Laisse…

4 11 2014

Encore une fois, une dernière fois, me perdre dans tes bras. Jusqu’au matin, au petit matin, quand le vent frais te rapprochera de moi. Laisse-moi rêver ou m’attacher, à chacun des moments, des minutes, des secondes qui passent, qui me séparent de ton départ. Laisse moi penser, que ce jour reviendra encore, un soir, ou dans la nuit, tu souffiras d’ennui, tu souffriras de moi, tu ne te supporteras plus et tu penseras à moi. Tu ne voudras jamais de moi, tu n’auras jamais le meilleur de moi, parce que tu l’as décidé, en fait du ne t’es pas prononcer. Chaque jour me procure des rêves étranges, où plus en plus tu disparais, où plus en plus je m’accroche, ou le temps est le seul reproche. Dimanche, jour mauvais, tu m’oubliras, sans que je m’ais trop compris pourquoi, sans que je n’aille voulu voir, que jamais mon corps de voudrait s’éloigner de ton corps. Tant d’espoir et de larme où le matin je me réveille innondé de chagrin. J’ai envie de choisir. J’ai envie de toi. J’ai envie d’un demain heureux. J’ai envie de demain. J’ai envie.





Comme dans une botte de foin

14 09 2014

Je me suis cherché, comme une aiguille dans une botte de foin, sans même me trouver. J’ai parcouru plus de mille kilomètres pour chercher dans un endroit où je ne suis pas. Je suis allé voir dans le bois, après des heures de marche, je suis revenu sur mes pas, bredouille je m’embrouille. Je me suis levé ce matin, j’ai eu envie d’autre chose, simplement parce que je ne me trouvais pas, j’ai pris mes idées au pied de la lettre et j’en ai écrit une, puis une deuxième, au bout de quelques lettres j’ai formé des mots délicieux à mon oeil, musicaux à mes oreilles, puis j’ai souri doucement. Ce matin je me suis trouvé, dans le plaisir d’écrire, quand j’ai appuyé sur Publier, ça a écrit que j’en avais 450 à mon actif, combien de mots te sont destinés? J’en suis vraiment désolé. Ce matin, j’ai eu envie de toi, différemment. Ce matin, j’avais envie de sentir la vie sur mon visage, j’ai refait le même parcours, j’étais là, partout et nulle part à la fois, une simplement envie transformée en désir d’être là, alors je suis revenu. Demain je rentre, rentre à ma base, retrouver mes bases, ma vie, mes mêmes envies. J’aurais fait plus de 1500 kilomètres pour me retrouver pareil, au même endroit, pareil, mais différent, parce que j’ai envie d’être simplement là, parce que je ne me suis jamais perdu, je me suis seulement oublié. J’ai pris ma peine, j’ai composé pour faire changement, faire autrement, transformer ma douleur en histoire d’amour, de transformer mon amour en inspiration, expiration, te transformer en muse. J’écoute une chanson des Counting Crows « Ghost Train », ça me fait pleurer un peu… mais je vais bien, on dirait qu’elle attendait avant de commencer. Je regarde l’heure et je patiente, doucement le calme en moi, j’espère déjà demain, le retour à la maison, l’envie d’être, comme une aiguille dans une botte de foin, peut être un peu perdu, mais bien là. Si jamais tu me cherches, je suis là, quelque part.





La soupe tiède

11 09 2014

Il pleuvait sur la montagne et j’ai décidé de faire de la soupe, pas trop chaude, je trouve que ça ne goûte rien quand elle est trop chaude. Rien d’exceptionnel là, une soupe en conserve, que je fais chauffer un peu sur les derniers tisons qui ont déjà cessé de chauffer mes pieds qui commencent à geler. Mes pieds qui deviennent rouge quand les tisons eux deviennent noirs, comme quoi rien ne se perd, rien ne se crée. Le rouge du tison vers le chaud de ma soupe.

La soupe c’est plus long de passer de froid à tiède que de tiède à chaud, j’imagine que c’est un peu physique, mais ça m’importe peu, je l’ai juste remarqué, comme je remarque toujours plein de choses qui ne font pas vraiment de sens pour personne, mais qui m’impressionne toujours vachement quand j’y pense. Il est vraiment 14h30 et je me dis qu’en attendant, la soupe, parce que toi je sais que tu ne reviendras plus, je devrais m’ouvrir une bière, simplement parce que je n’ai pas de sablier pour passer le temps, une bière c’est comme un sablier, t’as déjà remarqué? Ça passe toujours à une certaine vitesse et ça dépend vraiment d’un tas de facteurs.

Je n’ai pas reçu ta dernière lettre, j’imagine que le facteur ne l’a peut-être pas livrée encore. Je sais que tu as cette rigueur d’écrire toujours les mardis, on est cyclique tu sais, même si on tente de faire tout pour s’en séparer de cette routine, on revient à ce qu’on est au plus profond de nous. Des fois je me demande si je n’ai pas été juste trop dure dans la dernière lettre que je t’ai fait parvenir. En fait, je sais aussi que tu n’as pas toujours reçu mes lettres quand tu composes les tiennes, j’attends toujours d’avoir un mot de toi, d’habitude. J’ai remarqué que tu n’écrivais jamais en fonction de mes lettres, parce que tu me parlais de ce que tu vivais, peu de toi, que tu répondais que très rarement aux questions que je te posais, je me suis dit que c’était pas grave, parce que tu m’écrivais tout de même, comme si ça me consolait toujours un peu de te lire, même si je te sais si loin.

C’est comme pour la soupe tiède, une minute de trop et c’est chaud, je suis obligé de la laisser reposer, parce qu’elle s’échauffe rapidement, après le tiède. Une seule minute suffit, pour être insatisfait maintenant. Un seul mot écrit un peu de travers et notre requête est rejetée. La vie aujourd’hui, ne tiens qu’à une minute, une seule où le vent tourne, où les yeux se ferment et où tu disparais comme la montagne, simplement parce que le vent a rempli la vallée de nuages et refroidira aussi ma soupe.

Je sais que le vent qui aura fait tiédir ma soupe emportera avec lui les nuages et je te retrouverai, toujours là, toujours aussi vivante. Je sais que les minutes continueront de s’enfuir et comme toi me glisseront entre les mains, mais j’aurai essayé de te retenir un peu, mais maintenant, j’ai vraiment les pieds trop froids pour courir encore une fois.





C’est comme un rêve

10 09 2014

Je ne prends plus beaucoup mon ordinateur portatif, probablement parce que la technologie fait que je fais la même chose, avec plus petit, plus cher, plus élégant. Aujourd’hui j’ai pris l’ordinateur portatif, parce que je le traine quand même, même s’il est gros, vieux, qu’il chauffe s’il est allumé plus d’une heure, je me sens simplement plus à l’aise, position naturelle, ergonomique, c’est confortable. Je me suis souvenu aussi que c’était un peu long en l’allumant, il faut croire que je perds un peu mon temps, ou patience, qui sait. L’avantage maintenant, c’est que quand j’attends, je tourne ma tête et je vois l’eau, le fleuve, le petit étant entouré de pierre, la petite colline où je vais marcher pour ne pas rester immobile, j’en serais bien capable ces derniers jours. J’avais besoin d’être loin de moi, de la ville, je sais que je viens souvent me rattraper rapidement, c’est pour ça que je bouge un peu, histoire de brouiller les pistes. Je me suis levé fatigué, je me suis levé un peu terne, après dix heures de sommeil, je ne fais pas ça moi dormir dix heures, six tout au plus, quand je dors dix heures, c’est que j’ai bu la veille, mais pas hier, peut-être c’est juste le temps qui me rattrape, qui me signifie que je dois dormir. Ici, je tente de ne pas avoir le contrôle sur lui, sur moi, ça ne donne rien, je suis en vacances. Sur le fleuve, quand on regarde de ce côté, il y a comme un voile qui rend moins clair la rive opposée, une rive comme un rêve, un peu floue. J’ai pris le temps, mes céréales, j’ai laissé le café de côté, le bon café qui brûle l’énergie que je n’ai plus, je ne suis pas encore sorti, je n’ai pas encore pris ma douche, comme si mon corps se solidifie lentement, je crois que j’arrive, je me rattrape doucement, peut-être devrais-je retourner en ville, je ne me croiserais pas nécessairement en chemin. J’ai beau essayé de ne pas penser à toi, mais t’arrives toujours de nulle part, comme une surprise, comme là sur mon laptop, une photo sur le bureau de toi, une photo que j’ouvre, tu es comme un rêve, un peu flou. C’est comme une chambre d’hôtel, c’est probablement l’an passé, à pareille date, parce qu’il y a la bouteille brune et jaune à la banane sur le bureau un peu plus loin. Je m’ennuie tout à coup terriblement, ça doit être de te voir là, de te savoir si loin. Un demi-sourire, une crinière de lionne, une camisole rayée et ton regard sur moi, le poids de ton regard sur moi me manque, c’est lourd de ne plus le sentir. Je crois que je vais aller sur une Isle, histoire de me fuir un peu plus. Je ne comprends pas trop pourquoi tu es là, comme si tu venais de te lever avec moi, mais j’aime ça.





J’ai envie de le rêver

21 07 2014

Le soleil se levait doucement sur une journée magnifique, mes yeux remplis d’eau comme le lac qui me faisait face, un café bien chaud à la main, je te voyais avec moi, là, les pieds dans l’eau, ta tête sur mon épaule. Le vent ne soufflait même pas cette idée qui me traversait la tête, parce que j’étais simplement bien, parce que le miroir qui ondulait doucement quand mes pieds se balançaient, appelait simplement à la tranquillité. Tous ces mots dit par tous, tous ces silences dit par toi, je m’ennuie que d’un, pas de l’autre. Le temps c’est arrêté, simplement un instant, un nuage trahissant son immobilité sur l’eau et de l’autre coté, la lune croissante qui retourne à son lit. J’aime le calme, j’ai le coeur rempli de ça, de toi, de souvenirs, de chose que je n’ai pas envie de voir passer, se passer de moi doucement comme si de rien n’était. Combien de fois puis-je recommencer sans effort de t’aimer? Combien de fois, puis-je risquer cette douleur qui me scie le coeur, simplement parce que je suis parti, laissant un peu de moi, un peu de ce que je suis, dans un temps donné. Je rêve de ça, de matin frais, de ta main chaude sur la mienne, de cette lumière qui ne fait pas réelle, simplement parce que c’est toi qu’elle illumine à mes côtés. J’ai envie de ces soirs d’été, où le rouge feu fait flamboyer tes yeux, ton visage, ton être qui danse au son de musique qui ne dérange personne dans la nuit. J’ai envie de le rêver, par ce que sait que ça existe, que tu existes encore.





C’est comme hier

8 06 2014

C’est comme hier, mais aujourd’hui. Dans tes bras j’ai envie de m’oublier. Je n’ai envie de personne, je n’ai envie que de toi. Les yeux sur une rive, les vagues sur la mer, dans tes cheveux, je sourire au quoi des yeux. Ta main sur la mienne, le vent qui tourne doucement les pages de ce paysage. Le chant des oiseaux, le chuchotement du silence, le cri de mon amour, qui caresse doucement ton visage de mon regard. Je t’aime, mais j’erre, à chercher comment et pourquoi, à chercher où tu es cette fois. Nos corps s’enlacent en silence, mais non sans soupir, désir, plaisir, puis au matin je pleure de te voir partir, encore, une fois, reste avec moi. Je t’attendrai sous les draps frais, ici, ailleurs, partout où tu voudras me trouver. Je rêve encore, de ta peau chaude contre la mienne, d’un baiser humide sur mes lèvres, de ton doux rire au creux de mon oreille. C’est comme hier, je t’aime toujours autant, je m’ennuie plus souvent, et j’erre en attendant.





Je rêve parfois…

1 06 2014

Je rêve parfois de me réveiller dans tes bras. Ton coeur, ton corps ne répondant qu’à mes mouvements, lentement, doucement. Je rêve parfois que tu m’acceptes comme je suis, comme j’accepte ce que tu suis, ce que tu es, ce que tu veux que l’on soit. Je rêve parfois, que ce soit la première fois qu’à nouveau tes lèvres se déposent sur les miennes, que ton corps tu ne retiennes, de ne faire qu’un avec moi, te souviens tu de la première fois? Je rêve parfois, seulement pour un moment, que je trouve celle qui s’approche de moi, doucement, en se foutant du temps, du printemps, un doux moment, près de mon ouïe, j’entends les mots qu’elle me dit. Je rêve parfois, par moment, par étape, car tout ne peut arriver en même temps, il faut savoir se donner le temps. Je rêve parfois, d’aller chez le libraire du coin, faire le tour de tout le magasin, et de me retrouver là, sous tes yeux, simplement parce que c’est toi qui m’inspires et que j’ai eu les mots pour le dire. Je rêve depuis toujours d’avoir les enfants que j’aimerai d’amour, que je n’ai jamais eu, de tout ce temps que j’ai perdu. Je rêve d’avoir les deux pieds dans le jardin, d’avoir les rides sur le visage et les mains, de sentir la terre et sa moiteur, puis ta présence. Je rêve encore, d’avoir les pattes d’oies sur le coin des yeux, parce que tu m’auras trop faire rire, tu le sais que tu le peux. Je rêve de mourir en paix, dans l’amour de ceux qui me sont près, en sachant que lorsque je fermerai les yeux, tu me diras doucement… je t’aime mon vieux.





Ta peau, ma belle

1 06 2014

Quand ta peau m’appelle, je ne réponds plus de moi. Mon âme au diable pour une parcelle de toi. Mon être ne se pose plus de question, mon corps penche dans ta direction. Je dérive, dans ta direction pour ne pas te perdre de mon champ de vision, ton être que je dévorerais tout rond. Accrocher à ton sourire, ne penser que jamais son image ne va s’affaiblir. Hier j’ai rêvé de toi, tu revenais doucement vers moi. Je n’ai pas perdu tout ce qui était, tout ce qui sentait, tout ce que je vivais avec toi. Je me suis réveillé, les yeux mouillés, car tu n’étais plus là. J’ai rêvé, j’ai cru, j’ai souhaité encore et toujours ce mot, ce mot de toi tant de fois, ce mot dit maladroitement, parce que l’alcool t’avait fait autrement, sorti comme d’un rêve, est-ce la réalité ou mon imagination. Mais ta peau ma belle, la mienne s’ennuie de toi, son contact si soyeux, la chaleur que tu dégageais pour moi. Ta peau ma belle, l’image que j’en ai me garde avec cette sensation, de vivre encore un peu, de vivre pour de bon.





Le sacrifice

25 05 2014

J’ai marché, droit devant, sans comprendre vraiment pourquoi. J’ai marché en attendant d’atteindre ce que je voulais pour toi. J’ai mis pour une dernière fois, mon masque de quidam, pour disparaitre en silence, pour te laisser cette chance. Encore une fois, sans savoir vraiment pourquoi, l’évidence s’est présentée, le temps d’une danse, le temps d’oublier, de m’étourdir et de t’aimer. Mes pieds ne touchent plus terre, mais je dois me taire. Un sacrifice de fou pour encore te plaire. Une illusion nocturne, qui est qui, les mensonges sont toujours les mêmes et ils les entretiennent, non par amour, mais par habitude. Je veux du vrai, je veux, toucher le coeur de mes doigts, sentir cette chaleur qui lui font perdre sa cadence, je veux dormir près de toi. Demain ne sera différent en rien, car le silence règne, comme ce roi muet qui me pointe du doigt, ordonnant au bourreau de laisser tomber la lame sur mon cou, mes yeux rivés sur ce dernier, mes yeux rivés sur ma propre image.





Pour toujours

7 05 2014

C’est arrivé un jour, comme ça, je venais d’arriver ici, ou là, qui sait, mais j’étais nouveau, c’est clair. Je faisais mes choses, comme un professionnel, comme je peux, tu sais, comme je suis. Je ne t’ai pas vu ce jour là en fait, probablement intrigué par la voix, probablement intrigué par les mots, qui sortaient, un à un, avec une précision tranchante, intelligente, professionnelle. Je suis allé me balader, te chercher, te trouver, oh oui je t’ai trouvé, je me suis présenté, émerveillé. Des fois, la peur, ça fait gelé, quand on c’est abandonné dans le passé, la passion piétinée par la déception, j’ai ralenti, arrêté, avec cette envie de continuer. Donne-moi le temps, donne-moi la chance, ai-je réagi trop tard, quand toi tu voulais faire un voyage d’une vie avec moi, que je me suis caché dans mon coin, que j’ai regretté en fin. Le temps est passé, j’avais envie de t’avoir là, te savoir là à mes côtés, comme au début, comme ce jour-là. Je te sais, je te sens, c’est viscéral, j’ai envie de toi, j’ai envie de moi, j’ai envie de nous. J’ai envie de t’entendre me dire, à l’oreille que tu souffres du même mal, que tu m’aimes du même amour, que ce jour-là existe encore. Je ne veux pas voir la fin, pour moi, quand j’ai baissé les bras devant ce que je défendais, devant moi, pour m’abandonner à toi, t’ai-je effrayé? J’ai attendu des mots, des phrases, des heures, voire des mois à espérer que toi, que tu ne viennes, que tu me dises, que tu te souviennes, de ce jour-là. Aujourd’hui, je m’accroche, je t’aime, je pense à toi, je pense à ce jour là. Ce jour-là, qui je croyais être pour toujours, encore, hier, aujourd’hui et demain, un jour sans fin où je te voulais dans ma vie, sans voir le bout, avec l’innocence de l’enfance, un mot qui est resté pour moi, pour toujours… Ce jour-là, c’est aujourd’hui, mais aussi demain.