J’ai peur que tu m’oublies, j’y ai rêvé mercredi, je te serrais fort dans mes bras et tu glissais doucement entre mes doigts. Tu glissais comme le sable, celui d’un sablier, ou celui de la mer, celui qui glisse doucement sans que je ne puisse rien y faire. Je n’ai jamais cru que le sable serait si cruel, sauf quelques fois oui, dans mes souliers, où il s’était infiltré en douce pour me blesser juste un peu, un petit peu, à chaque pas que je faisais. Il est parfois si doux, si fin, si chaud lorsqu’avec toi j’y marchais en même temps que le soleil glissait dans sa fente pour passer la nuit. Je m’ennuie du sable, du soleil, de toi. J’ai enlevé mes souliers, parce que ça me faisait mal. Je ne croyais pas que tu prendrais le large, si vite, trop vite. Doucement vers la mer je te voir repartir, j’ai le coeur gros et encore tant à te dire. Ces mots qui glissent comme des galets qu’on utilise pour les ricochets, propageant l’écho à la surface de l’eau, tombant dans l’oubli bien avant la nuit. Je suis pétrifié, cherchant où je dois aller, j’ai perdu mon sens, j’ai perdu mon essence, j’ai perdu dans la mer bien plus que mon coeur de pierre.
J’aime bien, très belles métaphores, j’ai le goût de t’offrir une boussole, cela pourrait peut-être t’aider !!!