C’est toujours comme ça avant de partir en vacances

1 10 2014

 

Défi du jour : Herpès Mentale





D’instinct

1 10 2014

J’ai fait le chemin au moins quarante fois dans le passé, je me souviens y être allé tous les weekends, je me suis demandé à quoi ça pouvait ressembler trente ans plus tard. Quand j’ai mis de l’essence, j’étais vraiment convaincu que je pouvais m’y rendre. Ce n’est pas parce que j’étais assis derrière, que j’avais 7 ans, que je ne pouvais pas me souvenir du chemin, du moins je voulais y croire. Quand j’ai pris le chemin vers St-Cutbert, je ne me suis pas vraiment posé de question, droite, gauche, j’étais sur la route, tout allait bien. Quand le chemin c’est fait étroit, j’ai écouté mon instinct, sans vraiment ne jamais comprendre pourquoi je tournais à gauche où à droite. Je ne me suis pas demandé, d’un bout à l’autre de ma route, où j’allais, comme si je le savais. Quand j’ai emprunté la route de terre, dans ma tête, c’était facile… un pont en bois… deuxième pont en bois… il en manquait un pour arriver, je tourne à droite, le bruit de ma voiture sur le troisième pont me semblait familier. Quand j’ai tourné à droite tout de suite après, j’étais là, 30 ans plus tard, sans vraiment comprendre pourquoi j’étais là, comment j’avais pu réussi à me rendre, car la route n’était pas facile. Je me trouvais là, près de la fermette qui était à vendre, qui n’avait plus d’animaux, près de la piscine, qui n’avait plus d’enfants, près du chalet, du bois, probablement près d’un paquet de souvenirs qui refaisait surface sans prévenir. Quand j’ai repris la route, pour nulle part, la route complexe que j’avais suivie sans même retourner sur mes pas, j’ai compris à cet instant que je devais faire confiance à mon instinct, parce qu’en voulant retrouver ma route de retour je me suis perdu, parce que je la cherchais. Parce que quand j’ai pensé à toi, j’ai su où je pouvais te trouver.

 

Défi du jour : Route de terre

 





L’histoire

1 10 2014

C’est comme si c’était une surprise à chaque page de ma vie que je tournais. Quelque chose qui sort de l’ordinaire, qui sort de nulle part, comme si c’était la première fois que je le lisais ce foutu livre. Quand je suis rendu à la fin, ça me laisse toujours plein d’images, trop d’images. J’ai tenté de tourner les pages, une à une, encore et encore, mais c’est toujours la même chose, le même effet de surprise, le même effet de me dire chaque fois qu’il me semble que ce n’était pas comme ça la dernière fois. C’est toujours pareil. Je suis certain, le livre n’a pas changé, l’histoire non plus, les personnages s’animent toujours autant, toujours dans la même position, toujours un peu plus mou parce que le carton n’est plus à ses premières heures. Il y a toujours un détail que je remarque de plus, la face d’un personnage, un mouvement, mais le fond, le fond de l’histoire c’est que rien ne change, c’est toujours pareil, plus les surprises font surface, plus on se rappelle de ce qu’elle représentait pour nous. On finit par connaitre les rouages, les mouvements même subtils, mais on décide de le reprendre, de le relire encore et encore, comme s’il y avait toujours une part de magie, une partie que l’on ne comprend pas, une partie qui nous échappe, qui nous glisse entre les mains chaque fois et qui nous donne envie de recommencer.

 

Défi du jour : Pop-up book