Anxieux

22 01 2017

Avant, quand je ne dormais pas, c’était pour me faire des idées. Je me faisais des idées à ton sujet, parce que dans le silence on pense. Quand je ne dors pas, c’est que je réfléchis à des choses inutiles, des choses futiles qui n’ont aucun sens. Quand la fatigue m’atteint, mais pas le sommeil, mon cerveau surveille les moindres faits et gestes des gens qui m’entourent où j’analyse l’incongruité du moment. Je me dis que SI tel truc s’est dit, ALORS il arrivera cela. J’établis des corrélations sans fond, sans fondement véritable qui termine en queue de poisson. Ce qui est drôle, c’est que je ne me suis que très peu souvent trompé dans mes analyses très peu scientifiques. Le « y va arriver quelque chose » se produit bien souvent et bien souvent comme je le pensais. Des fois, ça m’empêchait de dormir, rarement, mais quand même. Cette idée que je me faisais avait l’allure d’une boule de neige qui descend la montagne, grossissant au fur et à la mesure de sa descente. Le poids de cette neige s’appuyait sur ma poitrine, m’empêchant de vivre, de respirer, de dormir, de tout quoi! Jusqu’à ce que cette boule de neige percute un arbre et que son intérieur soit révélé. De la neige, oui oui, ça n’a été toujours que de la neige. C’était la même idée qu’au début, mais avec de l’enrobage, de l’acharnement, un peu trop du mien.

Ça, c’était avant, aujourd’hui, j’ai perdu cette sensibilité accrue, qui se transformait en anxiété, en histoire sans fin, en horribles cauchemars éveillés. Aujourd’hui je dors, paisiblement, sans que personne ne trouble ce sommeil. Des fois, ça me manque, ce sentiment qui a toujours été en moi. C’était vraiment négatif, mais aujourd’hui ça n’existe plus. J’en remercie EMDR de m’avoir aidé à tuer ces démons.

Défi du jour : Les démons de mes nuits blanches





Une chance

22 01 2017

Tu sais ce que t’as, mais sais-tu ce que tu pourrais avoir? Si tu te donnais la peine, si tu prenais la chance d’aller voir. C’est peut-être différent de ce que l’on pourrait imaginer, là tu sais ce que t’as, tu ne sais pas ce que tu pourrais avoir, ça reste tout flou. C’est comme un brouillard épais. Comme la petite dame qui ne sait pas si elle doit prendre le dix-sept mille dollars de son enveloppe choisie, son choix à elle qui n’avait que rien a se mettre sous la dent, et quand je dis sous la dent, je n’exagère que très peu, car je suis à une ou deux de ce qui compose sa dentition. L’histoire n’est pas là, elle, elle n’a rien avant d’y aller, elle arrive là, les poches presque aussi vides que ça bouche. Peu importe, le montant, elle peut flancher, rien ou quelque chose. Quelque part, elle repart plus riche, plus d’argent pour elle, pour passer un mois ou deux de plus, dépendant comment elle s’investit à le dépenser, simplement un choix différent d’investissement. Je sais, c’est une question de feeling, faut le sentir pour y aller, si tu le sens pas, tu n’y vas pas. Je suis comme ça aussi, j’ai de la misère à avancer quand je ne le sens pas. De toutes mes histoires, c’est arrivé qu’une fois que je suis retourné voir en arrière, que j’ai « essayé », parce que pour moi c’était pas juste un essai, j’avais envie de ça, même si ma tête me disait de faire le contraire, j’ai juste écouté mon coeur. Et bien, j’ai compris que les deux discutent ensemble, c’est comme un complot entre les deux, que je choisisse la tête ou le coeur, je me fais avoir, y sont jamais de concert, jamais de duo, à part quand c’est un non total, mais même là, le non total c’est le coeur qui a parti le bal pendant que la tête avait déjà décroché. Des fois, je prends des chances de me faire confiance, la tête ou le coeur, c’est peut-être juste une impression qui fait que je sais ce que j’ai, mais j’oublie ce que je pourrais avoir.

Défi du jour: L’oeuf ou l’enveloppe





Elle me dit

22 01 2017

Elle a commencé par me dire mange. Je n’ai pas écouté, par affront ou parce que je n’avais pas faim, avec le temps je me dis que c’est parce que je n’avais pas faim. Je ne mange pas trois fois par jour, même si c’est recommandé. Ensuite, elle me dit parle, dis tout ce que tu penses, ne garde pas ça en dedans de toi. C’est là que j’ai commencé à écrire. Je crois que c’est parce que les gens m’énervent à parler pour ne rien dire, toujours, pour combler le silence qui entoure délicatement mon être. Je mets en mots ce que je ressens, pas ce qu’il fait comme température dehors ni mon désaccord pour un politicien plus véreux qu’un autre. Même si parfois je rage, je tente d’éviter de faire parler les autres, sauf un peu cette année, où je vois les réseaux sociaux se remplir de plus en plus d’idioties par le plus commun des mortels, simplement parce qu’il croit. Les gens s’attachent à leurs croyances aujourd’hui biaisées par toute la désinformation qui nous est donnée.

Pendant que sa mère disait que j’allais en briser des coeurs, elle me disait simplement d’aimer. Simplement. Je l’ai écouté, je ne sais pas si j’ai procédé de la bonne manière, mais j’ai aimé, comme j’ai pu, comme bon me semblait et mon coeur a été brisé. Mainte fois, assez pour que je n’en aie plus envie. Peut-être parce que ma main accrochée à ma dernière relation me laisse les doigts tout blancs à force de m’agripper, je ne veux pas lâcher, tout pour moi est encore bien là, j’ai fait plus d’un test.

Puis maintenant elle me parle, elle me dit des choses pour me protéger, comme lorsque je n’avais pas l’âge de réfléchir. Moi je réponds souvent comme un adolescent devant elle, puis quand elle se détourne je l’écoute bien souvent. Je sais qu’elle fait ça par amour, je sais qu’elle fait ça pour moi, je sais que je l’aime aussi, alors je l’écoute, je suis comme ça. Et que dans bien des cas, c’est bien elle qui a raison.

Défi du jour : Ma mère me l’avait dit.