Un livre

10 04 2016

Je me suis demandé un instant ce que tu sentais, j’ai manqué d’aller acheter ton parfum, celui que tu mettais quand je t’ai connu, celui qui t’appartient dans ma mémoire, ça sent toi. J’ai pensé en mettre sur ton côté de lit, celui qui t’appartenait du moins, celui où on ce n’est vraiment jamais chicané, c’était chacun son côté, jamais le même dépendant du lit, ça se choisissait par la force des choses, dans le mien c’était le coté est. En faisant ça, je sais que je dormirais mieux, mon sommeil serait probablement plus paisible, mes réveils probablement plus difficiles, accompagnés de tes vieux silences. J’ai tenté de m’imaginer, me réveiller à tes côtés, encore un moment, simplement pour te regarder, parce que je te trouve belle, parce que j’ai toujours été fier d’être là, à tes côtés, parce que j’aurais bougé mer et monde pour te le signifier. Aujourd’hui, je ne sais pas, je ne sais plus qui tu es, j’ai l’impression que t’es qu’un vieux rêve que j’ai fait à répétition, trop souvent, simplement par habitude, remplacer par un trou béant dans ma poitrine. La douleur vive ne cesse pas, ne diminue pas, j’ai envie de crier, simplement pour éteindre le mal. Si mon coeur est un livre sur lequel de belles histoires se sont écrites, aujourd’hui j’en suis à la dernière page. Je ne comprends pas pourquoi je suis là, je ne comprends pas pourquoi ça s’est passé comme ça. Le texte s’est estompé ne donnant même pas une odeur de fin.