J’ai mal à ma carapace, dévorée par les rapaces, je ne suis même pas mort encore, laissez-moi, mon dernier souffle. Je n’ai plus ma jeunesse, mon charme, mon allure, mon envergure, que mon triste sourire, pitié laissez moi partir. Quand ma peau décolle de sur mes os usés, je ne me sens plus comestible, mais à quoi bon, l’appétit vous guettes, mais je ne suis pas une viande de choix. Karma, il m’a pris en rhume, sans que je comprenne, était-il seulement fiction, n’ai-je point compris ma seule mission. Ma vie pour ma patrie, ma famille et mes amis, et toujours un peu de place encore pour l’inconnu qui passe, pousse et s’enfuit. Tu me bécotes de ton nez aquilin, t’insérant de plus en plus dans mes os, les faire craquer, craquant à souhait, rien ne t’arrête, jusqu’à ce que poussière je devienne sous le soleil ardant, content encore que tu n’aies pas de dents. Écoute-moi, un instant encore, simplement pour que je souffre un peu, laisse-moi savourer la douceur incessante de la douleur que tu m’infliges. Mon corps, ma tête, tout y passe, y repasse, ma vie, aujourd’hui, mais hier aussi. Je déraille, je perds la track, le nord et la raison encore. Je n’ai plus raison de m’en faire, de m’enfuir. Il ne me reste que le temps, le temps seul qui me reste.
Aux plats, aux pieds
17 12 2014Commentaires : Leave a Comment »
Catégories : Attentes, Bonheur, Solitude