J’écris. J’efface. J’écris à nouveau, puis je ré efface. Je me condamne à être qu’un mouvement incomplet. Imcomplet sans ce que j’ose appeler la création de ce texte qui sommeil en moi. Je ré écris, j’efface à nouveau. Sur le papier mince se déchire ma vie, en fine lanière, en infime coupure de temps, de vent, d’entretien que je ne sais chérir. Fragile, comme le papier, comme les écrits qui composent ma vie. Un seul mouvement, un seul pas, d’avant à derrière. Je n’ai plus d’histoire pour toi, je n’ai plus d’histoire pour moi. Je n’ai qu’un rêve, qu’une porte de sortie, qu’un seul plaisir coupable que j’entretiens bien peu souvent. Ces blogues morts je ne deviendrai pas. J’ai toujours quelque chose à dire. J’ai toujours cette ligne qui vous fera vibrer parce que je ne suis peut-être pas le seul à connaitre ce qui fait vivre les gens. J’ai cette envie d’écrire cette histoire qui parle de toi, qui parle de moi, qui parle de vie, qui parle de mort. Je n’oublie jamais tous ces mots que j’ai livrés sur ce papier trop souvent inutile. J’ai la surprise de voir que je suis encore visité, après des jours, des semaines, des mois d’absence. J’aimerais offrir plus, je ne sais qu’écrire… avez-vous une idée? J’ai besoin de créer hors de mon champ d’expertise, hors de ce qu’est l’humain. J’ai envie de dire des choses. J’ai envie d’aimer, j’ai envie d’être aimé, j’ai parfois l’impression de ne plus savoir comment. Où ai-je mis la passion, l’exotisme, le cachet qui faisait que ma vie valait quelque chose. Je cherche, j’ai peu de temps, j’ai envie de ça, j’ai envie de toi. Je ne sais plus si je sais, si je suis, capable de ça, capable de toi. Je suis capable de n’importe quoi, es-tu capable de me le proposer?
L’envie
12 05 2015Commentaires : 4 Comments »
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Je me permets un peu de toi
12 05 2015L’envie d’être à la hauteur, ne naitre qu’à la hauteur, de n’être qu’un auteur, tout chavire, j’ai un peu mal au coeur. De concepts inventés, mes rêves n’en finissent plus de prendre forme, dix formes, toutes plus floues les unes que les autres, un manque de précision, de sommeil, de toi. Je me lie les poings pour ne pas que mes mains t’atteignent, toi clavier qui me permet les mots des autres, les miens, de lointains souvenirs et ma main, mais sur ta surface, si familière, c’est un peu chez moi ici. La poussière, ce qui traîne dans les coins, des cheveux laisser là, parce que c’est un peu comme si c’était toi. Tu me manques et j’aime ça, ma peau qui se souvient de toi, cette sensation d’encore te sentir, là, près de moi, mon sang qui s’active à la seule pensée d’effleurer. La chair de poule sur mes bras n’évoque que toi, par moment bref, par moment constant. J’ai saisi le pouls, le temps, le moment qui ne faisait que me répéter sans cesse cette douce perfection imparfaite. Je sens et je sais que je suis. Je ne respire que par nécessité, je rêve que par plaisir. Je ne manque de rien, tu me manques chaque fois.
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