Pourquoi tu n’es pas marié?

6 08 2008

J’ai entendu cette phrase, dans mon lit, après avoir sexer, après avoir fait un massage complet à une douce femme qui m’avait prêté sa peau parce que je lui ai dit que ca me plaisait de la toucher. Ensuite cette phrase fût son apparition… « Pourquoi tu n’es pas marié? » Je dois avoir balbutié un truc tu genres, « parce que personne ne veut se marier avec moi » un peu pris au dépourvu par la question qui est venue gratter en moi un bobo que dans ses bras j’oubliais. La vraie envie aurait été de dire « Parce que je t’attendais! » mais dans ce genre de relation faut pas allez trop vite, faut pas dire ce genre de chose qui effraie, faut garder ça pour soit parce qu’il est trop tôt (qui a établi ces règles?), qu’elle n’est pas prête car son dialogue envois des messages qui font que maintenant, c’est pas d’un couple qu’elle veut mais de moment de tendresse parce que dans sa vie, ses relations lui ont donnés du fils a retordre à gérer les attentes, à ne vouloir pas décevoir. Je comprends et prends ce qu’elle me donne parce que j’y suis bien. Parce que pour l’instant cette situation me convient, parce que personne d’autre dans ma vie ne peut me donner ce qu’elle m’apporte, sourire, discussions de toutes sortes, tendresse. Ce que je partage c’est simple, mais moins depuis le temps qui passe, on dirait que plus on voit une personne plus on pense lui devoir quelque chose, moins on veut la décevoir. Il est clair qu’elle hante mes pensées, mais pour la première fois de ma vie je veux être patient. J’aime la petite place qu’elle me laisse avoir dans sa vie. Mais depuis cette question, ça tourne dans ma tête… pourquoi je ne suis pas marié?

Je pense que j’ai fait une partie du tour de la question depuis… 4 jours à me le demander. J’ai refait un peu l’historique de mes histoires d’amour pour me rendre compte que c’était normal en bout de ligne. Souvent je me mets dans des situations qui ne sont simplement pas saine pour moi. J’ai peu d’expérience en couple mais je ne crois pas être difficile à vivre, bien au contraire je m’adapte très bien au style de vie des gens qui m’entoure. Je crois simplement que c’est une question de respect de l’autre, tant que ce n’est pas à sens unique (tiens une bibitte dans ma vie) ça passe bien. On peut s’abandonner à l’autre mais pas s’abandonner soit même, c’est important de ne pas s’oublier (2e bibitte). Je suis conscient de mes bibittes, l’expérience qui rentre je crois, ça aide à évoluer. Je parlais à un ami et je lui disais que ce qui me fallait, c’est d’être capable d’apprendre de l’autre et lui apprendre, le partage c’est pour moi important. Dans toute mes relations passées le partage était présent, très dynamique. Donc chaque relation aurait pu être celle d’une vie… pourquoi donc ça n’a pas fonctionné? Je crois que les rencontres fonctionnelles sont basées sur 2 choses, les affinités et le timing. Affinités parce que sans elles il n’y a pas de connexion, faut se plaire, physiquement, mentalement. Timing parce que dépendant où on se trouve dans notre vie, on n’a pas les mêmes besoins et ces mêmes besoins évoluent dans le temps. Je donne juste deux points parce que déjà là ça complique les rencontres qui sont dite fonctionnelle. Le reste c’est l’apprentissage de chacun qui fera que ça débloque ou pas.

Donc avant de me lancer dans le pourquoi ca marche pas faut d’abord se demander quoi on veut non? Qu’est ce que je veux déjà? Une femme, de la simplicité, de la tendresse, je dirais de la beauté mais je sais que ça déplait à certaine, je n’ai pas envie de définir la beauté pour moi. Je trouve les femmes belle en générale, intérieur et extérieur, c’est un tout, c’est un déclic, je ne dis pas à toute les femmes qu’elles sont belle, seulement quand pour moi c’est important qu’elle sache que je la trouve belle, que je la désire. Je veux que ce soit dynamique, sans oublié le confort (qui n’aime pas le cocooning occasionnel). Je veux que ce soit sensuel, sexuel parce que ca garde le couple en vie. Je veux que ça soit respectueux, rempli de confiance. Je pense que j’ai fait le tour, je me fous du fait qu’elle est les cheveux blond, bleu, brun, qu’elle ait des enfants, qu’elle n’est pas la même religion, si vous comprenez bien le respectueux, le reste va de soit. Si j’ai envie de passer beaucoup de temps avec elle c’est que c’est bon signe. Il ne faut jamais oublié qu’on a tous une vie avant le couple et qu’elle ne doit pas s’arrêter. J’écris tout ça et je me dis « Criss c’est simple il me semble! » mais semble que je ne suis pas encore marié. Faut pas tenté de penser pour l’autre, à savoir si on lui a fait de la peine, s’il sera en désaccord, faut simplement en parler. Qui ne présume pas les pensées de ceux qui nous entourent, du genre, il à dit ça, ça doit vouloir dire ça, ou il a réagit comme ça alors ça doit être signe que! Si j’ai besoin de solitude, ce n’est pas contre elle, c’est que ça toujours fait parti de ma vie, un besoin de me recueillir. Si je suis seul je ne m’ennuie pas, si je suis seul, je peux penser aussi à elle. Les petites attentions, pensées ne doivent pas être mises de coté. Le tout bien sur à double sens car c’est bien d’aimer et de désirer mais c’est aussi bien de se faire désirer et de se faire aimer. Je crois que ça résume bien ce que je veux, ces certains qu’on peut faire une liste de tout ce qu’on a aimé et pas aimé dans nos anciennes relations, mais c’est autant mieux de se repositionner par rapport à soit même.

Donc toujours pas marié, même après ces 3 premiers paragraphes… qu’est ce qui se passe… à oui, j’oubliais, le mariage n’est pas un absolu, on s’entend à dire que le mariage ce n’est pas tout le monde qui y croit, on parle ici surtout d’engagement l’un envers l’autre et ce pour un bon bout de vie sans penser à une fin même si dans la vie ces choses là arrive.

Mes relations. Je ne rentrerai pas dans le détail ici, même si certaine histoire sont digne du cinéma. J’ai eu 2 vraies copines dans toute ma vie. Quatre ans et deux ans. La première c’est dirigé à l’opposé directement de ce que je suis. C’était bien parti, mais l’évolution fait en sorte de changer les gens et de les amener ailleurs, un ailleurs trop différent pour moi qui ne ressemblait plus à la première fois que je l’ai rencontré. La drogue, les afters, la Main sont des choses qui ne collent pas dans ma vie quand elles deviennent une habitude. Donc le partage c’est changé en vie individuelle et elle a utilisé le mensonge pour sauver le couple… mauvais! Dans le deuxième cas je me suis oublié, ce n’est pas de sa faute, si je ne m’étais pas oublié j’aurais probablement mis fin à cette histoire bien avant, mais en rien je regrette aucune de mes relations car dans chacune on apprend. Mais la dernière, je dois dire que j’ai fait ce qu’on peut faire de pire en couple alors si vous me lisez et que vous n’avez jamais expérimenté soyez attentif: ON NE PILE JAMAIS SUR NOS VALEURS! Puis il y a eu, les amours à sens unique, ça c’est lorsque ça clique, mais juste d’un coté. Les amourettes, je pensais que ca y était mais la découverte de l’autre nous amène pas vers où on pensait allez. Dans le cas des amourettes c’est souvent quand on voit le coté que la personne n’a pas voulu montrer au début qu’on décroche. D’ailleurs, pourquoi on est pas franc dès le début, ça sauverait du temps à tout le monde. Arrêtons de se faire des accroires, il n’y a personne de parfait, mais il y a quelqu’un de parfait pour nous alors arrêtons de se cacher. Il y a eu les amies de lit. Les amies de lit chez moi ça c’est passé de deux façons bien différentes. Dans le premier cas, c’est clair, parce que quand je sens que ce n’est pas la femme de ma vie, faut mettre ca au clair, même si ca deux effets, celui de repousser ou celui de rester. Dans les deux cas c’est jamais évident, dans les relations d’amies de lit on fini toujours par blesser ou se faire blesser. Les autres amies de lit… douleur immense remplie de manipulation. Je suis pas là pour faire pitié loin de là, chacun vie ses histoires à sa façon mais je crois en partie que les relations qui mon plus le fait de tord ne sont celle que dans lesquelles, après coup je m’en suis rendu compte seulement, l’amour est aveugle, où j’ai été un peu manipuler, quand tout le monde nous dit fait attention et qu’on continue d’avancer, où probablement dans le fond de nous une petite voix nous le crie aussi mais la maudite on la mise sur mute. J’ai souvent tombé de mon nuage.

Pour tout ça je ne suis pas marié, parce que j’ai aimé sans l’être en retour, j’ai été aimé sans aimé en retour. J’ai été joué, je me suis oublié. Je me suis caché derrière des peurs parce que les douleurs passé ne me donnait pas toujours envie de revivre les douleurs d’antan. Je suis capable de savoir pourquoi. Ca me rend ni triste ni inquiet mais plutôt confiant pour le futur. Je me dis que maintenant je dois simplement m’écouter. J’aime tomber en amour, j’aime me relever et tomber. Je continuerai de m’attacher quand j’aurai confiance que ça pourra marcher, parce que je sais qui je suis et je sens ce que je vis. Je me mettrai encore dans des situations impossibles parce qu’elles me font sentir en vie, parce que le bonheur qu’elle me procure crée des souvenir qui demeure dans le temps bien plus que les peines.

À toi, qui était supposé passé qu’une seule nuit mais qui c’est retrouvé plus d’une fois dans mon lit et aussi dans ma vie, à ta question « Pourquoi tu n’es pas marié? » je pourrais répondre maintenant « Pourquoi le serais-je? ». Je veux laisser la vie suivre son cours.





Le temps qui passe

3 08 2008

Qu’il est parfois lourd le temps qui passe. Je viens d’écouter L’âge des ténèbres et je vous assure que c’est un film qui n’a rien à se tirer par les fenêtres, mais il a tout de même faite réfléchir l’homme en moi, jeune mais tourmenter par ce qui se passe dans sa vie. Un jour une amie c’est entêté à me demander « Es-tu heureux? » au début je répondais oui… maintenant je ne peux pas dire non. Mais quand la question se pose j’y réfléchi à se grand vide qui habite mes journées, remplie d’espoir, de rêve mais sans l’énergie pour me rendre à l’évidence qu’il me manque quelque chose.

Je « travaille » si on peut encore appeler ça comme ça. Pour moi le travail m’anime, me donne l’envie d’avancer, me donne l’envie de montrer au gens que je suis capable de faire avancer un train quand on m’en donne la responsabilité. Présentement il me manque la responsabilité, je n’ai qu’une petite barque qui flotte sur un cour d’eau sans vent. J’aspire a plus mais je ne demande rien car je ne sais pas vers où je veux aller. C’est fou car ma dernière copine c’était un peu la même chose, elle cherche encore ce qui l’anime, on dirait qu’on ne peut pas simplement travailler pour travailler, il faut aimer ce qu’on fait. J’aimerais avoir les fonds suffisant pour me retirer du travail, pour faire de ma vie une quête vers le bonheur. Mon bonheur c’est de rendre les gens heureux, de les aider à réaliser leur rêve, de les faire voir la vie sous un autre jour. Ai-je l’âme d’un Gandhi ou simplement ai-je besoin de l’amour des gens que j’aide et qui apprécie ce service. Ca me suit, j’essais, je deviendrais psychothérapeute simplement pour offrir une oreille à toute ces âmes en peine. Ma vie me lasse d’un gris trop foncé.

Quel est ce gros nuage qui plane sur ma vie présentement? L’amour comme je l’ai déjà vécu, un amour sens unique qui brûle l’intérieur de mon corps, l’entité de ma cage thoracique brûle d’espoir, de désir et d’amour pour celle avec qui je passe mes nuits. Une semaine où toutes les nuits sont remplies de son odeur et où sa chaleur m’enveloppe comme une couverture réconfortante que l’on donne aux enfants. N’est point un besoin que celui d’être aimer? Tant qu’on ne pose pas de question on risque d’avoir des attentes et quand les attentes sont réglées par les réponses, le tout devient lourd. Le tout ayant commencé par une histoire purement de cul, je me trouve maintenant piégé dans mon propre jeu. Comme un conte de fée commencé à l’envers, j’ai l’impression que la naissance de cette relation sera douloureuse. Est-ce des attentes? Est-ce que si j’avais lu le livre le Secret je serais en train d’aligner les astres pour un résultat que je connais ou pense connaitre? La fin d’une histoire trop vite commencer, d’une passion vite enflammée qui me consume jour après jours brûlant dans ma tête son visage si doux comme son corps si parfait. C’était supposé duré simplement une nuit et maintenant pas une journée depuis ce jour n’est passée sans que ces lèvres caressent les miennes, sans que nos sexes s’enlacent comme si on était fait l’un pour l’autre. Je crois que même si on croit être le meilleur au lit, je crois aussi que sans partenaire ce concept n’a pas lieu. Tout est parfait, les mots, les caresses, les regards où l’on se perd l’un dans l’autre, où les silences comme la musique nous berce un moment. J’ai besoin d’écrire tout ça car je ne peux pas vivre seul avec tout ça. Certain diront que je ne suis pas à plaindre, d’autre feront simplement abstraction simplement de cette histoire, mais je suis certain de n’être pas le seul à vivre ce genre d’histoire. Elle fait attention a moi, elle prend du temps pour moi, elle est là, dans ma tête, toujours. Le « Hic » c’est que c’est simplement une histoire de cul encore pour elle, a-t’elle peur de s’engager, n’est elle pas prête pour le faire? On se voit tous les jours et ce n’est pas assez, autant pour elle que pour moi. Le discours qu’elle maintient par contre, c’est le plaisir, toutes ces soirées ensembles, les discussions, la perfection de chacun des moments, c’est simplement pour le bon plaisir. C’est vrai que c’est plaisant, mais malheureusement, j’ai un coté grand passionné qui est en train de s’attacher, je sais qu’il est déjà trop tard, que si la situation reste plaisir, je serai anéanti, quelques jours, histoire de vivre ma peine. Je souhaite de tout coeur que ca fonctionne, mais tant que son discours ne changera pas, il me sera difficile d’être sur mes deux pieds. J’aime ce petit nuage confortable du moment où je suis dans ces bras. J’aime moi ce moment présent où mes doigts ne sont jamais assez habiles pour dire comment je me sens vraiment. Une partie de moi me dit de me sauver en courant, de ne pas rester là à attendre de voir ce qui se passe, me dit de vivre, de ne pas arrêter. Simplement en penser, cette sensation qu’elle me procure me transporte, fait battre mon coeur, je suis vivant. L’autre partie, celle qui a déjà vécu ça à plus d’une reprise, des relations passionnelles et douloureuses, me dit reste, soit patient, prend ton temps, savoure le moment. C’est ce que j’ai envie de faire malgré cette peur qui me tourmente.

Il faut toujours voir le coté pire des choses dans chacune des décisions que l’on prend, dans ce cas ci, le pire c’est que tout ce termine. Ce sera déchirant mais la peine comme l’amour est pour moi une façon de me sentir vivant. D’ici là, je ne peux que rêver quand elle n’est pas à mes cotés et embrasser chacune des parcelles d’épiderme qui constituent sa personne. Hier elle m’a même prêté sa peau car je ne peux pas m’en départir, mes mains fragiles ont parcouruent de façon agile son corps entier que j’ai recouvert d’huile. Pourquoi je ne suis pas marié fut sa question… j’avais simplement envie de lui dire « je t’attendais… »





Femme

28 07 2008

Inspire-moi, respire-moi, encore une fois puis expire-moi à la date que tu choisiras.

Ce matin dans le métro, on est lundi, je regardais les gens… pas tous les gens ce matin, une femme parce que je la trouvais belle. Pourquoi une femme, parce qu’elles sont toutes uniques, toutes belles dans leur costume de femme. Une femme, une autre, toutes les femmes parce que c’est beau une femme. C’est doux une femme, c’est mystérieux et simple à la fois. On cherche parfois à se casser la tête, mais on dirait que l’on fait simplement ne pas regarder la vérité en face quand on regarde la femme, on ne prend pas le temps de voir les signes clairs, les paroles franches et celles bourrées de poésie.

La gestuelle, une danse qui me séduit à tout coup. Plus la femme est loin plus ses mouvements sont évidents, plus elle est proche plus on devient aveugle, peut-être que l’odeur de la femme rend aveugle, ou simplement son regard qui rend fou. De loin, on peut voir comment son corps est construit, comment chacun de ses gestes suivent une chorégraphie bien symbolique. Tant que je ne suis pas repéré, je peux apprécier ses ondulations primitives de séduction, parce que la séduction commence souvent par elle même chez la femme. La séduction par comparaison de leur propre costume de femme par rapport à celui des autres. C’est fou de voir comment cette différence homme/femme est flagrante, peut-être dans ma tête en fait, mais flagrante pour moi, car moi dans le métro, je n’en ai rien à cirer de regarder les autres hommes pour me comparer, je n’ai pas envie de me changer pour qui que ce soit, je suis ce que je suis. Je regarde la femme, je la trouve belle, je trouve très souvent (parce que j’allais écrire toujours et ce n’est pas réaliste) ce qui rend la femme belle, chaque femme si belle. La femme elle regarde aussi la femme avant même de regarder l’homme, elle ne jette qu’un oeil rapide pour qu’on puisse lire dans son visage acceptation ou mépris. C’est au moment qu’elle a admis qu’elle soit LA plus belle qu’elle parcourra du regard ceux qui l’entourent. Je mets un bémol ici, je crois que la confiance en soi va jouer un grand rôle sur sa décision d’être LA plus belle. Une femme qui se sent belle ça se voit, ça se perçoit, une femme qui se sent trop au dessus de la moyenne aussi, ça aussi c’est palpable, personnellement c’est repoussant, ça fait peur. J’aime la femme qui fait attention à elle et par faire attention à elle j’entends simplement de s’écouter, de répondre elle-même à ses envies que ses envies passent de s’enfiler une poutine sans dire à tout le monde que ça va directement dans ses fesses, qu’elle s’alimente de végétation de toute sorte, qu’elle s’entraine, qu’elle préfère faire du « couch surfing » pendant un weekend, tant que les remords n’y sont pas c’est l’important, les remords, ça ne mène nulle part et ça fait dire que la décision prise n’était pas responsable. Il faut simplement qu’elle vive, qu’elle respire, qu’elle morde dans la vie à pleine dent parce que je pense qu’on est simplement là pour ça.

Le regard, le premier contact souvent depuis bien longtemps établi par moi, disons que je ne crois pas à la subtilité, j’aime bien qu’une femme sente mon regard peser sur elle, un regard plutôt fasciné, un regard intéressé, un regard de salutation qui dit simplement « Tu es jolie tu sais ». J’aime les petits sourires en coin un peu timides qui rendent la femme encore plus irrésistible, un sourire à faire arrêter la planète de tournée. Souvent, même dans mon cas, ça s’arrêtera là, la timidité et le rêve font en sorte que j’aime ce que je vis maintenant, que je ne me pose pas de question, que ce petit moment doux et simple, je peux m’en contenter. Bien souvent, on ne peut même pas l’échanger, car pour attirer l’attention sans bruit, sans mouvement, c’est plutôt difficile, il faut que l’autre personne ce poids que mes yeux ont sur leur être. Des fois je me dis comme dans La vie est belle, je me prends pour Guido qui se répète sans cesse… « Regarde-moi… regarde-moi… » des fois cela fonctionne, des fois je continue de rêver. J’aime bien rêver.

J’aime bien être un observateur silencieux, voir chacun des mouvements, observer chacune des lignes qui découpent leur costume de femme. Les plus grands designers ne sont-ils pas les parents de toutes ces femmes, qui conçoivent de magnifiques chefs d’oeuvres? Le détail porté à la composition de leur visage, les lèvres fines, parfois pulpeuse, parfois presque absente, leur seul point commun, l’envie de découvrir un baiser pour vraiment comprendre cette merveille que sont les lèvres. Ces mêmes lèvres qui s’entrouvrent pour laisser sortir un sourire, un rire, toujours bien personnel à chacune. Les yeux, expressifs, passifs, clairs ou foncés, c’est les 20 000 lieux sous les mers où un homme se noierait sans même se poser de question. Les plus belles histoires y passent si on y est attentif, les plus beaux compliments, les rêves les plus intimes. Ça me scie que d’y penser. Le nez, souvent complexe chez les femmes, mais personnellement je trouve qu’on y trouve tout le caractère de la femme, qu’il soit fin, allongé, aquilin ou plus présent, il personnalise celle qui le porte sans exception. La peau, ma préférée, douce, tendre, ferme, poilue, froide comme la neige, brulante de désir, c’est toujours un plaisir d’y glisser mes doigts, de la sentir, parce que ça sent bon la peau d’une femme, de sentir la chaleur d’une peau qu’on ne touche pas encore. À distance j’aime bien me faire des idées sur la sensation de la peau qui glisse sous ma main. J’aime aussi les touchers accidentels qui arrivent parce qu’il y a trop de gens dans le métro, qui rendent un peu mal à l’aise parce que de toucher un étranger c’est un peu tabou, interdit, mais tellement plaisant pour toutes ces mêmes raisons. Si on pouvait simplement dire, votre peau m’interpelle, je pourrais simplement en avoir un échantillon tactile pour le confirmer. Ça reste tellement personnel, mais la tentation fait en sorte que tout ça reste bien dans le domaine du désir. Sinon, il y a par la suite toutes les formes qui accompagnent la femme, parfois longiligne parfois plus ronde. Grande ou petite, mince ou ronde tant qu’elle se sente bien dans ce costume qu’elle habite. Moi je l’aime. À chacune son charme, à chacune de porter de façon élégante, gamine, rebelle, un agencement de forme qui la rend irrésistible. De la pointe des pieds jusqu’à la racine des cheveux, l’unicité de chacune est un pur délice. Toutes les formes, les seins, les fesses ou les cuisses me procurent un sourire qui ne décroche plus. Les seins qu’ils soient immenses ou presque absents, tant qu’elle est fière de les porter. Les haches qui donnent sur les fesses de toutes formes, un délice pour lequel un aveugle retrouverait la vue.

Pour toutes ces raisons, j’admire, louange, vénère la femme qui chaque jour attire mon attention, peu importe où je la trouve. C’est simplement une tendre passion pour le genre féminin.





À brasier ouvert

14 07 2008

J’ai un peu mal au coeur, pas un mal physique, mais un mal spirituel. Je ne sais pas d’où cela sort. Moi l’être passionné que j’ai déjà connu j’ai l’impression d’être éteint. On dirait que je n’avance plus. On dirait que chaque minute que je passe, je me pose la question si tout redevenait comme avant. Qu’est-ce qui met tant de lourdeur sur mes petites épaules?

Avant… Avant c’était simplement compliqué, un désagréable dont on ne peut pas se passer. Ça faisait mal sans raison autre que le désir brûlant de l’autre. Pas nécessairement un désir sexuel, mais un désir présent et grandissant d’envelopper l’autre de tous mes bras, simplement pour sentir aussi sa chaleur. Sans me poser de question. Je le faisais à qui mieux mieux un temps, mais depuis peu on dirait que ma flamme ne brûle plus du même feu. Où ça va tout ça? Où vais-je moi? On dirait que les journées ont toutes la même couleur, la même odeur, avec des variantes quand doucement une personne glisse un doigt sur une de mes cordes, mais jamais assez fort pour m’éveiller vraiment. Moi qui étais capable de tomber amoureux à la seule vue d’une belle demoiselle, on dirait simplement que j’ai perdu la vue. Peut-être devrais-je être patient, peut-être je devrai simplement laisser la vie faire son travail, me laisser allez à tout vent sans penser, seulement sans penser à « what’s next ». Je tente de garder les yeux, les bras, ouverts, mais j’ai l’impression que tout passe pas assez vite… je voudrais être demain et bien. Mon avant était douloureux, mais rempli de saveur, d’odeur, de goût qui faisait que tout brillait, que j’appréciais les nuages en pleurant, sachant très bien que demain j’allais sourire.

Pour maintenant, je tente de traverser cette étape de ma vie, en essayant de m’agripper aux sourires, à la pluie. Pour l’instant, un collègue passe devant mon bureau, pour me dire que j’ai l’air d’un chien battu, je lui réponds que c’est ainsi que je me sens, il me sert dans ses bras et me dit qu’il est là, j’ai envie de pleurer. Le chagrin, ça vient en motte, pis tant que le motton ne passe pas on est pris avec ça de travers dans la gorge. Ça, mélangé au pollen… ça m’empêche de respirer aisément.

L’important c’est d’être patient et d’y croire, croire que tout ça sera comme avant où l’innocence de la vie avait un goût plus doux.