J’ai commencé à mourir quand je suis né, je me suis dit que c’était la meilleure façon de ne pas procrastiner. Je suis mort bien des fois depuis. Sans comprendre toujours pourquoi ces petites parties de moi me quittait doucement. Amour, d’un jour, d’une vie. Voir son amour, sa grand mère ou son père mourir me causait à chaque fois ces petites morts desquelles je me relevais souvent, tout le temps. Imbibé de ce que tout ça m’avait laissé comme marque, apprentissage, m’aidait à être ce que je suis.
Aujourd’hui, plus mort que jamais. STOP. Je suis partagé entre un bonheur que je croyais impossible et cette incapacité de bouger. STOP. Ma tête a lancé un signal au reste de mon être. STOP. Tout a arrêté d’un coup. STOP. Brusque comme un télégramme. STOP. En fait ce n’est pas une mort, mais une pause. STOP. Une pause. STOP. Une pause. STOP. Je n’étais pas bien. STOP. Je ne suis pas bien. STOP. Je m’excuse à ma douce. STOP. Elle me dit de cesser. STOP. J’aime ma douce. NONSTOP. Ma capacité à prendre des décisions m’a quitté. STOP. Mon sommeil m’a quitté. STOP. Mon docteur m’a mis en arrêt. STOP. Les pilules ont parlé avec mon insomnie. STOP. Mes idées ne font que tourner. STOP. Se bousculent. STOP. Je suis fatigué. STOP. Je ne trouve pas de solution. STOP. Je sais simplement que je ne veux pas que ça s’arrête. STOP. Je dois laisser le temps coulé. STOP. Le temps guérit tout. STOP. Le passé me l’a démontré. STOP. Je devrais renaitre quelque part au printemps. STOP. Comme la nature suit son cours. STOP et FIN.