When the moon cry

19 07 2009

J’ai demandé à la lune de calmer les marées. J’ai été pris d’infortune car elle ne m’a pas écouté. Et le vent pris en tempête dans mes cheveux dépeignés, m’a rappelé d’où je venais, d’où je venais de tomber. Pris à mon jeu je me suis essoufflé, pris dans un voile qui m’a encore aveuglé. Et doucement je ferme les yeux pour voir demain arrivé car plus le temps tourne plus je suis maitre de mes pensés. La douceur du silence, la douleur si intense me fait prendre conscience qu’enfin, sans fin je recommence à chanter ce refrain. Ce refrain qui d’un même air me rappelle encore hier, un hier trop gris trop froid, un hier sans moi. Quand la lune c’est mise à pleurer, tristement je l’ai imitée. Comme une main sur mon épaule sa lumière à jouer son rôle. Le temps passe et vite je m’aperçois, le temps passe et vite il me reçoit, comme un enfant, un retour à l’innocence, j’aime à la vie faire confiance. Confiance qu’un matin où la fraicheur d’une autre endormie, je renaitrai à nouveau dans les bras doux d’une amie qui doucement me bercera et cette souffrance s’estompera. Quand ce matin fragile, d’un doux rayon, me tirera de mon sommeil et où seul j’apprécierai l’odeur de la brise qui caresse ma joue, enfin je comprendrai ce que c’est d’être aimer. L’innocence fragile qui encore me protège de ce moment que je croyais futile. Donne-moi encore ce fragment d’espoir, laisse-moi au moins y croire, un instant où à la moitié de ma vie je suis si seul ici. Comme par besoin masochiste de lacérer mon coeur blessé, mon être entier crie sans raison, pour expulser hors de moi des pensés envenimés. Naitre et être, les conditions pour vivre heureux, libre je choisis de m’accrocher au monde qui m’inspire pour écrire. Je suis, être sensible, fragile, au porte d’un matin qui saura m’accueillir enfin. À moi de franchir le seuil, à moi de laisser de coté tout deuil et avancer, d’un pas franc et décidé, vers enfin la paix d’un monde où les questions ne se poseront plus, où les mots déferleront comme les vagues sur les rochers que par la lune éclairée. Quand la lune pleure, écoute sa musique jusqu’au matin, laisse derrière le chagrin et crois encore que tout est possible.





Refaire

25 06 2009

Je n’ai plus envie de jouer. Je n’ai pas lu les règles, je suis allé toujours trop vite. J’évite la théorie de la fuite et conscient je quitte. Laisse-moi s’il te plait, du temps, de l’espace, l’espace d’un temps que mes idées soient plus claires et se replaces. D’attentes en déceptions j’erre  le regard vide. J’avance les yeux dans le rêve et regarde le vide. Sur un banc je m’assois, je regarde droit devant, j’attends. Que me reste-t-il à faire? Le désarroi sur mon visage à moitié sourire, je me tire. Je n’ai plus envie de mentir, de me mentir à moi même sans cesse et d’y croire. Je ne sais pas où mon amour renaitra ou s’il le fera un jour. Je souhaite dans chaque regard de trouver ce qui me plaira pour toujours, simplicité et amour. Reclus dans mon coin du monde je prendrai soin de moi. Seul. Devant du papier je jetterai ce qui me reste de sentiments. J’y inventerai les plus belles histoires d’amour. Sur papier, tout peut exister.





Poison Ivy sur ma vie

11 05 2009

Poison Ivy sur mon coeur endolori. Ton corps sur mes yeux brûle sans que je ne lui touche. Tes yeux sombrent vers moi sans s’arrêter, un instant de douleur que je ressentirai encore quand ton ombre disparue ne me laissera que ton odeur. Et de noires pensées, je fermerai les yeux un instant seulement pour enfin savourer ces images qui me seront sans cesse projetées, ton image que ma rétine tu auras imprégnée.





Le temps passe, le vent souffle et la vie

25 03 2009

Cinq ans bientôt. Le temps passe si vite. J’ai fermé les yeux. Je les ai ouverts. Ils sont encore trempés des larmes du passé, du présent en pensant au futur.  Je pense à toi et j’entends encore ta voix. Tu me manques. Tu es toujours là mais mes pensées ne font que se tourner vers toi, une larme par jour pour me souvenir. Une larme simplement pour t’entendre me dire ou me faire sourire. Tu es maintenant dans mes pensées, dans mon présent, toujours présent, comme omniscient dans ce qui m’entoure, dans ma tête, des voix de ceux qui reste de corps et qui me ramène à toi encore. J’irai bientôt te saluer, près de ce gros rocher où ton corps consumés en cendres nous avons déversé simplement pour te dire que tu me manques terriblement. Que simplement ton odeur, dont on se rappelle tous, avait cet effet de réconfort, de sécurité, qui nous laissait croire que tout allait bien se passer car tu étais là papa.





La paix, le café et la douce

1 03 2009

Enfin je suis en paix, un peu en retard sur mon horaire mais le café déjà sur table, mes doigts piétines vers je ne sais où simplement tant de mot qui souvent de vont nulle part. Quand ils entreprennent leur marche sans fin, sans s’essouffler à force de marcher, parfois courir la bouche fermée, la destination n’est jamais bien précise en ces lieux souvent inconnus d’eux, de moi. Qu’est-ce qui fait jaillir un titre, une histoire, quelques mots sur le trop blanc d’un écran qui ne semble que projeter le trajet avant que je n’y sois vraiment allez. Pas à pas la route se trace derrière moi comme sur la neige fraiche d’un matin de printemps qui nous fait simplement dire que c’est probablement aujourd’hui la dernière de l’année. Maintenant que j’y pense je me demande ce qui m’amène encore ici, jour après jour, comme si à force de creuser je n’arrive jamais en atteindre le trésor au fond du trou, comme si dans un puits sans fond je m’enfonçais doucement, comme si la source ne verrait jamais la fin de ce périple de mots qui s’empilent les uns par dessus les autres, qui, quand la terre tremble, n’ont plus vraiment de sens. Mais je suis là, ai-je vraiment quelque chose à dire? D’une discussion alcoolisée j’ai parlé de ces mots que je trouvais important, partager un moment avec quelqu’un qui écrivait aussi. En échange d’un titre j’ai gardé le silence, par la force des mots ou par la force des choses, ai-je peur de mettre sur table ce que j’ai en tête de façon sérieuse? Il est où le risque de trébucher dans une marre de boue sans se relever et reprendre la route? Des idées j’en ai, j’en ai toujours eu, sont-elles bonne? Si je ne les garde que pour moi, je dirais que oui. Si je les partage, les juges et jugement ne seront que nombreux, variés et avariés. Mais c’est toujours la même histoire, pas la mienne mais celle du silence qui ne reste que présente dans les méandres d’un imaginaire qui n’appartient qu’à moi. À oui et j’en oubliais mon titre… j’étais pourtant bien parti avec ma paix, mon café mais il ne manquait que la douce.

La douce, elle me connait déjà mais elle ne le sait pas. Je ne la connais que de là, ou d’ici. Elle n’est souvent jamais même, elle n’est souvent jamais mienne. Elle est tout ce que je veux être, tout ce que je voudrais être qui transpire du plus profond de mon être. Laisse-moi t’utiliser, encore un peu, qu’à ton insu, l’effet que tu me fais dans mes mots transparait. Est-ce que d’un rêve imagé, un jour j’en verrai la réalité. Muse volatile de tes mouvements agile tu restes simplement la source qui inspire mes sentiments. Tu es femme et tu es belle mais jamais de ma plume je n’effleurai au passage la conscience tranquille de ta présence ici. Simplement parce que dans un coin silencieux j’aime, j’aime tellement imaginé ce que ça pourrait être si, si dans un avenir futur, d’un chatouillement discret, le duvet de mon arme ferait couler sur ces pages des larmes qui se révéleraient à toi comme découvert enfin, là. Ton nom n’est qu’un amalgame me rappelant le passé, je me vois espérer que tu ne portes qu’en toi le meilleur des deux mondes et que tes petites imperfections te rendent parfaitement humaine.





Mes yeux gèlent

21 01 2009

Le jour où mes yeux ont gelés, il ne faisait pas froid, même très chaud, car tu te tenais devant moi. Et c’est là, à cet instant, comme un arrêt sur image, sur ton image, que désormais figée sur toi j’allais resté, comme une photo dans un album que l’on n’ouvre plus,  mais qui existe là, quelque part sur une tablette dans ma tête, à jamais gravée. Et le temps qui passe, ne peut l’effacer comme de l’encre indélébile sur du verre fragile, comme si les cristaux d’argent étaient suspendu dans le temps. Le temps ne fait que me rappeler que sur d’autre mes yeux ont aussi gelés et démarre le carrousel de diapositives nocives des souvenirs de celles qui me rappellent que la vie est si belle si fragile, après le moment de passion qu’il m’est donné de vivre. Parce qu’avide d’image qui me réchauffe le coeur je suis, doucement je revois ces moments qui me fuient.





Je t’aime

28 12 2008

C’est à savoir si ce qui nous fais peur dans cette courte phrase c’est le JE… ou le T’ car le aime n’a rien d’offensif à la base.

J’aime regarder vous le savez. J’aime constater chez elle la pure beauté de son corps qui ondule. J’aimerais simplement lui dire que la perfection chez elle c’est d’avoir les qualités qui cachent et font oublier ses défauts.

Et ces sourires qui croisent ma route je ne m’en lasse pas. Puis-je t’aimer aussi? Un instant peut-être, pour te couvrir, te découvrir encore, un instant ou plus longtemps.

J’ai mal à penser que je peux maintenant me limiter, imiter tous ces gens qui se gardent le choix d’avoir qu’une personne à aimer ou découvrir encore et encore. Peut-être serais-je bien seul, une année encore au moins. Peut-être laisserais-je ma porte débarrer encore une fois, ou deux encore pour celle qui voudra bien rentrer. Jusqu’à ce qu’un jour mon coeur s’arrête, ou encore mon corps sur une femme qui saura me capturer parce que mon coeur aura voulu l’accepter!

J’ai envie de me laisser allez, je suis fatigué de me poser des questions, trop de questions où en bout de ligne le point de départ est différent mais en même temps toujours le même, vers où je vais? La franchise, le respect, la vie basée sur mes valeurs profondes.

Je t’aime femme… Je t’aime.





Mon lit sans toi

16 12 2008

Ce soir je vais dans mon lit sans toi. Il parait qu’aujourd’hui c’est mieux que dans un lit sans toit. J’y ouvre les draps tu n’y es pas, que le froid de la journée y est resté, pas de trace de moi, pas de trace de toi dans ces draps de soie. Quand j’y glisse mon sang se glace, un instant, puis je pense à toi et doucement le froid s’en va. Même les yeux fermés, les larmes réussissent à s’y infiltrer comme les sources dans les rochers. Mon coeur se serre et c’est sincère je me sens seul sans toi. Un jour dans ce lit froid, dans ce lit de soie, cette solitude me quittera. Quand enfin je te rencontrerai, mes draps seront enfin réchauffés de tes baisers, de la chaleur par ton corps dégagé. Un jour quand je t’aurai trouvé, nos enfants viendront un jour nous réveiller comme les rayons du soleil à travers les rideaux. Ce jour sera beau, ce jour sera chaud pour mon coeur et surement pour le tient. Un jour je te trouverai, dans mes rêves et dans la réalité. De ce jour enfin, me quittera le chagrin car tu ne quitteras plus ce qui était mon lit sans toi.





Comme une histoire d’amour

11 12 2008

C’est comme une histoire d’amour. Le froid dehors c’est installé, le vent c’est levé pour gratter ma peau lorsque dehors je marche. Vers où je ne sais pas, mais il fait très froid. Armé de musique j’avance mon chemin comme dans un but précis mais je ne sais pas ma destination. Les minutes sont longue sous le froid bercé, mes pas avalant chaque bout de neige que recouvre le trottoir. J’ai trop froid, je dois me réchauffer. Dans un pub de quartier je suis entré, je suis si loin de chez moi, pourquoi? J’avais envie d’explorer, je n’ai pas de repère dans cet environnement dans lequel je suis. Je m’assois à une table, il fait déjà chaud, je me sens bien, je me sens moins loin. Je commande un cidre, pourquoi un cidre, j’ai comme un vague souvenir, comme s’il me rappelait noël, sans raison apparente. Le blanc du cidre m’obsède, son goût en moi me rassure. Les gens autour de moi, festif, vivant, comme tous les êtres me passionnent. Je suis bien, je suis comme un amoureux qui observe la vie simple d’ici. La porte s’ouvre, se referme, laissant entrer de plus en plus de convives plus les minutes passent. Le cidre descend, la chaleur monte, les cris, les rires, les sourires remplissent l’endroit où je me retrouve, c’est vivant, je suis vivant.

Puis entre une fille charmante, le sourire à la main. Elle me regarde, s’approche, s’assoit. Le blanc de mon cidre l’inspire tout à coup, elle se commande une pinte de noire. Cette différence nous rapproche, m’enchante. Les discussions démarrent, le temps passent sans qu’on ne puisse le saisir, sans qu’on ne veuille le saisir, sinon le désir de le suspendre, un instant seulement. Noire sur blanc, blanc sur noire, le nectar réconfortant nous accompagne, la musique nous rassure, nos discussions s’entremêle au rire, au regard qui parcours sans gêne l’autre, simplement pour en apprendre plus, se découvrir. Le temps passe et il faudra partir, déjà, car sinon dehors on nous jettera. Pour vaincre le froid, les couches s’empilent sur nos corps car dehors le froid pince encore. La marche à l’extérieur est courte, les marches vers sont appartement sont longue, à leur pied, je la salue, simplement. Les yeux dans les yeux, nos bouches se désirent, un court instant, un doux moment. Puis je lui souhaite bonne nuit, je reprends ma route, le sourire aux lèvres encore humides qui se matin on gercé, doux souvenir d’une merveilleuse soirée.

Des fois il est mieux de rêver que vivre, le réveil est souvent moins difficile.





Cache les traces

8 12 2008

Balai, balayeuse et moppe ne frotteront jamais assez fort les traces qui restent partout. Tous les jours je trouve une nouvelle façon de me rappeler, une nouvelle façon de me le cacher. Rien aujourd’hui ne brouille ma tête sinon que la musique qui parfois m’apaise, parfois fait jaillir les larmes de mon corps tout entier. Aujourd’hui je fais face à moi même, enfin. Y a rien de facile à faire le ménage et d’avoir comme seul compagnon sa vie. Les traces sur ma vie laissées derrière moi, certaines que j’ai tenté de couvrir d’un grand manteau de déni, de rêve et de sexe. Aujourd’hui j’ai décidé de reprendre ce manteau, pour voir ce qui se trouvait en dessous ou parce que j’avais très froid dû à mes larmes qui se glace sur mes joues, mes pieds qui deviennent bleus et des frissons à chacune des pensées qui passent dans ma tête. Je faisais une course à relais entre les différentes composantes qui m’aidaient à garder dans ma vie le son, l’odeur, les mots et les images. Je laissais toujours un petit bout de vaisselle, une petite tâche sur un plancher souillé par une nuit mouvementée, un verre, un élastique que moi seul je connaissais et qui était caché dans ce passé et dont je voulais garder la trace. De sexe en sexe, je courais pour ne pas perdre la sensation, pour tenter de la faire changer, disparaitre ou simplement exister. De femme en femme tenter d’oublier, tenter de retrouver ce que j’avais perdu, ce que je n’avais jamais eu. De femme en femme, je trouvais parfois ses mains, ses bras, son corps ou son sexe, mais jamais en même temps. Chaque matin, chaque nuit, unique, l’envie de disparaitre, enfin, sans fin de la surface de ma vie pour en avoir une nouvelle. Je cache les traces pour ne pas oublié, je cache les traces pour me rappeler mais aussi parce que je n’ai pas envie d’avancer, quelle trace je vais maintenant former maintenant sur la neige? Mes larmes en glaçons formeront t’elle un lac gelé où je pourrai marcher? J’ai peur de la douleur et pourtant je la recréer sans cesse! « Get over it! » c’est tout ce que j’ai à me dire. Pourquoi aujourd’hui je m’en rends plus compte? Simplement parce qu’avec moi je suis, qu’avec moi j’ai décidé de nettoyer les traces, une à une, cessant de les recouvrir, de les camoufler, de les dissimuler, sous l’oreiller ou sous mon pied. Je retourne à moi, je n’ai pas encore fini!