Pourrais-je t’utiliser? S’il te plait. Comme bon il me semble, simplement parce que l’on se ressemble. Simplement parce que me mots s’inventent sur toi. Je suis Picasso et toi la toile, ou l’idée derrière ce qui s’y retrouvera. Tristement, parce que mes mains ne peuvent toucher ta peau, que mon clavier me sépare, me garde loin, distant, seul. Parce que j’imagine avec toi, sans toi. L’un ne me plait pas plus que l’autre, mais j’aime ce qu’ils provoquent. Mes idées s’entrechoquent, se frappent, se touchent du revers de la main, me faisant frissonner, rougir. Gêner, d’être déjà en train de le faire sans y avoir été autorisé, t’utiliser. D’une main dans tes cheveux et de mes lèvres dans ton cou, je m’égare, ma demande n’a plus de sens, j’ai dépassé cette ligne, imaginaire, entre le vrai, le moins vrai, celui qu’on tait, celui qu’on dit trop haut, trop fort, trop souvent. Je tente de contrôler mes pulsions, mes pensées, mes doigts qui parlent de toi. C’est impossible, c’est plus fort que moi, c’est peut-être facile, c’est peut-être sans raison, c’est ça, je n’ai plus ma raison, ou de raison de le faire, ne pas le faire. C’est peut-être juste à cause de toi, tu existes donc je sens, je sais, je te connais, depuis un jour, depuis toujours. Reste, ce n’est quoi moi qui t’utilise, pas méchamment, simplement, parce que tu raisonnes, surement plus que moi. Parce que je déraisonne, c’est aussi simple que ça. Ça n’a rien de méchant, de déplaisant, je t’ai entendu, frémir sous mes lèvres. Je t’ai écouté frissonner sous mon baiser. Je t’ai entendu, quand dans la fermeté de ma main, tes cheveux emprisonnés te rattachaient à moi. J’ai senti ta proximité et je me suis empoisonné, à jamais d’un parfum qui n’est pas le mien. Je paralyse, à l’idée de l’avoir encore fait, sans même que tu m’autorises, de mettre, là, simplement en mot parce que c’est tout ce qui me reste, parce que c’est tout ce qui me reste. Ai-je vraiment besoin que tu me dises que je le peux, quand quelque part, rien de tout ça n’existe vraiment? Parce que, même si mes lèvres, se détachant de ton cou, glissaient à ton oreille et que d’une autre main sur ton ventre, me réchauffant l’être, que mes mots, doucement à ton oreille s’accumulent simplement pour affirmer que j’allais t’utiliser.
T’utiliser
21 03 2016Commentaires : Leave a Comment »
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Catégories : Amour, Attentes, Femmes, Je ne veux pas que ça s'arrête, Toi
L’envie
12 05 2015J’écris. J’efface. J’écris à nouveau, puis je ré efface. Je me condamne à être qu’un mouvement incomplet. Imcomplet sans ce que j’ose appeler la création de ce texte qui sommeil en moi. Je ré écris, j’efface à nouveau. Sur le papier mince se déchire ma vie, en fine lanière, en infime coupure de temps, de vent, d’entretien que je ne sais chérir. Fragile, comme le papier, comme les écrits qui composent ma vie. Un seul mouvement, un seul pas, d’avant à derrière. Je n’ai plus d’histoire pour toi, je n’ai plus d’histoire pour moi. Je n’ai qu’un rêve, qu’une porte de sortie, qu’un seul plaisir coupable que j’entretiens bien peu souvent. Ces blogues morts je ne deviendrai pas. J’ai toujours quelque chose à dire. J’ai toujours cette ligne qui vous fera vibrer parce que je ne suis peut-être pas le seul à connaitre ce qui fait vivre les gens. J’ai cette envie d’écrire cette histoire qui parle de toi, qui parle de moi, qui parle de vie, qui parle de mort. Je n’oublie jamais tous ces mots que j’ai livrés sur ce papier trop souvent inutile. J’ai la surprise de voir que je suis encore visité, après des jours, des semaines, des mois d’absence. J’aimerais offrir plus, je ne sais qu’écrire… avez-vous une idée? J’ai besoin de créer hors de mon champ d’expertise, hors de ce qu’est l’humain. J’ai envie de dire des choses. J’ai envie d’aimer, j’ai envie d’être aimé, j’ai parfois l’impression de ne plus savoir comment. Où ai-je mis la passion, l’exotisme, le cachet qui faisait que ma vie valait quelque chose. Je cherche, j’ai peu de temps, j’ai envie de ça, j’ai envie de toi. Je ne sais plus si je sais, si je suis, capable de ça, capable de toi. Je suis capable de n’importe quoi, es-tu capable de me le proposer?
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Étiquettes : Alcool, Amour, Attentes, Brume, mort
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Tu sais… je suis… un serviteur
19 01 2015Tu sais, c’est comme l’autre fois, je t’attendais un peu, sur mon divan, sans vraiment savoir pourquoi je t’attendais, je sais très bien que tu ne serais pas venu. J’ai attendu juste un peu, autant que ma patience le permet, j’en suis même tombé endormi à un certain moment, pas par ennui, mais plus à cause de la fatigue. Comme si des fois j’étais trop patient, j’aime peut-être juste ça t’attendre, qui sait. J’ai toujours l’impression que tu vas revenir un jour, je ne sais pas si c’est des idées que je me fais ou quoi là, mais j’ai cette impression, peut-être juste parce que tu me gardes toujours à portée de mains. J’ai regardé plusieurs fois par la fenêtre, pensant que tu allais me faire une surprise, des fois c’est comme ça, on souhaite une surprise et on en obtient une autre, tant que ça reste une surprise. J’ai souvent l’impression que je te connais, mieux que quiconque et la seconde d’après je me dis que je me trompe, juste pour me rassurer un peu, je me dis que ça ne se peut pas, il y a des choses qui ne se peuvent pas non? Des fois, je mélange tout, comme si plus rien n’avait de sens, je garde toujours mes repères, le noir et le blanc. J’ai tendance à imiter de grandes gens trop positifs, c’est facile pour moi, je n’ai qu’à fermer les yeux un instant et ça fonctionne, tant que je les garde fermés. C’est comme si le temps s’arrêtait, un petit instant et que plus rien ne bougeait. C’est un souvenir fantastique que de figer le temps, c’est en même temps très malsain, mais je recommence quand même, je dois être un peu empoisonné, par toi, par le vin, le vent et la vie qui m’habite. Ne n’ose jamais vraiment bouger, peut-être parce que je suis bien dans une immobilité quelconque qui se dresse aléatoirement sur ma vie. J’ai encore envie de tout donner, des fois je ne sais pas si tu sais, ou simplement si tu t’en rends compte, probablement, sinon je ne serais plus d’aucune utilité, du moins pour toi, parce que j’aime servir. J’ai peut-être en moi des cellules d’ancien esclave, loin dans mon patrimoine gynécologique, à des centaines d’années-lumière d’aujourd’hui, ici. Sinon je suis peut-être seulement humain, quelque part, tu sais de ceux qui savent encore aimer leur prochain, en tendant l’autre joue, entendant ce que tous a à dire, simplement pour ouïr ou pour servir. C’est pas juste toi, toi je te réserve bien plus que les autres, mais je fais ça, être au service, simplement parce que j’en tire un certain plaisir que de voir illuminer dans un visage terne par l’espoir qu’il existe encore un peu de ça là… la servitude volontaire.
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Catégories : Amour, Attentes, Solitude
Aux plats, aux pieds
17 12 2014J’ai mal à ma carapace, dévorée par les rapaces, je ne suis même pas mort encore, laissez-moi, mon dernier souffle. Je n’ai plus ma jeunesse, mon charme, mon allure, mon envergure, que mon triste sourire, pitié laissez moi partir. Quand ma peau décolle de sur mes os usés, je ne me sens plus comestible, mais à quoi bon, l’appétit vous guettes, mais je ne suis pas une viande de choix. Karma, il m’a pris en rhume, sans que je comprenne, était-il seulement fiction, n’ai-je point compris ma seule mission. Ma vie pour ma patrie, ma famille et mes amis, et toujours un peu de place encore pour l’inconnu qui passe, pousse et s’enfuit. Tu me bécotes de ton nez aquilin, t’insérant de plus en plus dans mes os, les faire craquer, craquant à souhait, rien ne t’arrête, jusqu’à ce que poussière je devienne sous le soleil ardant, content encore que tu n’aies pas de dents. Écoute-moi, un instant encore, simplement pour que je souffre un peu, laisse-moi savourer la douceur incessante de la douleur que tu m’infliges. Mon corps, ma tête, tout y passe, y repasse, ma vie, aujourd’hui, mais hier aussi. Je déraille, je perds la track, le nord et la raison encore. Je n’ai plus raison de m’en faire, de m’enfuir. Il ne me reste que le temps, le temps seul qui me reste.
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Catégories : Attentes, Bonheur, Solitude
Conte défait
16 12 2014Ensorcellement nocturne, réveil brutal. À quel moment tout est devenu fatal? J’ai regardé par delà la lumière de la lune, je n’ai trouvé aucune lacune. Que s’est-il passé au gré du vent, qui s’est joué de nous au fil du temps? Une mauvaise blague, une infortune, un souhait de plaie sur notre bonne fortune. J’ai dormi trop longtemps, pourrais-je t’embrasser à mon réveil? N’ai-je point la possibilité de tout rompre si seulement je te désire? Un baiser sur tes lèvres et nous serons le dire. Qui a voulu de ce malheur sur nous? La vie vile ou quelqu’un de plus jaloux. Les médisances, les insolences, les mots atroces sur ma fragile carcasse, n’ont eu qu’effet de me faire disparaitre de ton espace. Est-ce seulement à moi la faute, mon dieu, j’en doute, à la bonne votre. Se vautrer dans un discours, une pléiade, un balbutiement mondain, n’allège point la peine que j’ai chaque matin. On remâche, on recrache, les mots de travers, ceux mêmes qui s’étaient logés dans la gorge avant qu’on ne les boive par les yeux. J’ai à vomir bien plus qu’une remontrance, une histoire, une épopée, une belle romance. Mon coeur ensemencé d’un sentiment sur lequel je me penche. Abandonné l’idée simple qu’il existe, je boirais cet élixir, s’il te plait Panoramix. Je ne peux plus me sentir, je ne veux plus me mentir, j’aimerais que tout cesse, mais je connais déjà l’avenir. Laisse-moi y croire, un baiser, un seul, pour que s’évanouisse enfin, cet ensorcellement vain.
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Catégories : Amour, Attentes, Troubles
Des fois
16 11 2014Des fois c’est comme s’il y avait quelqu’un de coller dans ton coeur. Quelqu’un qui englobait toute la surface, qui prenait toute la place. Des fois, c’est comme s’il essayait de faire le ménage, à coup de vouloir sans vraiment le pouvoir. C’est comme si, une histoire non finie restait prise, comme ça, sans que le deuil n’ait pris place, sans que l’amour ne fasse surface. Tous ces souvenirs récurent, toutes ses mémoires ne laissant place à personne. Des fois, c’est comme si le temps avait passé, que dès le début c’était dessiné, au crayon-feutre, noir, sombre et indélébile. Des fois on se demande pourquoi on est allé là. Peut-être a t’ont vu quelque chose, comme une lumière émergeant d’une lointaine tristesse. Qui peut sinon toi faire taire le passé. Qui peut selon toi faire que demain, un autre ne souffrira pas à sa place, à ta place. Les talons tournés, en silence il a gagné l’antre qui lui était destiné. Des fois, on ferait exactement la même chose, les mêmes décisions, les mêmes mouvements en espérant un autre résultat. On remettrait entre les mains de la vie son propre coeur à nu, en souhaitant simplement que quelqu’un y face attention, que quelqu’un comprenne la raison, le pourquoi, le comment tout ça, c’est produit. Des fois on souhaiterait que ce moment entre deux portes ne cesse jamais. On souhaiterait être fort, inatteignable, mais on serait insensible à tout ça, à la vie, à l’amour, à demain qui sera gris encore, comme l’automne qui a remis son manteau de pluie. Des fois on se pose vraiment trop de questions, on a peur de laisser-aller, on a peur pour notre coeur, que c’était la dernière fois.
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Étiquettes : Attentes, Seul
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J’irai seul
11 11 2014J’irai seul, car j’ai envie d’être avec toi. J’irai seul dans la nuit, sans bruit. J’irais seul parce que la présence de quiconque ne saurait combler le vide de ton absence. Dans la noirceur je fermerai les yeux, j’écouterai doucement ses doigts, jamais aussi doux que les tiens, frapper chaque note comme si elle ne jouait que pour moi, que pour me consoler, que pour m’accompagner dans la noirceur de cet instant, comme pour me bercer, et ce si longtemps. J’irai seul en comprenant pourquoi je le fais, pourquoi je me prive, pourquoi je m’isole ainsi. J’irai seul, car seul, ça n’a rien à voir avec les attentes, rien avoir avec l’insatisfaction de se contenter d’un autre quand ce n’est pas ce que l’on veut, l’on souhaite, l’on désire d’une soirée céleste, d’une soirée où seul le temps est notre ennemi. Je tenterai de ne pas penser à toi, quand elle jouera mon morceau préféré, quand entre deux berceuses elle me dira en silence que la prochaine est pour moi, que la dernière est pour me souhaiter bonne nuit. J’ouvrirai les yeux pour me rendre compte que tout ça est passé, tout ça est derrière moi, qui me faudra rentrer. Je devrai me diriger vers chez moi et j’irai seul, parce que je l’ai décidé, parce que tu l’as aussi souhaité
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La soupe tiède
11 09 2014Il pleuvait sur la montagne et j’ai décidé de faire de la soupe, pas trop chaude, je trouve que ça ne goûte rien quand elle est trop chaude. Rien d’exceptionnel là, une soupe en conserve, que je fais chauffer un peu sur les derniers tisons qui ont déjà cessé de chauffer mes pieds qui commencent à geler. Mes pieds qui deviennent rouge quand les tisons eux deviennent noirs, comme quoi rien ne se perd, rien ne se crée. Le rouge du tison vers le chaud de ma soupe.
La soupe c’est plus long de passer de froid à tiède que de tiède à chaud, j’imagine que c’est un peu physique, mais ça m’importe peu, je l’ai juste remarqué, comme je remarque toujours plein de choses qui ne font pas vraiment de sens pour personne, mais qui m’impressionne toujours vachement quand j’y pense. Il est vraiment 14h30 et je me dis qu’en attendant, la soupe, parce que toi je sais que tu ne reviendras plus, je devrais m’ouvrir une bière, simplement parce que je n’ai pas de sablier pour passer le temps, une bière c’est comme un sablier, t’as déjà remarqué? Ça passe toujours à une certaine vitesse et ça dépend vraiment d’un tas de facteurs.
Je n’ai pas reçu ta dernière lettre, j’imagine que le facteur ne l’a peut-être pas livrée encore. Je sais que tu as cette rigueur d’écrire toujours les mardis, on est cyclique tu sais, même si on tente de faire tout pour s’en séparer de cette routine, on revient à ce qu’on est au plus profond de nous. Des fois je me demande si je n’ai pas été juste trop dure dans la dernière lettre que je t’ai fait parvenir. En fait, je sais aussi que tu n’as pas toujours reçu mes lettres quand tu composes les tiennes, j’attends toujours d’avoir un mot de toi, d’habitude. J’ai remarqué que tu n’écrivais jamais en fonction de mes lettres, parce que tu me parlais de ce que tu vivais, peu de toi, que tu répondais que très rarement aux questions que je te posais, je me suis dit que c’était pas grave, parce que tu m’écrivais tout de même, comme si ça me consolait toujours un peu de te lire, même si je te sais si loin.
C’est comme pour la soupe tiède, une minute de trop et c’est chaud, je suis obligé de la laisser reposer, parce qu’elle s’échauffe rapidement, après le tiède. Une seule minute suffit, pour être insatisfait maintenant. Un seul mot écrit un peu de travers et notre requête est rejetée. La vie aujourd’hui, ne tiens qu’à une minute, une seule où le vent tourne, où les yeux se ferment et où tu disparais comme la montagne, simplement parce que le vent a rempli la vallée de nuages et refroidira aussi ma soupe.
Je sais que le vent qui aura fait tiédir ma soupe emportera avec lui les nuages et je te retrouverai, toujours là, toujours aussi vivante. Je sais que les minutes continueront de s’enfuir et comme toi me glisseront entre les mains, mais j’aurai essayé de te retenir un peu, mais maintenant, j’ai vraiment les pieds trop froids pour courir encore une fois.
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Grief
21 07 2014T’as vu comme il fait étroit ici? Je me sens tout pris, tout m’étourdit. J’ai tenté de faire de la place, mais j’ai envie de ne rien jeter. Tu te souviens, l’espèce de chanson que tout le monde connait et sur laquelle tu m’avais planté ta hache dans le dos? Et bien, je la joue encore à la guitare, simplement pour être sur que je ne l’oublie jamais, on dirait que pour la plaie, ça va, ça fini par guérir, mais la musique, je ne sais pas, ça me reste toujours dans la tête. Tu me connais, si je n’étais pas si timide, je répondrais à tout le monde par des paroles de chansons, je crois que j’en connais assez pour ne jamais manquer de voyelles. Je ne sais pas, j’ai beau remplir les sacs-poubelle, il y a toujours quelque chose qui reste, simplement pour que je me souvienne, peut-être parce que je n’ai pas envie en fait que ça se termine, peut-être que je ne suis pas capable de fermer la porte, fermer mes yeux complètement, en anglais, ils appellent ça « Grief » en français, ce n’est rien que je peux expliquer, c’est latent, c’est là, c’est douloureux, mais pas de la douleur, Google ne connait rien à la traduction des sentiments, j’ai essayé. Si Ricardo faisait des recettes de sentiments, il saurait lui comment l’expliquer c’est quoi « grief »… Tu sais, quelque chose du genre, 1 tasse de nostalgie, 1/2 tasse de mélancolie, 1/2 tasse d’amertume, 1/3 de tasse de malchance, 1 c. à table de pitié, 1 c. à thé de destin, 1 c. à thé d’apitoiement, une pincée de larmes, tu mets ça dans un grand verre, d’avale d’un trait et ça passe toujours de travers avec le temps. Lui il connait ça les recettes. Moi j’ai toujours les ingrédients sous la main, j’ai les ingrédients pour toutes les recettes et j’ai beaucoup trop d’ingrédients, c’est comme ça chez nous, on est inquiet de père/mère en fils/filles… on remplit de tout pour être sur qu’on ne manque de rien… mais la foutue recette… elle est où? C’est toujours la même chose, on finit par jeter parce qu’on n’a rien fait avec ce qu’on avait, on finit par ne même pas profiter de ce qu’on a. Je suis là à jeter dans un grand sac ce qui marche pu au lieu de regarder ce qu’il reste dans les armoires ce que je pourrais bien utiliser pour justement ne pas perdre. Des fois, j’ai envie de fermer les yeux, tout jeter, pis racheter en neuf, le problème là-dedans, c’est qu’on fini par acheter des affaires qu’on avait déjà. Elle est où cette foutue recette?
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Catégories : Absurde, Attentes, Bonheur
C’est comme hier
8 06 2014C’est comme hier, mais aujourd’hui. Dans tes bras j’ai envie de m’oublier. Je n’ai envie de personne, je n’ai envie que de toi. Les yeux sur une rive, les vagues sur la mer, dans tes cheveux, je sourire au quoi des yeux. Ta main sur la mienne, le vent qui tourne doucement les pages de ce paysage. Le chant des oiseaux, le chuchotement du silence, le cri de mon amour, qui caresse doucement ton visage de mon regard. Je t’aime, mais j’erre, à chercher comment et pourquoi, à chercher où tu es cette fois. Nos corps s’enlacent en silence, mais non sans soupir, désir, plaisir, puis au matin je pleure de te voir partir, encore, une fois, reste avec moi. Je t’attendrai sous les draps frais, ici, ailleurs, partout où tu voudras me trouver. Je rêve encore, de ta peau chaude contre la mienne, d’un baiser humide sur mes lèvres, de ton doux rire au creux de mon oreille. C’est comme hier, je t’aime toujours autant, je m’ennuie plus souvent, et j’erre en attendant.
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Catégories : Amour, Attentes, Solitude