Ce qu’il reste de nous

29 11 2014

Ce qu’il reste de nous… Un souvenir en papier, des larmes sur une page et de l’encre décolorée et toujours ton sourire qui me hante en tête. Tes yeux tristes dans les miens, nos silences, notre absence en compagnie de parfaits étrangers. Je suis mal, je suis malade, je suis rentré pour pleurer. Dans ma gorge, cette sensation qu’elle se noue, qu’elle m’empêche de respirer. Où on était hier, où serons-nous demain? Je t’ai suivi jusqu’à l’ascenseur, je t’ai trouvé encore plus belle qu’à l’habitude. L’habitude de nos silences et de cette romance quand on s’abandonnait l’un à l’autre. J’aimerais ne pas être l’interprète de ta tristesse, j’aimerais que tu sois simplement là. Rien ne change, tout m’émerveille. Ton dos, ton cou, mes dents qui s’y enfoncent doucement. Le son de l’ascenseur qui arrive, nos regards noyés, plus je monte à la surface, moins je respire. J’aimerais faire une pause, reculer, revivre, comprendre ce qui n’a pas été. J’aimerais choisir, te choisir une fois encore, être dans tes bras, en silence, muet, sourd, aveugle. Aveugle encore, ou ébloui, un instant encore, brûlé par la chaleur de ton corps. Ce qu’il reste de nous, des souvenirs, des envies, des incompréhensions et ce même sentiment qui me rappelle sans cesse à toi.





Des fois

16 11 2014

Des fois c’est comme s’il y avait quelqu’un de coller dans ton coeur. Quelqu’un qui englobait toute la surface, qui prenait toute la place. Des fois, c’est comme s’il essayait de faire le ménage, à coup de vouloir sans vraiment le pouvoir. C’est comme si, une histoire non finie restait prise, comme ça, sans que le deuil n’ait pris place, sans que l’amour ne fasse surface. Tous ces souvenirs récurent, toutes ses mémoires ne laissant place à personne. Des fois, c’est comme si le temps avait passé, que dès le début c’était dessiné, au crayon-feutre, noir, sombre et indélébile. Des fois on se demande pourquoi on est allé là. Peut-être a t’ont vu quelque chose, comme une lumière émergeant d’une lointaine tristesse. Qui peut sinon toi faire taire le passé. Qui peut selon toi faire que demain, un autre ne souffrira pas à sa place, à ta place. Les talons tournés, en silence il a gagné l’antre qui lui était destiné. Des fois, on ferait exactement la même chose, les mêmes décisions, les mêmes mouvements en espérant un autre résultat. On remettrait entre les mains de la vie son propre coeur à nu, en souhaitant simplement que quelqu’un y face attention, que quelqu’un comprenne la raison, le pourquoi, le comment tout ça, c’est produit. Des fois on souhaiterait que ce moment entre deux portes ne cesse jamais. On souhaiterait être fort, inatteignable, mais on serait insensible à tout ça, à la vie, à l’amour, à demain qui sera gris encore, comme l’automne qui a remis son manteau de pluie. Des fois on se pose vraiment trop de questions, on a peur de laisser-aller, on a peur pour notre coeur, que c’était la dernière fois.





J’irai seul

11 11 2014

J’irai seul, car j’ai envie d’être avec toi. J’irai seul dans la nuit, sans bruit. J’irais seul parce que la présence de quiconque ne saurait combler le vide de ton absence. Dans la noirceur je fermerai les yeux, j’écouterai doucement ses doigts, jamais aussi doux que les tiens, frapper chaque note comme si elle ne jouait que pour moi, que pour me consoler, que pour m’accompagner dans la noirceur de cet instant, comme pour me bercer, et ce si longtemps. J’irai seul en comprenant pourquoi je le fais, pourquoi je me prive, pourquoi je m’isole ainsi. J’irai seul, car seul, ça n’a rien à voir avec les attentes, rien avoir avec l’insatisfaction de se contenter d’un autre quand ce n’est pas ce que l’on veut, l’on souhaite, l’on désire d’une soirée céleste, d’une soirée où seul le temps est notre ennemi. Je tenterai de ne pas penser à toi, quand elle jouera mon morceau préféré, quand entre deux berceuses elle me dira en silence que la prochaine est pour moi, que la dernière est pour me souhaiter bonne nuit. J’ouvrirai les yeux pour me rendre compte que tout ça est passé, tout ça est derrière moi, qui me faudra rentrer. Je devrai me diriger vers chez moi et j’irai seul, parce que je l’ai décidé, parce que tu l’as aussi souhaité

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Le large

9 11 2014

J’ai peur que tu m’oublies, j’y ai rêvé mercredi, je te serrais fort dans mes bras et tu glissais doucement entre mes doigts. Tu glissais comme le sable, celui d’un sablier, ou celui de la mer, celui qui glisse doucement sans que je ne puisse rien y faire. Je n’ai jamais cru que le sable serait si cruel, sauf quelques fois oui, dans mes souliers, où il s’était infiltré en douce pour me blesser juste un peu, un petit peu, à chaque pas que je faisais. Il est parfois si doux, si fin, si chaud lorsqu’avec toi j’y marchais en même temps que le soleil glissait dans sa fente pour passer la nuit. Je m’ennuie du sable, du soleil, de toi. J’ai enlevé mes souliers, parce que ça me faisait mal. Je ne croyais pas que tu prendrais le large, si vite, trop vite. Doucement vers la mer je te voir repartir, j’ai le coeur gros et encore tant à te dire. Ces mots qui glissent comme des galets qu’on utilise pour les ricochets, propageant l’écho à la surface de l’eau, tombant dans l’oubli bien avant la nuit. Je suis pétrifié, cherchant où je dois aller, j’ai perdu mon sens, j’ai perdu mon essence, j’ai perdu dans la mer bien plus que mon coeur de pierre.





Maison de campagne

6 11 2014

Je suis une maison de campagne, où chaque semaine tu te reposes. Je suis une maison de campagne où quand s’annonce la semaine tu disposes. Tu me laisses avec mes souris, mes araignées et ce froid immense qui m’envahit. Tu me laisses avec la simple impression d’être dans l’oubli. Quand le soleil transperce l’horizon, d’une journée à l’autre, avec les loups qui hantent mes rêves et cette semaine qui s’achève. Retourneras-tu, encore me voir, un soir, où la lune pleine te rappellera combien tu étais bien sous mon toit? Je suis une maison de campagne que rarement le temps épargne. Je suis une maison dans le bois que personne ne voit. Personne sauf toi, qui me regardes, fais trembler mes planches, battre mes volets, fait jaillir les feux follets. Je travaille sans relâche et doucement mon bois se penche, pour le laisser entré de l’hiver à l’été. Je suis une maison de campagne, qui tremble sous tes absences. Je suis une maison de campagne qui rêve de sa retraite.





Laisse…

4 11 2014

Encore une fois, une dernière fois, me perdre dans tes bras. Jusqu’au matin, au petit matin, quand le vent frais te rapprochera de moi. Laisse-moi rêver ou m’attacher, à chacun des moments, des minutes, des secondes qui passent, qui me séparent de ton départ. Laisse moi penser, que ce jour reviendra encore, un soir, ou dans la nuit, tu souffiras d’ennui, tu souffriras de moi, tu ne te supporteras plus et tu penseras à moi. Tu ne voudras jamais de moi, tu n’auras jamais le meilleur de moi, parce que tu l’as décidé, en fait du ne t’es pas prononcer. Chaque jour me procure des rêves étranges, où plus en plus tu disparais, où plus en plus je m’accroche, ou le temps est le seul reproche. Dimanche, jour mauvais, tu m’oubliras, sans que je m’ais trop compris pourquoi, sans que je n’aille voulu voir, que jamais mon corps de voudrait s’éloigner de ton corps. Tant d’espoir et de larme où le matin je me réveille innondé de chagrin. J’ai envie de choisir. J’ai envie de toi. J’ai envie d’un demain heureux. J’ai envie de demain. J’ai envie.