J’ai cherché quoi écrire dans le dictionnaire, mais il n’y avait que des mots sans idées. J’ai cherché dans un livre d’idée simplement pour m’inspirer et je me suis rendu compte que ce n’était pas mes idées alors j’ai laissé tomber. C’est là que tout s’est cassé, en commençant par mes doigts, et ce, jusqu’à mon coeur pris de froid. Puis j’ai pensé à toi. Puis j’ai arrêté parce que ça ne me servait à rien, car je n’avais plus de mains. Cette expérience me laissant sans voix, je n’ai même pas pu demander à Siri de taper pour moi. Ensuite j’ai regardé mon chat, qui se foutait de moi, « N’y pense même pas! » Je n’avais plus les moyens de m’exprimer, de mettre sur papier, plastique, numérique, les mots qui étaient à mes sentiments rattachés. Être, avoir, savoir, chercher, comprendre ou aimer, des verbes biens singuliers pour exprimer ma pensée. Regarder, réfléchir, imaginer qu’on est en mesure de tout faire, tout dire, ce qui n’a pas déjà été dit ou fait, par confiance de mettre un mot devant l’autre, qu’on est vraiment quelqu’un d’autre. Combien de combinaison possible entre les mots pouvons-nous trouver, combien de mots pouvons-nous trouver, en inventer, reconstruire en une histoire qui sera, le souhaite-t-on, différente à celle de l’autre qui a déjà été faite. Dans la quête de l’originalité se perd en fait le bruit que l’on a entendu, celui que l’on a vu, transformer et recracher. Combien d’histoire d’amour on peut écrire avec les mots “Je t’aime” sans que l’histoire ne devienne pas une comédie ou encore pire une scène d’horreur où on se permettrait de mélanger les genres. Vit-on tous les mêmes histoires, encore et encore, avec les noms des personnages qui changent, les lieux qui varient, l’époque qui navigue d’une décennie à une autre, comme dans un moins bon roman Harlequin. Le nouveau est le vieux remâcher simplement pour le plaisir de se souvenir combien la première version était bien sympathique. Est-ce que mes histoires ont été vécues par d’autre, devrais-je me donner la peine de me raconter, ce que je me souviens, ma perception, mon état d’être, d’âme, d’échec.
Combien d’histoires
26 02 2018Commentaires : Leave a Comment »
Étiquettes : Amour, Bruits, Vide
Catégories : Absurde, Fatigue
Sensible
25 02 2018Je suis seul. C’est peut-être plus simple maintenant, moins douloureux. C’est vraiment triste par contre, parce qu’à deux c’était bien dans le temps, quand on partageait nos soupers, nos soupirs, nos sourires et nos désirs. Seul, je fais la même chose qu’à deux. Le sexe est plus platonique seul, tout comme les déjeuners, les diners, les soupers. C’est peut-être juste à cause de la vie tout ça. C’est peut-être juste parce qu’à un moment donné, je suis trop resté moi, je n’ai pas pu être différent au début, je n’ai pas pu être sur un High fictif qui fait qu’on a un Down horrible avec le temps, quand on retombe les pieds sur terre, quand l’autre se rend contre qu’on est peut-être plus terne qu’on le pensait. Le mur, qui arrive un jour ou l’autre, en plein visage, sans prévenir. Celui qui fait craquer les os du corps lors de la force d’impact, qui nous laisse tout mous, tout flasques sur le sol. J’avais décidé de ne pas aller là, pour faire différent, pour me rassurer, pour me protéger de l’impact du mur, sans savoir s’il viendrait un jour. Quand le mur est arrivé, ça fait moins mal, mais ce n’était pas moins désagréable dans l’ensemble. Je suis capable de ça parce que docteur m’a un petit peu hypnotisé dans le temps, m’a juste fait voir ma vraie couleur parce que je croyais que je ne méritais pas l’amour qu’on voulait me donner. Toujours une peur quelconque non fondée qui tournait dans ma tête, qui m’emportait, loin de la réalité, loin de ce que j’étais en train de manquer, loin de ce que je perdais chaque fois que je le faisais. Moi qui n’a jamais trompé personne, moi qui pense toujours à l’autre, qui à toujours une attention inattendue, une surprise surprenante, une oreille qui ne fait pas juste se tendre ou prétendre. Quand souffle devenait un ouragan, qui m’emportait dans le doute, la crainte, mais surtout l’angoisse de n’être pas aimé pour ce que j’étais, je devenais quelqu’un que je n’étais pas. Depuis, je comprends mes sentiments, ils sont réels, forts, authentiques et dénudés de toutes peurs. Je m’ennuie parfois de ce manège qui me donnait le vertige, les sensations fortes, le vent dans le visage qui fait perdre le souffle, qui mouille les yeux. Je ne m’ennuie pas de la descente aux enfers, vers ce mur qui vous défigure pendant plusieurs mois. Je suis seul parce que je suis resté moi-même. J’ai décidé de ne pas me faire aimer si ce n’était pas pour moi qu’on le faisait. Je ne veux pas être l’idée idéale d’une relation qui ne tient pas debout. J’ai changé comment je faisais les choses, j’en arrive au même point. Peut-être que c’est juste pas pour moi tout ça. Peut-être aussi parce que j’ai rencontré la personne que j’ai été avant, simplement pour me dépeindre ce que j’ai pu être pour d’autre, mais je l’ai tout de même aimé, fondamentalement, chaque jour qu’elle m’a permis d’être à ses côtés.
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Étiquettes : Amour, Déception, Triste, Vide, Vie
Catégories : Amour, Bonheur, Douleur, Solitude
Être
12 02 2018De tout mon être, je suis. Je suis seul et las. Je suis déçu et fatigué. Je suis triste. Je suis tout ce que j’ai souhaité être sans être ce que je n’ai pas voulu. J’ai été sûr de moi, sûr de mes valeurs, sûr de mes convictions et de mes motivations. J’ai toujours été comme ça. J’ai toujours dit les choses, sans voile, sans ombre, brut. Je ne suis pas une brute, mais je suis brut. Je suis toujours dans une certaine vérité, une vérité certaine, à me demander si je fais la bonne chose, si je ne fais pas fuir les gens, parce que je suis, par qui je suis. Je n’ai pas l’ombre d’une malice, pas l’ombre d’un opportuniste, je ne fais qu’être ce que je suis. Je suis un passé, un présent et un futur. Un passé décomposé, un présent indulgent, un futur imparfait. Je suis né hier, vivant aujourd’hui et mort demain. Je suis chaque jour ce que je peux de mieux. Je prends les uns comme ils sont et les autres, je ne les connais pas. Je rêve de pouvoir être sans avoir à me soumettre. Je rêve de ne pas avoir à changer pour ne pas échanger. Je reste convaincu, mais encore vaincu de ne pas pouvoir être pour l’autre ce que je suis. Je reste insatisfait, suis insatisfaisant face à celui que je ne suis pas. Je reste. Seul à me demander si un jour je pourrai, simplement être, qui je suis, car je ne suis rien d’autre que cet être, là et maintenant las.
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Étiquettes : Amour, Attentes, Seul, Silence
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