Un automne sombre

2 11 2009

Un automne sombre, un automne sobre et je sombre. Simplement cette envie d’autre chose, de saveur, de goût, de toi. Un automne sombre, où seul le froid est là, seule sensation qui fait réagir ma peau. Où suis-je devant cette ombre, où suis-je dans cette enveloppe? J’ai envie de voir, j’ai envie de croire. Je me sens lâche, je me sens las, de me cacher derrière moi, derrière ce qui n’existe plus, devant ce qui n’existe pas. Les yeux ouverts, les yeux fermés j’ai l’impression de te chercher. Je veux serrer ton odeur contre moi, qu’ai-je fait? Les mots se bousculent dans ma tête, je n’y ai plus de place, je ne sais même plus par où commencer, la vérité? J’ai voulu stopper le temps, prendre le temps, le changer, mais je l’ai un peu perdu. Perdu parce que j’ai décidé de continuer, d’arrêter, de continuer, puis d’assumer. Assumer que plus rien ne peut être changé, assumer que le temps m’a passé sous le nez. Mais jamais un instant je n’ai regretté, ni hier, ni aujourd’hui, non plus parce que j’écris ici, non plus en regardant la pluie. J’écris de douleur, j’écris avec mon coeur. Et si le temps n’existait pas, si j’existais simplement, franc, intègre et conséquent. Ma peau se souviendra de cette chaleur qui émanait de ton corps, encore et encore, car dans ce froid automne, la chaleur de ton coeur a su me réchauffer les pieds.





Triste marguerite

2 11 2009

Le pas lourd sous une lune pleine, je chevauche un trottoir trop gris à cette heure trop lourde. Le coeur lourd et rempli de chagrin je déambule vers chez moi où personne ne m’attend, où personne ne m’espère. La tête remplie de pensées, la tête remplie d’espoir, de désespoir. Le chemin est long et le vent est bon. L’appartement se fait sentir de plus en plus proche, comme au bord des larmes, mes pas résonnent dans un vacarme. Enfin la maison, mes jambes lourdes montent une à une les marches brunes qui me séparent de mon antre, de mon nid où bien je suis. Aussi haut que mon coeur, au bout de ma course, repose sur l’entrée des fleurs déposées. Ces marguerites que l’on effrite, de leurs pétales une à une, elle m’aime, un peu beaucoup, énormément, à la folie, pas du tout. De tristes marguerites, qui percent mon oeil de leurs tiges effilées pour laisser les larmes déversées. Quelqu’un pense à moi, quelqu’un quelque part tient à consoler ces tristes pensées que j’ai, que j’ai. Mais d’un sourire effacer pour laisser la place au sanglot, je ne peux pas contrôler le flot. Pourquoi est-ce ainsi que le passé revient, ce passé dont je n’ai pas envie? J’ai eu d’abord envie de les détruire, mais sur la table elles se sont retrouvées, rose, mauve et jaune elle décore maintenant la table, dans le simple but de me rappeler. Me rappeler que j’ai souvent aimé, j’ai été désappointé, mais quelque part j’ai marqué, trop tard, mais il me reste l’espoir. L’espoir qu’un jour ces fleurs, par douzaine j’enverrai à celle qui sera prête à m’aimer. Un réconfort bien mince pour un état précaire, mon monde à refaire, réaligné les pierres, comme les étoiles dans le ciel. Et une douce lueur au fond de mon oeil sans peur, une lueur qui grandira, doucement, jour après jour, me préparant à l’amour. Ces tristes marguerites sont arrivées trop tard, dans une vie où j’étais passé à autre chose. J’ai chassé des fantômes, qui m’envoient maintenant des fleurs, comme s’ils sentaient encore, ce que peut ressentir mon corps. Et la roue tourne et je me retourne, sans sourire, sans larmes. Puis s’effritera ce vacarme, comme on effrite les marguerites, comme un amour qui longtemps on souhaite et que le temps fait faner. Merci douce amie… merci.





Son amour est mort

2 11 2009

Je marche dans la rue, la tête remplie de musique, je ne pense qu’à toi. Je marche dans la rue et mon regard se prend soudain devant cette femme qui marche avec une poussette. Son amour est mort, je la connais. Son amour est mort trop vite, un soir où il rentait, un soir où pressé d’aller la retrouver il s’est fait frapper par le destin, par cette voiture qui roulait trop vite dans cette rue trop noire. Elle me sourit, un sourire franc, elle me reconnaît. Sa marche vers où je ne sais l’entraînait. Elle poussait devant elle, non pas des cris, mais son fils, leur fils qui ne connaîtra jamais son père. Ne le connaîtra pas, car mort trop vite, il n’a même pas pu assister à sa naissance. Elle sourit paisiblement, comme d’un amour naissant, comme l’amour de cette mère pour cet enfant, celui qui à jamais représentera celui qu’elle a aimé. Trop vite elle a connue la tristesse de perdre celui qu’elle aimait. Trop tôt, elle a dû se mettre à faire un deuil qui laissera sa trace à jamais. Et le temps passe, les yeux de son fils lui rappelleront à jamais ce père, ce mari, cet homme qui était le sien. On perd tous un jour un amour, cet amour qui restera graver à jamais en nous. On perd toujours trop rapidement cet amour qui souvent naissant se fait avorter contre notre volonté. Le temps passe, mais ne nous fera jamais oublié ces sentiments puissants qui donnent à la vie cette sensation que l’on existe vraiment. Cette sensation que son amour qui est mort vivra à jamais.





Se nourrir

2 11 2009

Couché dans son lit, je lui prépare un repas. Ce repas qui guérit le coeur, un mélange d’Oméga et de 3. Il semble que c’est bon pour le coeur, le coeur physique, mais aussi le coeur cérébral. Il sera plus facile de passer au passé. Il sera plus facile d’oublier, d’accepter, de passer à demain. Calme il regarde le plafond, il cherche un point de fuite, un point où se réfugier. J’écris ses histoires quand il ne va pas, j’écris ses histoires quand il souffre, car c’est le seul moyen que j’ai de lui laissé exprimer cette partie de lui qui crie. Dans l’obscurité, ses larmes sècheront avec ses pensées qui se volatiliseront. D’un weekend encore frais dans sa mémoire, nous devons tout deux reprendre la route que nous avons choisie, parce que le temps, parce que le vent c’est levé et à signer de sa violence la fin d’un repos bien mérité. Des mots pour lui ont plu, ayant pour effet que de l’enchainer un peu plus, lui donnant que de la difficulté de passé à autre chose, de passé sa route, de continuer. Nous comprenons ce qu’il se passe et c’est pour cela que la douleur semble plus facile à passé. L’impuissance devant une situation impliquant deux êtres sensibles ne peut que sembler illogique, mais ne peut qu’être présente. Demain sera doux, demain sera encore une fois une route pour une quête que l’on croyait terminée. Cette histoire sans fin, cette histoire sans faim me rend affamé me donne envie de mordre une fois de plus dans la vie, dans ma vie. Goliath regarde à ses côtés dans ce lit déserté, il sourit des souvenirs imprégnés et laissés sur cet oreiller. Il décide enfin de se lever, avale ce que je lui ai apporté. Il est prêt à reprendre la route, sans aucun doute, il assume une fois de plus que la vie lui a donné une fois de plus cette leçon de vie qui lui servira sur le chemin qui le mènera vers où il veut se trouver. Triste ses pas deviendront une quête vers le bonheur. Tristesse qui se dissipera doucement avec le temps. Il ne peut garder en tête que le bon, car c’est ainsi que le bonheur se crée. Le temps fait qu’un sentiment se transforme en espoir que tout est possible. Le temps ne fait que balayer ce que l’on trouvait horrible. Nous ne pouvons rien sur cette situation, car l’authenticité de ce que je suis n’a fait que transparaitre dans chacune des actions posées. Demain sera un jour ensoleillé où la marche sera longue et où les décisions ne seront qu’assumées. Je me nourrirai de la vie, car la route est maintenant tracée, car je suis prêt à l’assumer.





T’es toi…

30 10 2009

Je lui ai demandé de se taire. Je lui ai demandé de le faire plusieurs fois, mais il en était incapable. Incapable parce que cette rage de dire, d’exprimer ce que son coeur voulait explorer, exploser. Tais-toi que je lui ai dit, tu es toi, tu ne peux pas être celui que tu n’es pas. Terré dans un coin il me regardait, m’interrogeait du regard à savoir pourquoi j’étais ainsi à son égard. Pourquoi voulais-je le protéger, l’encager dans une solitude dont il ne voulait pas une habitude? Le tenir loin de douleur que je ressentais avec lui chaque fois qu’il se retrouvait dans cette même situation où l’amour comme de raison avait sur lui cette tendre passion qui l’obsédait sans cesse. Tu n’y peux rien, que je lui ai aussi confié, tu n’as de pouvoir que d’un côté, tu dois cesser d’être égoïste ou commencer à l’être vraiment. Pense à toi, pense à demain, car aujourd’hui n’est qu’un moment futile qui passera de façon non facile. Je l’ai par la suite bâillonné, être d’instinct il est incapable de m’écouter, de comprendre qu’une telle situation ne mène pas à ce qu’il souhaite nécessairement, mais souvent d’être triste de voir que ce que je lui avais dit était vrai. La douleur de la réalité, d’être à nouveau blessé, cette petite bête n’est pas si bête, mais a surtout le goût de vivre, le goût de laisser allez le temps rempli de sentiments. Ce pauvre Goliath, je l’ai maintenant bâillonné, dans un coin il s’est mis à pleurer et j’ai dû plusieurs fois changer son bâillon imbibé pour ne pas qu’il puisse se noyer. Son regard a finalement changé, il s’est rempli de ce qu’il avait compris, il s’est rempli d’une sorte d’acceptation dont il ne peut pas changer la situation. Même si telle est son envie, il préfère encore plus la vie, sa vie. Dans l’autre coin, il regarde son armure, celle que je lui avais fabriquée simplement pour le protéger. Je vois dans ses yeux qu’il ne peut plus la supporter, c’est pourquoi je lui en ai débarrassé. Il a compris, qu’enfin on doit vivre ensemble, moi David, lui Goliath, nous ne pouvons nous séparer, nous devons unir nos forces, nous laisser chacun sa place pour vivre vraiment ce qui se présente devant. Ne plus regarder derrière, car derrière nous a appris les leçons de vie qui nous serviraient pour le reste de nos jours. Le temps fuie et nous entraîne tous deux vers un point qu’il nous dépend de choisir. Le choix nous avons d’être celui que nous sommes, d’être moi, car je suis ce que j’ai envie, passionné et sensible. Pour les blessures, les coups d’épée, il me faudra du temps pour les cicatriser et poursuivre ma route, avec encore des embûches sans doute, mais vers où je veux allez, sans derrière regarder. Pleure mon ami et lève toi pour marcher avec moi, laisse-toi être un avec moi. Laisse-toi être nous, laisse-moi être toi, car tu es toi!





Il me faudra oublier

20 10 2009

Il me faudra oublier. Oublier tout ce que tu étais pour moi. Les sourires que tu faisais quand tu me voyais, ceux que chez moi tu provoquais quand dans ma tête tu dansais. Ces lèvres qui s’ouvraient pour rire ou simplement pour me dire. M’exprimer tes accords, tes désaccords ou avec moi tu étais bien encore. Quand tu couvrais ton corps simplement pour que je le découvre encore. Découvrir tant de goût, de temps, de passion qu’on partageait, c’est tout. Ces silences sans souffrance que l’on avait en échange. Cette façon d’être toi, simplement bien avec moi. La chaleur de ton corps, allongé contre mon corps, qui fait oublier le froid qui était en train de s’installer. Ces échanges interminables, sur la vie, les valeurs que l’on entretenait quand le temps nous le permettait sinon lorsqu’on le prenait. Tous ces moments soyeux, que l’on partageait à deux. Il me faudra oublier combien je peux t’aimer.





Et le temps repasse

15 10 2009

Et le temps repasse, un fois de plus sous mon nez, celui d’un amour inavoué, d’un désir de connaitre, d’un désir de renaitre. Et le temps passe et laisse sur ma carcasse une pointe de plus dans mon dos, sur mon torse où il ne restait presque plus de place. Sur mon dos ou sur mon cou, où les marques profondes sont plus présentes que les souvenirs de baisers tendrement déposés. Un ruisseau d’eau salé sur ma joue fraie son chemin, larme d’ennui ou de chagrin, qu’elle est la différence, tant de larmes ne réussiront pas nécessairement à guérir toutes mes plaies. J’use mon coeur à d’autres fins que celle qui lui serait profitable. Je ne sais comment tout cela fonctionne. Je ne sais comment apprivoiser les battements superposés et asynchrones de mon coeur qui perdent lentement leur sens. Je me crée doucement de fausses illusions de bonheur qui cache lentement mes rêves les plus profonds. À quoi je joue? De qui je me joue, sinon que de moi, à force de me mentir, je finirai délibérément par me croire. Et le temps repasse sous mon nez, une fois de plus, laissant sur mes lèvres un goût salé et un arrière-goût amer qui ne me rappelle pas la mer. Des traces blanchâtres sur mes joues rappelleront dans quelque temps que le passé existe toujours, mais qu’il n’a plus la même consistance, car j’en ai conscience. Et le temps passe et repasse, ce que tu souhaites, tu n’es pas prête à le recevoir, que j’aie fait le ménage de tous mes tiroirs, aujourd’hui le temps n’a rien changé, c’est moi qui me suis transformé, qui me suis consolé. Si aujourd’hui, d’homme en armure je suis passé à la nudité, accroché mon bouclier pour simplement vivre, sentir et désirer cette vie encore une fois. De toi, je ne peux me lasser qu’en acceptant ce que moi même j’ai peut-être instauré. Mes paroles sur mes paroles, j’accepte, les mots sur mes pensées un mur ne peut plus traverser. Paisible, j’écoute, j’attends et ne crois plus au temps. Je suis bien, mais sur mes talons je crois que je devrai tourner. Car le temps passe et repasse e rien ne se passe, c’est à moi à trouver ma place.





Pause… mais pas stop…

26 08 2009

Donne-moi encore cette envie de m’enfuir en corps. Je suis bien, pas heureux, mais bien. Je suis seul, pas heureux, mais seul. Le temps chasse à coup de balai, un trop-plein d’idées noires accumulées par dizaine sur le pas de ma tête. Je souris, voir je ris, mais je ne suis pas heureux, je suis bien, seul à penser. Je pense à tout, je ne censure rien au passage, chaque miette de ce qu’est moi y passera. Le temps passe et je ne suis plus ce que j’étais hier. Je tasse en masse compacte dans les coins des idées qui remontent à loin, à hier pour préparer ce que je ferai demain. Je ferai demain ce que j’ai voulu faire hier. Je n’étais pas et je ne suis pas prêt ou prêt, ça n’a pas d’importance réelle. J’ai parfois cette humeur aride et des mots qui sortent par millier que mes doigts n’ont pas le temps de taper. J’ai appuyé sur pause un soir sans le savoir, je dois m’être assis sur la manette sans m’en apercevoir. Je me suis réveillé et tout était statique, tellement statique que ma tête en était pleine, plus rien ne grouillait ne bougeait autour de moi, en moi, comme si le temps, le gros camion bleu et une chaise c’était immobilisé en même temps. Un instant encore, un instant où je ne pouvais vraiment pas comprendre ce qui se passait. Et maintenant le temps se joue de moi, immobile dans cet air. Au ralenti, j’attrape au passage des bouts que je n’ai jamais vus, je guéris à coup d’heure des plaies trop béantes pour être ignoré. J’imagine encore une fois, cette fois, ou dans mon lit douillet à la clarté de la lampe étoilée je suis endormi comme un contorsionniste dans le duvet. Ce mauvais rêve achève, je me fais confiance.





L’amour muet

23 08 2009

J’ai écrit il y a déjà quelques années une simple ligne à ce sujet, une simple ligne pour me rappeler, une simple ligne qui ne meurt jamais car c’est ainsi que les mots sur du papier déjà usé par le temps, par l’encre qui les lignes, demeurent dans le temps comme suspendus à un fil aussi fragile et parfois fort.

L’amour muet: Un sentiment inavoué qui fane comme la plus belle des fleurs sans soleil.

J’ai écrit ça par dans un instant de ma vie où le silence était plus présent. J’ai écrit ça suite à une conversation avec une amie. J’ai écrit ça parce que le temps fait souvent ravage quand on le laisse prendre la place. N’avez vous point remarquer le ménage est nécessaire même si on ne touche à rien? J’ai toujours dit que j’allais écrire sur l’amour muet… maintenant? En ce moment où mon coeur ne fait que battre par nécessité et non par amour. Où le désert aride à pris place dans mon être où j’occupe mes journées à meurtrir mes doigts sur un manche de guitare simplement parce que ma tête fatigué, triste n’y croit plus, aujourd’hui. Où ici je commence des textes qui font leur nid dans mes brouillons. J’ai l’impression que mon coeur à fait comme mes doigts, qui à force de se blesser sur les fines cordes de la guitare se sont couverts de cornes créant une insensibilité. Outre le coeur qui ne répond plus la tête elle se souvient, comme si de l’envers à l’endroit, ils avaient tout deux changer de rôle. Ma tête se souvient des amours passés, souhaite les amours futurs, désespère dans cette solitude qu’elle soit à deux ou seul.

L’amour muet meurt sans mot devant un miroir qui ne réfléchit plus.

Ce texte qui n’a pas la portée de ce qu’il devrait être simplement parce que cet amour à cette époque n’avait rien de muet, il a été tué dès les premiers jours de l’été. Tué parce que la demande était présente. N’allez jamais dire à quelqu’un qui n’a pas soif que vous lui offrez ce verre d’eau. Cet amour qui n’a jamais été muet mais simplement que bâillonné puis couvert de baisers. J’étais l’oasis, mais je n’étais pas les papillons, rafraichissant mais avec le but ultime de n’être qu’un point d’arrêt dans ce désert qui allait devenir le miens. Je n’ai rien écouté, comme par défi, j’ai tenté de prouver que j’étais celui, simplement celui. Plus mon coeur s’enflammait plus le siens se refermait. Tant de fois j’ai voulu dire les mots mais à tout coup elle me rappelait à l’ordre. Cet amour muet s’est construit et nous as tout deux détruit. Le temps, le même qui à un point nous a rapproché, c’est chargé de nous éloigner. L’expérience a-t’elle value la peine? Oui comme dans chaque histoire que j’ai vécu. Triste, je garde en mémoire des tas de souvenirs, les meilleurs car je ne veux pas deux autres, ceux qui rendent amer. Je ne suis pas toujours en paix de mes anciennes histoires car j’aimerais parfois m’expliquer, faire comprendre, mais ces mots n’existent plus car je veux avancer. Peut-être que je génère un immense boulet à ma cheville car je ne suis pas nécessairement en paix avec tout ce passé, j’ai parfois aussi besoin de comprendre ou d’oublier.

L’amour muet meurt amer.

J’ai parfois aimé en silence, quand devant une porte fermée, il ne me servait à rien de crier, que personne n’allait entendre, que personne ne voulait entendre. On nous demande seulement d’être à l’écoute, mais on ne fait souvent pas attention à ce qu’on dit. Les mots ont leurs poids, leurs portées qui s’ils sont écoutés ne donne peut-être pas le résultat escompté. Et moi dans tout ça? Je ne me suis jamais écouté car si je l’avais fait je me serais sauvé. Attention à ton coeur Crow, tu cours à ta perte.

L’amour muet rend la raison sourde.

Quand l’amour perd l’ouïe, les mots demeurent dans ma tête, chaque mot servit un à un, mois après mois, me disant de ne pas avancer, de ne pas parler. « Tu sais Crow, rien à changer » c’était le jour de mon anniversaire. Une confirmation pure et simple qui revenait. On ne peut courir sans cesse derrière une indifférence qui jamais ne s’essouffle. Tu me donnes le temps de me retourner, un instant, simplement pour confirmer que j’ai pris le bon choix d’enfin faire demi tour, d’oublier, de calfeutrer cette fenêtre qui maintenant fermée laissait encore passé un peu de vent. Pourquoi me regardes-tu maintenant au travers?

L’amour muet c’est aussi contagieux.

Je ne t’avais pas dit que quand je fermais la fenêtre, j’installais aussi des barreaux? J’ai cette conscience qui ne s’épuise jamais que les ruptures, les deuils, sont d’une douleur atroce et que simplement de penser que je pourrais revivre encore et encore ces mêmes histoires est insupportable.

L’amour muet parle même quand on ne l’écoute pas

Je dis souvent à un ami qui fait du cinéma, scénario, « On veut le voir, on ne veut pas le savoir! », simplement pour qu’il comprenne que les mots ont souvent peu d’impact quand les images sont bien construites. Tu ne te souviens pas tout ce que j’ai pu faire pour être toujours là, près de toi? C’est fou comme les mots rassurent en bout de ligne, mais la beauté de l’esprit se perd quand il ne peut plus imaginer. Mes gestes ont remplacés mes silences et tes mots me confirmaient que je faisais le bon choix.

L’amour muet regarde par la fenêtre, simplement pour se rappeler.

L’étrangeté de la chose c’est que malgré le fait que je sois là, assis, seul, plein de pensées du passé qui reste là. Tu apparais encore dans cette simple fenêtre où je ne te vois presque plus. Ça confirme le fait que la télépathie existe. Si on envoi dans les airs des pensées pour une personne, elle pense aussi subitement à nous, sans même qu’elle ne comprenne pourquoi. C’est difficile de penser que les gens pensent à nous parce qu’on pense peut-être aussi à eux. Il y a des choses qui font peur quand elles ne s’expliquent pas. Elles rendent surtout inconfortable.

L’amour muet se construit sur le vide créé par le temps.

L’amour muet prendra sont temps.

L’amour muet foutra le camp.

L’amour muet





Le noir

27 07 2009

Déjà de m’appeler Scarecrow n’a rien d’illuminant. Les gens qui me connaissent bien peuvent facilement savoir que je ne suis pas si noir car j’aime rire et sourire. Ceux qui me lisent ici se disent peut-être… j’ai hâte qu’il en sorte se pauvre type tout dépressif. J’ai réagi moi même à un commentaire que j’ai fait en réponse à une autre personne: c’est souvent plus facile de regarder où il fait noir… simplement parce qu’on est curieux de savoir ce qui s’y cache! Ma mère me disait simplement l’autre jour qu’il était triste que je doivent être en peine pour pouvoir écrire, comme si au fond de moi ça ravivait une certaine flamme créative à chaque fois que mon coeur écorché à vif avait besoin de se dévider en mille mots, que ce soit ici ou sur papier. Je suis maintenant attentif à ce qui manifestement me donne l’inspiration pour écrire de tristes histoires. Aujourd’hui encore je ne peux dire que je contrôle tout à fait cette pulsion qui implose en moi pour exploser en texte. Avant d’explorer le noir maintenant, je tente d’être muni d’une lampe de poche, simplement pour voir au moins les contours de ce qui m’attend.  Peut-être un jour je pourrai contrôler cet esprit créateur qui sommeil, peut-être d’amour passion, plus jamais je vivrai. Comme si tout était imbriqué j’ai simplement peur de me retrouver insensible à cet univers qui est miens, qui est votre. Tomberais-je amoureux toute les fois que je prends le métro, l’histoire de m’en écrire de très belles en tête, des histoires qu’on dirait possible que dans ma tête, des histoires où simplicité retrouve le sens qui lui est propre. Où les gens qui cherchent l’amour de leur vie ne savent même pas en fait ce qu’ils sont vraiment. Où le rêve même éveillé ravive une flamme qui demeure autant dans le coeur que dans les yeux de l’autre et où parler ne sert plus à rien. Dans ce noir silence où je constate ton absence, un feu me réchauffe encore une fois pour simplement me dire que tu es là pour moi.