Mon coeur est en restructuration

4 02 2012

Chanson sur un air de joyeux country… parce que j’ai fait un deal avec Elle

La mort planait sur mon p’tit village
Et ça s’lisait sur les tristes visages
T’étais partie, fallait tourner la page
Mon coeur t’as pris pour en faire le saccage

Mon coeur est en restructuration
Ça sent encore toé dans maison
Mon coeur est en restructuration
T’aurais pu m’quitter pour de bon

Tu reviens toujours dans l’salon
Ak tes grands yeux de canasson
Tu fais ta belle sans aucune raison
Disant qu’c’est moé ton étalon

Tu veux me chevaucher ça va être bon
Attends un instant ça sera pas long
Hier tu d’sais comme de raison
Qu’ch’tais rien pour toé, un vagabond

Mon coeur est en restructuration
J’ai une grosse vache dans mon salon
Mon coeur est en restructuration
M’a me faire un steak y s’ra pas bon

Tu t’es r’trouver sul paillasson
T’as pas compris qu’t’avais raison
Chui un sale con, Chui un sale con
Accepte donc la situation

Maintenant que tu pleures sur le perron
Laisse moé tranquille j’trouverais ça con
Qu’on r’vienne sur ça de toute façon
J’veux pas d’regrets dans ma maison

Mon coeur est en restructuration
Et guérir ça va être ben long
Mon coeur est en restructuration
C’comme ça quand j’aime, pas d’aut’ façon





Si tu veux…

4 02 2012

« Si tu veux, je te fais un bébé, deux, trois ou plus, comme tu veux… » c’était des mots dans mes commentaires il y a quelques jours. Des mots remplis de poids, qui remplissait un vide, mais étaient-ils vraiment remplis? Ce que je peux dire, c’est qu’il n’était pas dépourvu de sens. Sans qu’ils soient nécessairement bien remplis… une plaisanterie? De mauvais goût ou simplement une perche pour savoir où j’allais. Je me suis posé la question. J’ai eu envie de répondre oui, mais des enfants sans mère, parce que ça faisait partie du contrat, ce n’est pas pour moi. Il faudrait que je me trouve une mère après ça qu’on m’a dit, de simples mots sans vision de leur portée. On ne met pas des enfants au monde comme ça… pour faire plaisir a quelqu’un, même si ce quelqu’un c’est moi et que je saurais bien m’en occupé. Mes pensées se sont chevauchées, mes pensées ont passé. Qu’est-ce que je fais encore là? Je passe mon temps à remplir ma vie de vide et à souhaiter autrement. Mes pieds ne touchent plus à terre quand la tête légère, je pense à toi. J’ai répondu à ce commentaire, des bébés sans toi, je n’en vois pas l’intérêt. Quand les directions parallèles ne se croiseront jamais, l’impact est imminent, inévitable.





Petits déjeuners et distance

22 01 2012

Tu ris comme. À toutes les fois que tu le fais je me retourne, et chaque fois, ce n’est pas toi. Déçu, je reviens à moi et je pense à toi. Il y a si longtemps tu te souviens, le temps où ces rires c’est moi qui les provoquais. Quel beau chaos que l’on a vécu ensemble il me semble! Si les contraires s’attirent, on ne pouvait pas viser plus juste. Tu recommences, ce n’est toujours pas toi. Je continue de faire l’amour tendrement à mon bol de café au lait. Je me suis surpris à y éprouver un plaisir, retirer la crème doucement sur la surface du café, savourer chaque bouchée. Je t’ai déjà dit que j’étais allergique au lactose? Encore les extrêmes que je m’impose. Le plaisir que j’éprouve vaut cent fois, voir mille fois les conséquences, c’était un peu comme ça avec toi. Cette première fois où j’ai mangé mes oeufs miroirs, c’était avec toi, une impression de redécouvrir quelque chose qui avait toujours eu le même goût et cette sensation qui me rappelait quand je mangeais ton sexe, je ne les mange plus autrement. Les petits déjeuners c’est vraiment du sexe dans l’assiette, un mélange de saveur et de texture, une envie de retourner au lit aussitôt que c’est fini. J’ai faim et je pense à toi, toi où elle, va savoir. Encore ce rire qui retenti, ça me rappelle notre histoire. Pas seulement ton rire, mais la fréquence à laquelle tu le laisses retentir, parfois court, parfois long, avec une certaine distance entre chacun d’eux. C’est fou tout ça, la distance qui fini par séparer les gens, certain même appelle ça le temps, ça ne reste qu’une certaine distance. Tu ris encore, je me retourne plus, j’ai compris, j’accepte cette distance et ne garde que les souvenirs. Je sais qu’à ne plus me retourner, ce rire cessera, car je ne serai plus à proximité et les souvenirs pourront doucement s’effacer.





Premier

4 12 2011

Être le premier, se démarquer, sortir du lot pour se faire remarquer. Ne pas apporter de réelle différence, sinon que le silence. Être vénéré par des gens qui aimeraient être premiers, être oublié par la masse qui n’en a rien à cirer. Avoir réussi, au dessus de tous ceux qui voulaient la même chose, avoir réussi dans ce que l’on voulait aussi. Être le seul, l’unique, maintenant, pour combien de temps? Être devant, décider, contrôler la masse derrière, dernière. Être le seul, être seul. Atteindre, goûter, savourer, arriver au bout de tout. Atteindre un but, le bout. Ne pas voir autour, ne pas attendre notre tour, ne pas s’ouvrir, souffrir. Ne pas avoir la force, la masse, le groupe. Ne représenter personne, ne représenter que soi, égoïsme par choix. Ne pas s’unir, devenir, ne pas avoir le poids, finir derrière de quelques pas. S’allier à soi, ne pas comprendre pourquoi, s’isoler, devenir seul, penser que c’est bien. Arriver au bout de sa course, au bout de sa vie, être vide, mourir.





Criss chu où?

27 06 2011

Ceci est un post qui dormait dans les archives non publiées… il est temps de l’assumer… le temps enlève le poids (aux mots pas aux gens!!!).

Bon, quoi de mieux qu’un post d’un gars pas saoul… un pas post d’un gars saoul… mais bon criss chu où? Ah oui, bureau, maison, confort. Mom… je voudrais d’abord m’excuser… le porto était excellent… était… le mot est quand même faible.

Bon la suite… on reprend d’où? Ah oui… je suis où? Je suis toujours assis là, là, mais bien, bien, mais là… Je suis bien et je souffre de soif, soif de lire un peu partout, soif d’écrire un peu mon fou. J’ai encore peu de mots à verber dans une poubelle les lendemains de veille, mais je souhaite à tout coup que le texte essaye.

Ces petits détails auxquels tu t’attardes
Sans importance doucement tu t’acharnes
Et dans ma tête que du vacarme
Passe à autre chose criss de marde

Si mon malaise a rapport avec la lenteur avec laquelle j’écris, c’est une chose. Si mon intérêt ne te semble pas le bon, j’en suis désolé, mais je suis quand même le seul à t’en montrer. Le fait que je vais lentement dans ma vie ne signifie pas que j’ai une totale absence d’esprit et bien que je parle à ton égard, ta voix ne me donne même pas un regard.

Je vais dodoter…





Les matins monochromes

13 03 2011

Il y a de ces matins, remplis de gris, de blanc et d’idées noires. Il y a des ces matins sans pluie où simplement je m’ennuie. J’ai l’âme lourde qui traîne ses boulets. J’ai l’hier qui laisse mon coeur de pierre et le demain rempli de chagrin. C’est un aujourd’hui comme ça, un aujourd’hui qui ne dure pas, qui se termine au même endroit que je me suis levé. Par chance, le temps passe, pas toujours comme on aimerait qu’il le fasse, mais il passe. J’ai banni de ma vie ces histoires non finies, ces hier sans demain, ces hier où j’étais si bien. Je me suis plongé dans le noir d’une solitude qui ne me donne aucune certitude. J’ai dormi, un peu juste un peu pour me refaire l’énergie que j’ai brûlée toutes ces années à apprendre qui j’étais. Ces avants qui justifiaient mes écrits, ces après qui existent toujours, comme de vieux souvenirs d’amour. J’ai laissé disparaitre ce regard ambitieux qui semblait dire « je te veux » pour me tourner vers ce que je suis et c’est surement mieux. Aujourd’hui, je ne ferais que fermer mes yeux, je te laisserais caresser mes cheveux, égoïstement, pas parce que je ne pense qu’à moi, mais simplement parce que j’ai l’âme lourde et tu la rends plus légère, un peu comme le vent. Je n’y retournerai pas, pour moi, pour toi, même si cette pause n’était que pour éviter le trépas de mon coeur qui reste quand même bien en place. Je suis si loin de tout, de ça, de cette chaleur qui émane de moi. C’est simplement bête, simplement moi que j’attache à chaque fois, mais pourquoi, mais pourquoi? Bien que j’attends que se dépose la lie, ai-je à attendre qu’elle se solidifie. Je suis là, ce matin, avec l’intention simplement de te dire prends-moi.





Paf Tik Pow

27 06 2010

Comme pris dans un étau, une enclume et un marteau, je sens chaque coup qui s’abat sur moi à chaque fois que mon coeur bat. Le tintement métal me brise les dents, me déchire en lamelles fines et douloureuses, chaque fois. Et je me sens déchirer, comme ce vieux papier ayant trop existé, ne résistant plus au pli qu’on lui a infligé. Pendant des heures qui tournent dans ma tête, la musique sur laquelle on m’a écrit, me consolant doucement. Je m’effrite peu à peu comme ce gros caillou fouetté par les vagues amères. Et le vent souffle peu à peu ce qui reste de moi. Existerai-je après, partout et nulle part à la fois, ou je n’existerai pas? Quand j’aurai cessé d’être cet être qui demandait simplement de te connaître et à qui t’as tout simplement demandé d’oublier, de t’oublier, t’ennuieras-tu de moi? Et je partirai doucement, sans regarder, simplement car j’en aurai eu assez, que m’as-tu demandé? Quand mon amour blessé ne pourra que les yeux fermer sur toi, comme cette poupée de porcelaine si fragile que l’on couche. Comme si le temps tardait doucement, simplement pour que je digère un à un ces mystères, mes mystères, mes pourquoi qui reviennent chaque fois, mais pourquoi ça revient chaque fois? J’existe, j’exorcise, j’inspire, j’expire et je respire encore, le temps que tu t’expires. À quand cette date où je verrai la possibilité de vider, de rincer, de jeter ou recycler. Demain un jour peut-être nouveau, un jour certain qui n’existe pas encore, je vivrai donc aujourd’hui. La tête dans tout ce qui existe qui ce trouve dans ma tête, j’arrête, je pause, je me repose. Donne-moi encore ce choix, me demandais-je à moi, donne-moi ce choix de rester ce passionné et non cette carcasse vidée par ce chasseur écervelé. Empalé, désemparé, dénudé, désarçonné, désarmé, il est grand temps pour moi de me relever.

Pour savoir si relever finissait par É ou ER j’ai dû dans ma tête le remplacer par battre.





Faire la roue

20 06 2010

Les yeux fermés, je tourne la roue. Je ne sais pas où elle s’arrêtera, on ne le sait jamais. J’ai pensé longtemps que le hasard y était pour tout, mais si je ne tourne pas cette roue je ne fais pas sa chance.





La fuire

20 06 2010

Mon coeur blessé choisit la fuite pour ne pas s’écorcher plus qu’il ne l’est. D’un sentiment absent le temps a fait son chemin et m’a remis simplement la monnaie de ma pièce. Ce gros dollar rond comme mes yeux devant toi, obnubilé d’avoir ce sourire, ces dents qui me déchiquettent le coeur. De travers, j’avale cette triste situation que je digère mal. Beaucoup de pourquoi, et ce, simplement parce que ça n’a pas besoin d’explication. Je reste pris le pied dans ce piège, dans se sable mouvant sans moi. Je tente de m’éloigner, de courir, de distancer ce que je ressens, encore, chaque jour. J’aimerais comprendre ce qui m’empêche de passer ma vie, passer à autre chose, penser à d’autres que toi. Mon coeur s’anéantit chaque fois, cette montagne que je gravis n’est que chaque fois plus abrupte quand ton visage s’illumine devant moi. Je n’ai pas envie que tu voies mes yeux tristes par orgueil que je n’ai pas, je ne peux montrer mon coeur aride, car il ne l’est pas. Je dois simplement accepter tout ça, encore une fois, sincèrement, laisser le tout allez et ça passera.

Et après…

D’une demande ferme tu me demandes oublie-moi… pourquoi pas!





À bien y penser

15 01 2010

Ce matin, je me suis levé, lourd et calme devant le passé. Devant ce qui s’était passé. Devant ce qui demain sera passé. Des mots, tant de mots effacés, un à un sur mon clavier. Tant de maux ressentis, un à un oublié sans oublier qui je suis. Des maux qui m’ont appris, m’ont formés, m’ont montrés qui je suis. Prendre conscience de ce que je suis c’est une chose, l’accepté sans baisser la tête, sans me sentir bête en est une autre. Mais je dois l’accepter, je suis une bête, sensible, fragile qui oublie souvent sa tête. À bien y penser, je suis plus bête que je crois de croire que je ne suis pas si bête. Je suis un passionné, rempli d’idée, ces idées passées, que j’ai déjà partagé, je les revisiterai. Il est important d’avancer dans la vie, mais il ne faut pas avoir peur de reculer, changer d’idée, se raviser, simplement si ça reste en ligne avec mes pensées, mes choix, mes actions. La vie m’appartient, la mienne du moins, si je décide de livrer dans un élan émotionnel les mots de mes relations passionnelles, si j’ai envie de dire que je suis triste aujourd’hui, à cette heure et que la suivante le vent change, si je comprends pourquoi c’est simplement bien pour moi. J’ai envie de crier « Je t’aime! », mais l’écho de mes pensées reste silencieux dans le vide qui m’habite. Ce vide je le laisse m’habiter pour mieux le remplir de ce que j’ai envie, de ce que je souhaite de plus cher. Aujourd’hui, le temps passe lentement, aujourd’hui le temps je le prends, je le manipule, simplement pour m’y sentir bien. Entre le temps et le vide, il n’y a qu’une chose qui est vraie… c’est qu’ils n’existent pas.