C’est l’histoire d’un gars…

19 11 2013

Le sais tu que je sais? Je ne sais pas pourquoi c’est ainsi, mais je sens. Je n’ai jamais su. Mais j’ai toujours compris que c’était là, laissé en plan dans mon être et tu le laissais aussi paraître. J’ai pris le temps d’y réfléchir une fois, je crois que j’aurais pu faire une chanson, je l’aurais probablement intitulée « I know what you don’t ». Je me fais des idées, qui ne m’appartiennent pas. Je me fais des histoires, que je ne raconte qu’à moi avant de ne pas m’endormir, parce que le soir, quand le noir me recouvre, je pense à toi qui n’est pas là. J’ai cette soudaine envie de détruire un cube rubic, mais je n’en fais rien. Difficile de broyer du noir quand il ne traîne autour de moi que cette couleur. Je m’assois sur mon lit, je regarde dehors à travers les stores qui cache une partie de la lumière de rue qui tente d’entrer, je n’en ai pas besoin. Une larme coule, comme sonne une alarme. Je ne sais pas ce que demain sera, je ne sais pas ce qu’aujourd’hui voulais dire. Tes mots comme tes silences ne disent rien sur ta personne. Tes silences te vendent, à rabais, s’il te plait. Je danse dans un rêve des cordes attachées à mes pieds, enfin un peu de liberté. Je ne comprends pas certaines choses, mais je n’y prête plus attention, car tes paroles, toi seule les écoutes. Je crie et l’écho ne me souffle plus la réponse, la cadence, le sens de ce que tu crois que je suis. N’es-tu pas si insensible? N’es-tu pas aussi seule que moi? Ne nais-tu pas d’une mère?





Invincible ou super-héro

2 11 2013

C’est l’Halloween… faut se poser la question. Mieux vaut être invincible ou super héros…

Vaut mieux avoir l’impression de se réaliser ou celui d’être à l’abris de tout?

Je peux geler un lac mais me faire brûler… et si il ne pouvait rien m’arriver

C’est triste de n’avoir aucun impact.

Il est triste de mourir.

Une vie sans saveur ou une mort sans gloire.

L’univers ne vaut que l’importance que je lui donne…

Je t’aime!





Une question

14 05 2013

Je m’effrite doucement, sans un mot, car même les corbeaux broient du noir. Je ne me suis pas trop demandé pourquoi, parce que je le savais. Je savais que je ne savais pas ce que tu pensais de moi, j’ai pensé que je pourrais te poser une question, une question qui engloberait toutes celles que je pourrais te poser, simplement pour avoir toutes les réponses. J’ai regardé dans les mots que je connaissais, j’ai tenté de les mettre ensemble, un à un juxtaposé pour enfin te la poser. J’ai voulu provoquer le bruit dans tes silences, aucune chance, te faire dire ce que j’aimerais entendre, comme tu le dis, ça ne reste que des mots, couvert de tes silences. Comment me trouves-tu? Tu me trouves beau? Drôle? Intelligent? Sensuel? Toutes ces questions ne répondent en rien à ce que j’aimerais savoir de toi sur moi, je suis couvert de silence. Que suis-je pour toi? On s’y rapproche, on y touche déjà un peu plus. J’ai l’impression d’être là, juste là, oasis du passé qui ne fait que patienter pour quelque chose que je ne m’explique pas. J’aimerais que ça vienne de toi cette fois, laissons faire les questions, les opinions, les silences, juste des mots pour rassurer ce vide que je ne comprends pas que je ne veux pas voir à la force du temps qui passe. Toute histoire différente est un peu pareille à la précédente. Je comprends les secrets, la position dans laquelle on se trouve, il y a quelque chose d’intéressant, d’excitant. Quand il ne reste que toi, que moi devant toi, c’est encore un secret que tu gardes pour toi. J’ai l’insécurité présente devant cette phrase latente, cette phrase qui ne vient pas de toi, que je ne veux pas forcer, que j’aimerais entendre simplement parce que le temps passe, parce que toi tu passes et tu ne t’arrêtes pas. Es-tu prête à avoir quelqu’un dans ta vie? Suis-je là maintenant parce que tu ne sais pas pour plus tard? Mes mots t’ont fait peur, tu ne t’y attendais pas, tu n’étais pas prête à les lire, les entendre. Je rumine, je m’épuise à pouvoir de dire, je ne me répète plus, fatigué d’un silence. Je marche sur des oeufs comme si mes paroles étaient pesées, je ne suis plus moi, je suis hors de moi. J’ai la nausée périodique due à ce vide de mots, vertige du verbe, je ne fonctionne plus à mon juste niveau. Pourquoi as-tu peur des mots? Ne sont-ils pas simplement le reflet de ta pensée, de ce que tu ressens? Peut-être ne ressens-tu pas ce que j’aimerais que tu ressentes pour moi? Ça y est j’y suis… Est-ce que tu m’aimes?

C’était un 12 février…





À quel moment?

11 04 2013

À quel moment je me suis littéralement oublié, à quel moment je me suis cérébralement abandonné. J’ai oublié où allaient mes mots, je me suis concentré à remâcher mes maux. Je ne sais plus écrire, j’ai oublié avec le temps, comme on oublie lorsqu’on était enfant, que seulement cinq petites minutes nous faisaient oublier n’importe quelle dispute. Mes doigts engourdis prennent et reprennent des chemins si souvent empruntés, mais maintenant oubliés. J’ai oublié comment on faisait, j’ai oublié comment ton nom s’écrivait. J’ai pensé longtemps que le temps allait avoir raison de moi, plutôt me laisser mourir, doucement, pour ne pas vivre une fois de plus un déchirement. Je me suis même pratiqué à ne plus respirer, je me suis étouffé, douloureusement, j’ai compris qu’en bout de compte ce n’est pas ça que j’avais envie. Maladroitement, mes mains sont revenues toucher ces lettres, amies, tant de fois caressées simplement comme on s’assoit pour voir le temps passé. J’ai laissé l’air entrer dans ma cage thoracique avec douleur, j’ai senti la vie qui reprenait sa place. J’ai regardé où j’étais, qui j’étais, où j’allais, tout s’est replacé comme avant que je l’aie abandonné. J’ai eu envie de mordre dans ce que je me suis privé, de peur de déplaire, de peur d’être mis de coté. J’ai envie d’être moi, de ça et de toi. J’ai envie de vie, de mots, d’air et que tu sois ici. J’ai envie de cette différence qui nous fait grandir, j’ai envie de te dire que tu me fais plaisir.





Lucide et Confusion (une histoire d’automne)

20 11 2012

C’est l’histoire de Lucide et Confusion. Une histoire un peu triste, mais remplie de passion. C’est l’histoire d’une double solitude, celle de Lucide, belle et gracieuse au soleil, seule et triste la nuit. Ou celle de Confusion, grand et fort du matin jusqu’au soir, ivre, perdu et noir comme la nuit. Ce fut Crépuscule qui présenta Lucide à Confusion, une histoire un peu étrange, un peu oubliée, où face à la nuit, Confusion voulait déjà oublier. Quand les yeux de Lucide touchèrent ceux de Confusion, ce fut le début d’une fin, comme un jour qu’on laisse derrière, pour entamer ce que l’on pourrait penser un long voyage, mais ce n’était en fait qu’un court manège, comme ceux des parcs d’attractions auxquels on ne fait plus attention. Lucide savait, Confusion sentait, personne n’aurait pu expliquer, ni pourquoi, ni comment cela c’est produit. Lucide faisant refléter les atouts d’une autre, Confusion toujours plus profond dans le regard de Lucide. Confusion ne comprenait pas pourquoi Lucide agissait ainsi, comme de la peur, un faux désintérêt comme celui d’un chien devant un boucher, c’était pour les deux la faim. Confusion bu, entraînant Lucide dans son monde, sans force, naturelle, Lucide se laissa allez. Se laissa allez jusqu’à respirer le matin, fraîcheur d’aube littéraire, où sur la plage les cheveux faux ne font que passé. Confusion dans de beaux draps les a entendu, passer et repasser, la veille si loin et le matin bien trop clair pour ses yeux sombres. Lucide n’était plus, Confusion déambulait dans une maison bien trop vide, bien trop inconnue, mais en même temps si familière. Le temps passait à coup de deux horloges, il fallait rentrer ou revenir. Crépuscule revint enfin, pour venir unir Lucide à Confusion encore. Confusion se perdait bien trop souvent dans les étoiles de Lucide. Les lèvres de cette dernière s’étirant, s’ouvrant à bout portant pour laisser sortir un son, une chanson ou un rire, s’unissant simplement pour embrasser Confusion. Ce fut le bon temps, le temps bon où on ne compte plus ce qui se passe, qu’on se rappelle pour pouvoir le compter aux enfants qu’ils auront, enfants qui ne verront pas le temps non plus, un enfant qu’il nommerait Amour, en cas de grisaille pour se souvenir du temps, du temps où il n’existait pas.

Le temps tournait sans eux, il tournait à s’en rompre l’aiguille dorsale, deux fois plutôt qu’une. Le calendrier n’a pas pu entendre la sonnette qui lui disait de changer de page. Sage, Confusion n’a pas compris, c’était un peu cette dualité qu’il vivait, ne pas comprendre et sentir. Sentir et ne rien comprendre, d’un coup de vie dans la cage thoracique le coeur lui éclata, du jour au lendemain. Quand Confusion voulait comprendre, il questionnait, quand il questionnait, il obtenait des réponses qui n’étaient pas toujours ce à quoi il s’attendait. Lucide, de répondre, les pieds bien au sol comme le font les arbres, ce que Confusion ne voulait pas entendre. Ce dernier de partir, à la hâte sans un mot, sans comprendre, sans tenter d’en savoir plus, déçu, désolé, surtout brisé. Il partit pour sentir le temps qui passait sur sa peau, dans son être tout entier. Il ne se retourna pas, même pas un instant, sinon qu’en pensées, pour savourer ce qu’avait été cette histoire unique. Il rêvait souvent, mais tentait surtout d’endormir les douleurs à coup de vie mal placé, à coup de cidre, de malt, de produit alcoolique, calmant temporairement cette fixation qui était Lucide. Un soir où il levait son dernier verre avant d’allez s’éteindre au lever du jour dans les draps froids, vide et sans lui, car même quand il y était, il n’était pas tout à fait là, ses pieds sur un axe de demi-cercle pivotèrent pour se mettre à dos le bar, mais bien en place, toujours sur ses pieds implanter dans le sol, Lucide s’y trouvait, comme apparue dans la nuit juste avant que Confusion ne s’éteigne. Il n’est pas tord de dire que tous les mots qui existaient sur cette terre n’auraient eu aucune utilité pour le moment qui était en train de se produire. Dans l’univers tout entier n’existait qu’une chose, à ce moment exact, Lucide blottie dans Confusion, cherchant à stopper toutes les horloges de la terre. Un recommencement nouveau, un passé oublié, il n’y avait rien qui importait plus que ce moment, cet instant qui dura… qui dura.

Lucide savait, Confusion se doutait. La fragilité de l’un et les pieds bien ancrés de l’autre s’affrontèrent à nouveau. Les mêmes raisons, un peu plus d’action, un rêve que Lucide avait. Lucide rêvait aussi, peut-être moins que Confusion, en fait personne ne le sait vraiment, mais à cet instant, elle rêvait. Elle rêvait de chevaux, de sable, de Confusion, mais pas assez pour abandonner ce qui existait avant, ce qui existait maintenant, à un pas de se déterrer la racine pour mieux se l’enfouir ailleurs, elle devait aller au bout, on sait jamais ce qu’il y a au bout tant que l’on ne s’y retrouve pas. Confusion comprit Lucide, s’extirpa à nouveau sans attendre, sans tout à fait comprendre, s’éloigna avec tristesse, Lucide derrière lui à nouveau. Le temps n’aidait plus à la chose, il passait, repassait sur le visage de Confusion, n’arrivant pas à assécher les larmes que causaient Lucide. Il s’interrogeait fréquemment sur la nature de ce qui s’était passé. Se demandant si Lucide avait trouvé au loin ce qu’elle cherchait, si le bout était vraiment ce qui s’était s’était montré en rêve. Confusion ne voulait plus, plus de rien autour, plus d’Amour, plus de Lucidité, il avait rencontré des gens pour la faire oublier, dont la belle Insipide et l’autre Folle, avec qui il avait cru qu’il était possible de refaire le monde à coup d’amour, mais ce ne fut que poudre aux yeux. Le temps avait raison de Confusion qui vieillissait, qui comprenait de plus en plus les rouages de ce qu’était le paysage que les gens appelaient la vie. Il devint gestionnaire d’attentes, de ses propres attentes, devenant gris, un gris milieu qui ne goûte que la poussière, se fondant à la masse, ne prenant plus sa place. Le temps avait raison de lui et sans raison il le laissait faire, ne pouvant plus l’arrêter.

Dans un pli ciré d’une lettre bien pliée, Confusion eu la surprise d’une vie, en repensant il considéra que c’était peut-être la troisième, mais le passé venant à la rencontre du présent, était toujours pour lui quelque chose de surprenant. Lucide, dans des mots serrés sur une feuille de papier, donnait des nouvelles. Elle était comme ça elle, elle donnait, son coeur étant si grand que le monde elle aurait pu donner s’il lui avait appartenu. Confusion content et confiant, le temps l’ayant brutalement ramené sur terre eu l’instant d’un moment un vertige. Le papier de Lucide le regardait droit dans les yeux, encore. Lucide racontait, sa vie, son rêve enfoui et rattraper d’un autre coté, comme la vie et de l’inattendu. Elle racontait, les joies d’un mélange quelconque qui avait donné naissance à Trésor, dans lequel elle avait enfoui tout ce qui lui restait de rêves. Lucide n’avait plus cette lumière dans le regard, Confusion, conscient de cette situation lui demanda où elle était passé, pas elle, mais cette lumière qui avait éblouie Confusion à leur première, voir deuxième rencontre. Et les lettres s’échangèrent, de part et d’autre, la question de Confusion restant rempli de silence, Lucide n’était plus aussi ancrée qu’au temps du Tic où elle répondait Tac. Confusion ne comprenant pas les silences de Lucide, reposa encore et encore la question, jusqu’à ce qu’en un instant, rempli de lumière, les coins de la lettre se sont ouverts pour laisser place à Lucide, maintenant un peu plus timide, mais toujours là bien cachée. D’histoire en histoire, l’histoire c’est tissé, de mots dans les lettres rien n’était oublié. C’était encore l’automne, pour la troisième fois, quant au pris avec une pinte de bière Confusion s’accrocha à Lucide. Les mêmes yeux, vivants, limpides, jamais oubliés venaient le regarder. Elle savait où le trouver, chaque fois comme une nouvelle, une surprise, il était là. Ils n’étaient pas les deux seuls à être là, il y avait aussi l’histoire, le temps, le passé, les souvenirs, mais surtout la déception. La déception de part et d’autre, pour la même raison, mais expliquée différemment, reprochée d’une autre façon, blessante, inutile. C’est la faute du temps je vous le jure, s’il n’était passé au même moment, personne ne serait parti. Il fini toujours par passer et on ne sait pas trop pourquoi, c’est toujours Confusion qui quitte la scène du crime.

Personne n’a eu ce qu’il voulait dans cette histoire, soit par abandon ou par remplacement. Aujourd’hui c’est toujours pareil, Confusion c’est fait une raison, Lucide ne sait plus. Le temps a été brutal avec eux. Ils ont été brutaux, l’un avec l’autre, s’acharnant sur leurs rêves à chacun, croyant que tout ça existait dans le format dont il rêvait. Il n’en était rien, rien dans la forme, mais tout dans le contenu. Deux êtres merveilleux, magiques, qui s’aimaient et s’aiment encore aujourd’hui, dans l’ombre, ils plient des lettres, remplies de mots, simplement pour cesser d’être gris, simplement pour que la vie goûte encore ce premier soir où Lucide se perdit dans Confusion.





La fatigue et l’ennui

25 09 2012

La fatigue et l’ennui sont plus sombres la nuit. Je suis ici et je m’ennuie. Je dors peu et mal ce n’est pas normal. Mes idées tournées vers cette journée qui me sépare encore un peu plus de toi et ce silence, trop dense. Le temps passe à petits grains et je serai loin demain, loin de tout, loin de toi, loin de mon confort de ce que je vois. Le froid pincera ma peau, me donnant des frissons dans le dos, j’aurai cette pensée pour moi que j’ai laissée derrière moi. Je hais les silences et cette danse où lorsque j’avance tu prends tes distances. Combien de jour encore, où je découvrirai ton corps? Le sommeil ne me gagne pas, l’appétit toujours ici et l’estomac qui ne me parle que de toi. J’ai faim de découvrir ce que demain me laissera choisir. Où es-tu cette fois, sans moi qui ne pense qu’à toi? J’ai besoin d’air, de fraîcheur, de toi. Je ne gagne mon lit que pour te retrouver, mais mes draps froids ne sentent que ton absence. Demain, un autre jour, seras-tu encore là? Tant de questions sans réponse, tant de mots placés d’une même cadence et le froid qui ne me réchauffe pas. Réchauffe-moi!





Bribes

16 09 2012

C’est par bribes que je me rappelle comment tu étais. Le temps surement, celui là même qui fait qu’on oublie toujours un peu. Tu te souviens toi? Sinon tu me le rappelles en me faisant signe comme ça sans prévenir, sans regarder où j’étais, sans penser à moi. Maintenant je me souviens bien, c’était un peu ton mode de fonctionnement, je n’ai vraiment jamais existé n’est-ce pas. Mais tu reviens encore parce que tu sais que je suis là, que je suis capable d’aucune malice, parce que de me voir n’est pour toi que délice. Je suis toujours l’entre-deux, l’entre-nous, l’entre coupé d’un souffle que je n’ai jamais eu dans mon cou. Tu ne dormiras pas chez moi, que tu me dis gérant toute attente, mais je ne t’ai jamais invité, t’es-tu simplement demandé ce que je vivais et qui je voyais? Ne savais-tu pas que ma loyauté dépasse ce qu’il y a de plus animal en moi? Avec le temps… tu sais que les choses changent, mais que les valeurs sont toujours les mêmes. Tu n’as pas changé, ni tes mots, ni tes regards croisés à mon égard que tu lances sur moi, qui ne me laissent pas froid, mais qui ne détruisent plus ce que je suis, moi.





Ces faux silences

2 09 2012

Te souviens-tu de ces faux silences, ceux qui coupaient mon être en tout sens, sans que je ne m’en aperçoive? Quand doucement dans tes draps blancs, je te sentais loin, mais toute près de moi, tout était blanc sauf l’air qui était rempli de toi, toujours loin à deux pièces de moi. La tête rêveuse, je me disais simplement que j’étais bien, là, chauffée par les rayons du soleil un dimanche, ou un mardi, quelle importance. Je me serais accroché à un rayon de lumière pour me déplacer lentement dans ce qui était ton univers. La vie s’est chargée bien différemment de moi. Je suis encore là, avec mes faux silences, attendant un retour qui ne reviendra peut-être jamais. Tu sais, non parce que je te l’ai déjà dit, que je suis toujours là. Quand mes pensées effleurent doucement ta peau à des distances considérables, je sais que tu me sens. Ta tête se tourne t’elle vers moi quand doucement je songe à ton corps, lointain souvenir des matins frais où trop tôt je fuyais doucement chez moi, la tête remplie et le corps vidé, un équilibre qui me déstabilisait sans cesse. Quand cesseront ces faux silences ne laissant place qu’à des mots, des cris, de vrais silences qui me berceront avant de dormir?





Quand tu t’abandonnes

5 08 2012

Quand tu t’abandonnes, fragile, dans mes bras agiles, le monde s’arrête pour te regarder. Loin tu te gardes loin de moi, tu te joues de moi, comme on joue du violon sans en prendre de leçons. Puis tu faiblis avec le temps, tu trouves cette note qui attire mon attention et tout doucement tu glisses ta peau nue sous mes draps. Tu es belle, mes yeux se posent sur toi, douce, dépourvue de tout ce que tu t’armes contre moi. Je sens ta chaleur et ton odeur pour m’en imprégner, pour ne pas oublier. Mes yeux rivés sur toi, je vendrais mon âme pour figer cette image de ton corps encore et encore. Mais ce monde n’existe pas, j’y ai cru, un jour, mais il n’existe pas. Tu n’as pas retrouvé celui qui t’accueillait bras ouvert, yeux fermés, car le temps a passé, j’ai changé. J’étais encore bien, c’était encore beau, j’avais la tête en trop. En trop pour toi, mais pas assez pour te repousser, car tu le sais, je t’ai aimé. Ma vie vide te laisse de la place dans mon lit vide. Le reste, tu n’en as pas voulu, je suis trop souvent resté en plan sur un fil qui ne présentait que le vide où je me suis trop souvent lancé. Je choisis aujourd’hui la place que je laisse dans ma vie et le volume diminue comme une chanson qui termine. Je dois changer d’air, ça sent trop toi autour de moi, comme une vieille rengaine.





Tu ne m’embrasses plus

26 06 2012

Tu ne m’embrasses plus. Bien au fond de toi, nos corps ne font qu’un, liquide, limpide, nos corps s’aiment. Nos corps s’aiment, mais nos bouches ne s’unissent plus pour former un tout, un toi et moi uni en un être nu. Nos bouches ne se parlent plus de mille baisers qui expliquait simplement le désir l’on avait pour l’autre. Perdu dans un temps donné, je te cherche encore et je suis corps à corps dans ce que tu avais créé. Tu me tiens à distance, malgré cette danse où s’enlace sans cesse le désir qui nous lie. Je tente de te retrouver, tes lèvres ou cette morsure que tu m’infligeais sans même penser à la conséquence de la passion. Tu me tiens à distance, loin, comme si j’étais là pour accomplir je ne sais quoi, une mission, une tâche, ce labeur qui n’avait plus d’odeur. Je ne suis plus pour toi ce que j’ai déjà été, encore plus de danger de maintenant t’attacher. La peur de m’ouvrir ton coeur. Et nos corps ne se quittent pas, jusqu’au spasme de ton corps satisfait qui en demande encore. Blotti contre toi, je sais qu’au matin il n’y aura plus rien. Je ne reviendrai pas, car le goût de tes lèvres fait partie de ce qui me retient à toi.