Je garde mes mots pour moi, histoire de ne pas faire d’histoire. C’est complexe, pas nécessairement compliqué, mais complexe, comme si ce que j’ai toujours voulu écrire me piégeait tout à coup dans un racoin, une forêt isolée où seul le vent chuchote encore ce qui me traverse l’esprit. Cet esprit monstre qui va dans tout les sens pendant que moi je reste en place, immobile, à regarder passer le temps. Je me surprends même à ne pas croire au 500e, comme si la faim m’assaillait, comme ça par surprise, assis devant un buffet gargantuesque, mais la bouche cousue, que le nez pour respirer. Je me suis tue, pas du verbe tuer comme le suicide, mais le verbe taire, le synonyme de terrer. L’hiver trop tard, l’absence de médication, la vie, tout me laisse dans mon monde, dans cet univers où se déroule mes rêves, où je suis condamné à simplement ne plus écrire. J’ai l’envers de la médaille effacer par le temps, il ne reste que ce que l’on voit, de toute façon l’autre coté ne plaisait pas ou peu. Était incompris ou incongru, tout dépend de qui en faisait la lecture. Je lis les mots des autres par faim de ne pas vomir les miens. Je ne sais plus comment manger, comme sans bras, sans bouche ou sans estomac. La mousse me pousse dans mon visage à force de saliver devant toute ces idées. J’ai perdu quelque chose, quelque part, à un certain moment de l’histoire. Ce plaisir à mourir de faim sans fin. À ne boire qu’au cliquetis d’un clavier délaissé. Je ne veux pas sombrer dans l’oubli, même pas l’instant d’un moment où je ferme les yeux. Je veux brûler les aliments comme avant, les consumer avant de les consommer avant que le printemps arrive, avant qu’hiberner ne se transforme à mourir de fin.
C’est gentil ce mot, ce poème, ces vers. Je n’attends pas de me faire prier, j’attends simplement que la terre dégèle ici, que le calme se fasse dans ma tête. J’attends le mot, l’inspiration, l’idée. Je manque d’eau.
Tu gardes tes mots pour toi, afin de ne pas faire des histoires.
Malgré cela, le tout est plus fort que toi.
En nous partageant tes savoirs.
Les mots sont assoiffés et te raccompagnent sans arrêt.
Ils sont devenus ton ombre en complète permanence.
Parfois le tout te semble complexe, tu contredis, moi j’affirme, c’est un prétexte.
Tes traces sont restés malgré ton absence.
Tu arrives toujours à maintenir ta présence.
Sauras-tu combler le besoins des tes lecteurs?
Ou doit-ons te demander en tant que faveur?
Quel plaisir de te voir revivre, j’aime te lire … beau texte