Maison de campagne

6 11 2014

Je suis une maison de campagne, où chaque semaine tu te reposes. Je suis une maison de campagne où quand s’annonce la semaine tu disposes. Tu me laisses avec mes souris, mes araignées et ce froid immense qui m’envahit. Tu me laisses avec la simple impression d’être dans l’oubli. Quand le soleil transperce l’horizon, d’une journée à l’autre, avec les loups qui hantent mes rêves et cette semaine qui s’achève. Retourneras-tu, encore me voir, un soir, où la lune pleine te rappellera combien tu étais bien sous mon toit? Je suis une maison de campagne que rarement le temps épargne. Je suis une maison dans le bois que personne ne voit. Personne sauf toi, qui me regardes, fais trembler mes planches, battre mes volets, fait jaillir les feux follets. Je travaille sans relâche et doucement mon bois se penche, pour le laisser entré de l’hiver à l’été. Je suis une maison de campagne, qui tremble sous tes absences. Je suis une maison de campagne qui rêve de sa retraite.