler l’alcool, on oublie parfois des bouts
- Tu vas avoir un cellulaire, fais-toi une raison tout de suite
- T’en fais pas avec la vie, elle t’est bonne même si des bouts des déçus
- Je pense avoir trouvé la femme de ma vie, mais tu te dis ça aussi en ce moment alors … pour ce que ça vaut!
C’est ça, ce n’est pas si pire le futur, les chars ne volent pas, la technologie évolue, les gens sont toujours pareils.
Je ne voulais surtout pas que tu te questionnes sur tes valeurs, elles sont encore bonnes 20 ans plus tard.
Ne tente pas de me répondre, le bug fonctionne seulement dans ma version de courriel.
Défi du jour : Lettre que j’aurais voulu m’écrire à mes 18 ans
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Tout est égal
5 09 2014Je t’ai cherché partout, parce que tu n’étais plus là, j’imagine. Je cherchais, mais en même temps je ne voyais pas vraiment grand-chose, tu sais, quand j’ai trop bu, ça affecte autant ma vision que mon jugement. Je vois comme des cercles concentriques de moins en moins clairs, du milieu vers l’extérieur, soit l’inverse de quand je suis à jeun, mais ça, on appelle ça de l’astigmatisme. J’ai vraiment cherché pourtant, quatre fois aux mêmes endroits et tu n’étais pas là, je suis allé m’assoir, pour prendre un verre, un dernier, car je ne peux pas rester ici, alors je me suis enfui à l’intérieur de moi, ça marche chaque fois, en attendant que tu me retrouves. Après, je ne me souviens plus très bien, l’après immédiatement après. Le lendemain, j’avais mal, partout, ma vie, mon corps, l’estime de moi-même, le désir de partir encore, mais tu me connais ce n’est pas vraiment moi de me faufiler dernière moi-même, un temps pour réfléchir et je reviens, sauf quand c’est la dernière fois. J’ai déraillé, je sais, je ne sais pas pourquoi, sinon je n’ai pas vraiment envie d’en parler, tu sais ce que c’est de ne pas avoir envie de me parler? À non, c’est vrai, ça va au-delà de ça, ce n’est pas une question d’en avoir envie, c’est, je ne sais pas, en fait je ne l’ai jamais su. Tout a été amplifié avec le temps, je crois que le fait que tu disais que je ne te faisais pas confiance, des fois je me demande si ce n’était pas l’inverse, en fin de compte, parce que moi je parlais, pas toi. Tu sais, le vouloir essayer et échouer c’est une chose, celle de juste éviter, c’est une autre. J’ai clamé souvent que mon absence était liée à mon inexistence pour toi, mais jamais rien n’a été fait ou dit à ce sujet, c’est toujours resté en suspens dans l’air chaque fois. J’ai toujours eu confiance en ce que tu me disais, j’ai toujours eu peur de ce que tu ne me disais pas. Est-ce que les mots inexistants sont notre réalité? J’ai juste demandé d’être rassuré, j’ai obtenu un silence. Je ne peux pas m’empêcher d’aimer ce que tu es tout de même, je comprends, quelque part, j’aurais aimé que tu comprennes aussi de ta part. Je ne peux pas m’expliquer ce vide laisser ouvert, douloureux, mais je sais que tu me manques. J’ai surement été jaloux à mes heures, j’ai surement été obsédé à l’idée de te perdre plus d’une fois, mais j’ai décidé d’y mettre un terme avant que ça m’arrive, parce que je n’obtenais pas ce que je désirais, parce que quand je n’étais pas là je n’existais pas, mais ça je n’ai pas eu besoin de l’entendre, je l’ai juste lu, l’après… silence.
Défi du jour : Jalousie
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Fumée
5 09 2014J’ai laissé tout ce que j’aimais pour m’enfoncer dans cette chambre. Je n’ai plus que le peu d’espoir qu’un jour tout changera pour le mieux, mais je ne suis pas certain de ce qui est le mieux pour moi. Plus je prends un recul sur ce qui m’habite, plus je me rends compte qu’il est question que de deux ou trois petites choses sur lesquels je me concentre, ardemment pour tenter de m’en sortir oubliant tout ce qui tourne autour, tout ce qui est présent et fonctionne. Tous les œufs dans le même panier, plus de paniers pleins que de vide, mais quand j’ai le dos tourné, les paniers se vident d’eux-mêmes, par négligence de ma part. Qu’est-ce qui ne va pas bien, qu’est-ce qui prend tant toute mon énergie, la quête de l’amour, toujours l’amour, depuis ma tendre enfance, chercher l’approbation, dans le désespoir que chaque pas que je fais est un peu un pas de travers. Je ne suis pas multitâche, j’ai mis tous mes espoirs dans tes bras parce que partout ça va. Partout ça va, famille, travail, partout sauf avec moi qui cherche toi. Je regarde dehors, j’ai le ventre vide, j’ai les nerfs qui me lâchent doucement, je n’ai plus envie de toi, de rien, du moins c’est ce que je me répète en attendant d’y croire.
Défi du jour : Lunettes trop roses ou trop noires
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