Ce qu’il reste de nous… Un souvenir en papier, des larmes sur une page et de l’encre décolorée et toujours ton sourire qui me hante en tête. Tes yeux tristes dans les miens, nos silences, notre absence en compagnie de parfaits étrangers. Je suis mal, je suis malade, je suis rentré pour pleurer. Dans ma gorge, cette sensation qu’elle se noue, qu’elle m’empêche de respirer. Où on était hier, où serons-nous demain? Je t’ai suivi jusqu’à l’ascenseur, je t’ai trouvé encore plus belle qu’à l’habitude. L’habitude de nos silences et de cette romance quand on s’abandonnait l’un à l’autre. J’aimerais ne pas être l’interprète de ta tristesse, j’aimerais que tu sois simplement là. Rien ne change, tout m’émerveille. Ton dos, ton cou, mes dents qui s’y enfoncent doucement. Le son de l’ascenseur qui arrive, nos regards noyés, plus je monte à la surface, moins je respire. J’aimerais faire une pause, reculer, revivre, comprendre ce qui n’a pas été. J’aimerais choisir, te choisir une fois encore, être dans tes bras, en silence, muet, sourd, aveugle. Aveugle encore, ou ébloui, un instant encore, brûlé par la chaleur de ton corps. Ce qu’il reste de nous, des souvenirs, des envies, des incompréhensions et ce même sentiment qui me rappelle sans cesse à toi.
Que puis-je dire … très triste que ce texte …