J’ai mal à ma carapace, dévorée par les rapaces, je ne suis même pas mort encore, laissez-moi, mon dernier souffle. Je n’ai plus ma jeunesse, mon charme, mon allure, mon envergure, que mon triste sourire, pitié laissez moi partir. Quand ma peau décolle de sur mes os usés, je ne me sens plus comestible, mais à quoi bon, l’appétit vous guettes, mais je ne suis pas une viande de choix. Karma, il m’a pris en rhume, sans que je comprenne, était-il seulement fiction, n’ai-je point compris ma seule mission. Ma vie pour ma patrie, ma famille et mes amis, et toujours un peu de place encore pour l’inconnu qui passe, pousse et s’enfuit. Tu me bécotes de ton nez aquilin, t’insérant de plus en plus dans mes os, les faire craquer, craquant à souhait, rien ne t’arrête, jusqu’à ce que poussière je devienne sous le soleil ardant, content encore que tu n’aies pas de dents. Écoute-moi, un instant encore, simplement pour que je souffre un peu, laisse-moi savourer la douceur incessante de la douleur que tu m’infliges. Mon corps, ma tête, tout y passe, y repasse, ma vie, aujourd’hui, mais hier aussi. Je déraille, je perds la track, le nord et la raison encore. Je n’ai plus raison de m’en faire, de m’enfuir. Il ne me reste que le temps, le temps seul qui me reste.
Aux plats, aux pieds
17 12 2014Commentaires : Leave a Comment »
Catégories : Attentes, Bonheur, Solitude
Conte défait
16 12 2014Ensorcellement nocturne, réveil brutal. À quel moment tout est devenu fatal? J’ai regardé par delà la lumière de la lune, je n’ai trouvé aucune lacune. Que s’est-il passé au gré du vent, qui s’est joué de nous au fil du temps? Une mauvaise blague, une infortune, un souhait de plaie sur notre bonne fortune. J’ai dormi trop longtemps, pourrais-je t’embrasser à mon réveil? N’ai-je point la possibilité de tout rompre si seulement je te désire? Un baiser sur tes lèvres et nous serons le dire. Qui a voulu de ce malheur sur nous? La vie vile ou quelqu’un de plus jaloux. Les médisances, les insolences, les mots atroces sur ma fragile carcasse, n’ont eu qu’effet de me faire disparaitre de ton espace. Est-ce seulement à moi la faute, mon dieu, j’en doute, à la bonne votre. Se vautrer dans un discours, une pléiade, un balbutiement mondain, n’allège point la peine que j’ai chaque matin. On remâche, on recrache, les mots de travers, ceux mêmes qui s’étaient logés dans la gorge avant qu’on ne les boive par les yeux. J’ai à vomir bien plus qu’une remontrance, une histoire, une épopée, une belle romance. Mon coeur ensemencé d’un sentiment sur lequel je me penche. Abandonné l’idée simple qu’il existe, je boirais cet élixir, s’il te plait Panoramix. Je ne peux plus me sentir, je ne veux plus me mentir, j’aimerais que tout cesse, mais je connais déjà l’avenir. Laisse-moi y croire, un baiser, un seul, pour que s’évanouisse enfin, cet ensorcellement vain.
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Catégories : Amour, Attentes, Troubles
Le mouvement statique
8 12 2014J’avais emballé le cadeau que j’avais pris tant de temps à te dévoiler. Déballer un à un mes sentiments, sans retenue, laissant en pile les papiers qui m’avaient servi à tout cacher. Mes sentiments en pile dans un coin noir d’une pièce où plus personne ne va, même pas moi. Une pièce où personne n’est passé ramasser simplement pour se rendre compte que tout était toujours là, intacte, exactement comme je l’avais laissé. Une montagne de mots, une bute de sentiment, on me disait de passer par-dessus, j’ai toujours eu peur des hauteurs. J’ai le vertige, la peur du vide, de la page blanche, d’une plage trop dense, d’un mot oublié ou mal orthographié simplement en pensant que tu ne le lirais pas, tu ne le lirais plus, tu ne le verrais pas de toute façon, même la poussière n’efface pas mon verbiage. Je me suis tenu responsable du ménage pas fait, même si je hais ça je déménage, à quoi bon rester dans cette pièce ou la vie n’existe plus, des mots morts qui n’ont de sens que pour celui qui les a écrits, un soir ou trop tard il s’était rendu compte que le temps filait, doucement, dans les lames du plancher, sans bruit. Un matin, chaque matin, quand ma main passe pour chercher une présence, juste une petite présence, mais de n’y découvrir que du froid. Me rendre compte simplement que je ne comprendrais pas, je ne comprendrais rien, je m’entêtais sans cesse à m’expliquer à moi même pourquoi j’étais là. Ne pas comprendre, avoir tout fait, trop fait, pas assez, juste un peu à droite, ah et puis dégage. Me retrouver, avec des gens qui me disent des choses qu’ils ne comprennent pas, qu’ils n’auront peut-être jamais sentis. Comparer, parce qu’eux c’était comme ça, c’est comme, c’était pareil, sans comprendre que c’était différent, ce n’était pas moi, ce n’était pas elle, ils en savent quoi. Demander le silence, le trouver insupportable, insurmontable, mais attendre un moment. N’être point en mesure de voir, de rencontre, d’embrasser la différence. Ne simplement pas en avoir envie, y être indifférent. Laissez le vent emporter une pile de papier qui trainait dans une chambre ou personne ne va, simplement parce que personne ne sait qu’elle existe encore, simplement parce qu’on n’en aime pas la couleur. S’acculer à un mur, en marché le long de la paroi, attendre toujours avant le prochain pas, puis dormir debout, encore un jour sans soleil, sans tes yeux cuisant sur ma peau. Espérer que demain sera différent, souhaiter que tout est pareil, avoir la simple amertume que tout est fini, ne pas vouloir en faire le deuil simplement parce que des fois que… s’en convaincre. Recommencer, encore. Oublié les mots qui ont du sens et en donner en ceux qui n’en ont pas. Attendre, toujours attendre, ce n’est pas fini, pas encore. Toucher le froid, encore. Laisser glisser une larme, laisser aller un soupir. Penser que l’on a tout fait, penser que ce n’était pas assez. Savourer les photos en tête comme des petits souvenirs laisser par millier. Regarder, espérer, aimer. Vide, naïvement, seul. Je m’agrippe, au néant, à l’infini, à toi. J’observe l’horizon sans en voir le bout. Parait que c’est normal, je m’en réjouis un peu. Bouger, mais pas trop, pas trop vite, pas trop loin, un pas à la fois, un à un, car semble t’il qu’il y en a des faux, j’en ai fait plus d’un. Revenir sur ses pas, ses décisions, ses idées. Les trouver toujours aussi bonnes, chaque fois. Être convaincu de ne s’être pas trompé, que tout ça valait la peine, que tout ça, je le referais cent fois. Être satisfait, heureux, amoureux. S’éteindre.
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Étiquettes : Seul
Catégories : Solitude
Parfait
7 12 2014Ce matin me réveiller, un rayon de soleil sur le nez, la chaleur sur mes pieds et mon chat qui ne peut pas ronronné. La musique douce comme le vent, comme une berceuse pour enfant, je tends l’oreille et je m’endors encore. Un rêve où tu te trouves distraitement placer, tu sais que tu ne devrais pas y être, surement de ma faute, je pensais justement à toi. Une larme arrachée par un miaulement paniqué, tout s’effondre pour me ramener chez moi, as-tu donc réussi cette machine à transporter dans le temps. L’odeur un peu brulée des grains de café torréfié qui doucement s’effondre dans une tasse profonde. La musique qui joue avec mes cordes sensibles, sans arrêt, sans coeur. Une pensée pour mon père, quelques mots à ma mère, ma soeur et pour moi, le silence encore qui danse. J’ai peur de toi, j’ai peur de moi, j’ai peur que le jour se couche sans toi entre ses bras. J’ai cette boule dans la gorge, sans voix, sans que ce soit de la faute de mon chat. J’ai envie de me réveiller comme hier, demain, un autre jour. J’ai dans le coeur des souvenirs, des sensations étranges, ainsi que ce long soupir qui prononce doucement ton nom. L’année s’achève, comme la journée, comme ce rêve parfait que je fais de toi, chaque fois que j’ai un peu froid.
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Catégories : Amour, Solitude