Je rêve parfois de me réveiller dans tes bras. Ton coeur, ton corps ne répondant qu’à mes mouvements, lentement, doucement. Je rêve parfois que tu m’acceptes comme je suis, comme j’accepte ce que tu suis, ce que tu es, ce que tu veux que l’on soit. Je rêve parfois, que ce soit la première fois qu’à nouveau tes lèvres se déposent sur les miennes, que ton corps tu ne retiennes, de ne faire qu’un avec moi, te souviens tu de la première fois? Je rêve parfois, seulement pour un moment, que je trouve celle qui s’approche de moi, doucement, en se foutant du temps, du printemps, un doux moment, près de mon ouïe, j’entends les mots qu’elle me dit. Je rêve parfois, par moment, par étape, car tout ne peut arriver en même temps, il faut savoir se donner le temps. Je rêve parfois, d’aller chez le libraire du coin, faire le tour de tout le magasin, et de me retrouver là, sous tes yeux, simplement parce que c’est toi qui m’inspires et que j’ai eu les mots pour le dire. Je rêve depuis toujours d’avoir les enfants que j’aimerai d’amour, que je n’ai jamais eu, de tout ce temps que j’ai perdu. Je rêve d’avoir les deux pieds dans le jardin, d’avoir les rides sur le visage et les mains, de sentir la terre et sa moiteur, puis ta présence. Je rêve encore, d’avoir les pattes d’oies sur le coin des yeux, parce que tu m’auras trop faire rire, tu le sais que tu le peux. Je rêve de mourir en paix, dans l’amour de ceux qui me sont près, en sachant que lorsque je fermerai les yeux, tu me diras doucement… je t’aime mon vieux.
Je rêve parfois…
1 06 2014Commentaires : 1 Comment »
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Et si tout commençait là
22 04 2014Et si tout commençait maintenant, pas aujourd’hui, mais hier, donc déjà commencé il y a de ça bien des années, mis en suspend, pendant dans le temps, temps d’un silence, d’un respire ou d’une vie, tout simplement vécue dans l’oubli. Si tout naissait comme la mère accouche son enfant, sans rien demandé, de nature exécuter, d’un miracle évoqué, comme ça, sans but, sans gloire, parce que c’est un peu ça la vie. Et si je me compliquais les choses, chaque jour, simplement sur le dos de l’amour, sur le dos de toi, sur le dos de moi. Me créant de vils bonheurs, d’interminables attentes, comme si tout ceci était nécessaire, comme si, investi d’une mission, je mettais mon malheur sur tout ce qui ne vient pas de moi. Comme si les autres étaient responsables de ce que l’on ne décide pas soi-même. Comme si à la base, non décider d’être là, j’étais parti du mauvais pied, attendant que tout se dessine pour moi. À l’aube d’un an qui fait mal, partout, dans le corps et l’esprit, j’investis toujours mon temps dans ce que je crois aimer le plus, m’acharner sur mes mots, mes maux. À ne plus entendre ce qui cri en moi, ce qui dort, ce qui, étouffer par mes silences meurt doucement, comme un vieux qui n’attend que le trépas. Suis-je en si mauvaise posture ou simplement, je reprends conscience de ce qui reste? N’est-il jamais trop tard?
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C’est l’histoire d’un gars…
19 11 2013Le sais tu que je sais? Je ne sais pas pourquoi c’est ainsi, mais je sens. Je n’ai jamais su. Mais j’ai toujours compris que c’était là, laissé en plan dans mon être et tu le laissais aussi paraître. J’ai pris le temps d’y réfléchir une fois, je crois que j’aurais pu faire une chanson, je l’aurais probablement intitulée « I know what you don’t ». Je me fais des idées, qui ne m’appartiennent pas. Je me fais des histoires, que je ne raconte qu’à moi avant de ne pas m’endormir, parce que le soir, quand le noir me recouvre, je pense à toi qui n’est pas là. J’ai cette soudaine envie de détruire un cube rubic, mais je n’en fais rien. Difficile de broyer du noir quand il ne traîne autour de moi que cette couleur. Je m’assois sur mon lit, je regarde dehors à travers les stores qui cache une partie de la lumière de rue qui tente d’entrer, je n’en ai pas besoin. Une larme coule, comme sonne une alarme. Je ne sais pas ce que demain sera, je ne sais pas ce qu’aujourd’hui voulais dire. Tes mots comme tes silences ne disent rien sur ta personne. Tes silences te vendent, à rabais, s’il te plait. Je danse dans un rêve des cordes attachées à mes pieds, enfin un peu de liberté. Je ne comprends pas certaines choses, mais je n’y prête plus attention, car tes paroles, toi seule les écoutes. Je crie et l’écho ne me souffle plus la réponse, la cadence, le sens de ce que tu crois que je suis. N’es-tu pas si insensible? N’es-tu pas aussi seule que moi? Ne nais-tu pas d’une mère?
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Une question
14 05 2013Je m’effrite doucement, sans un mot, car même les corbeaux broient du noir. Je ne me suis pas trop demandé pourquoi, parce que je le savais. Je savais que je ne savais pas ce que tu pensais de moi, j’ai pensé que je pourrais te poser une question, une question qui engloberait toutes celles que je pourrais te poser, simplement pour avoir toutes les réponses. J’ai regardé dans les mots que je connaissais, j’ai tenté de les mettre ensemble, un à un juxtaposé pour enfin te la poser. J’ai voulu provoquer le bruit dans tes silences, aucune chance, te faire dire ce que j’aimerais entendre, comme tu le dis, ça ne reste que des mots, couvert de tes silences. Comment me trouves-tu? Tu me trouves beau? Drôle? Intelligent? Sensuel? Toutes ces questions ne répondent en rien à ce que j’aimerais savoir de toi sur moi, je suis couvert de silence. Que suis-je pour toi? On s’y rapproche, on y touche déjà un peu plus. J’ai l’impression d’être là, juste là, oasis du passé qui ne fait que patienter pour quelque chose que je ne m’explique pas. J’aimerais que ça vienne de toi cette fois, laissons faire les questions, les opinions, les silences, juste des mots pour rassurer ce vide que je ne comprends pas que je ne veux pas voir à la force du temps qui passe. Toute histoire différente est un peu pareille à la précédente. Je comprends les secrets, la position dans laquelle on se trouve, il y a quelque chose d’intéressant, d’excitant. Quand il ne reste que toi, que moi devant toi, c’est encore un secret que tu gardes pour toi. J’ai l’insécurité présente devant cette phrase latente, cette phrase qui ne vient pas de toi, que je ne veux pas forcer, que j’aimerais entendre simplement parce que le temps passe, parce que toi tu passes et tu ne t’arrêtes pas. Es-tu prête à avoir quelqu’un dans ta vie? Suis-je là maintenant parce que tu ne sais pas pour plus tard? Mes mots t’ont fait peur, tu ne t’y attendais pas, tu n’étais pas prête à les lire, les entendre. Je rumine, je m’épuise à pouvoir de dire, je ne me répète plus, fatigué d’un silence. Je marche sur des oeufs comme si mes paroles étaient pesées, je ne suis plus moi, je suis hors de moi. J’ai la nausée périodique due à ce vide de mots, vertige du verbe, je ne fonctionne plus à mon juste niveau. Pourquoi as-tu peur des mots? Ne sont-ils pas simplement le reflet de ta pensée, de ce que tu ressens? Peut-être ne ressens-tu pas ce que j’aimerais que tu ressentes pour moi? Ça y est j’y suis… Est-ce que tu m’aimes?
C’était un 12 février…
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La fatigue et l’ennui
25 09 2012La fatigue et l’ennui sont plus sombres la nuit. Je suis ici et je m’ennuie. Je dors peu et mal ce n’est pas normal. Mes idées tournées vers cette journée qui me sépare encore un peu plus de toi et ce silence, trop dense. Le temps passe à petits grains et je serai loin demain, loin de tout, loin de toi, loin de mon confort de ce que je vois. Le froid pincera ma peau, me donnant des frissons dans le dos, j’aurai cette pensée pour moi que j’ai laissée derrière moi. Je hais les silences et cette danse où lorsque j’avance tu prends tes distances. Combien de jour encore, où je découvrirai ton corps? Le sommeil ne me gagne pas, l’appétit toujours ici et l’estomac qui ne me parle que de toi. J’ai faim de découvrir ce que demain me laissera choisir. Où es-tu cette fois, sans moi qui ne pense qu’à toi? J’ai besoin d’air, de fraîcheur, de toi. Je ne gagne mon lit que pour te retrouver, mais mes draps froids ne sentent que ton absence. Demain, un autre jour, seras-tu encore là? Tant de questions sans réponse, tant de mots placés d’une même cadence et le froid qui ne me réchauffe pas. Réchauffe-moi!
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Bribes
16 09 2012C’est par bribes que je me rappelle comment tu étais. Le temps surement, celui là même qui fait qu’on oublie toujours un peu. Tu te souviens toi? Sinon tu me le rappelles en me faisant signe comme ça sans prévenir, sans regarder où j’étais, sans penser à moi. Maintenant je me souviens bien, c’était un peu ton mode de fonctionnement, je n’ai vraiment jamais existé n’est-ce pas. Mais tu reviens encore parce que tu sais que je suis là, que je suis capable d’aucune malice, parce que de me voir n’est pour toi que délice. Je suis toujours l’entre-deux, l’entre-nous, l’entre coupé d’un souffle que je n’ai jamais eu dans mon cou. Tu ne dormiras pas chez moi, que tu me dis gérant toute attente, mais je ne t’ai jamais invité, t’es-tu simplement demandé ce que je vivais et qui je voyais? Ne savais-tu pas que ma loyauté dépasse ce qu’il y a de plus animal en moi? Avec le temps… tu sais que les choses changent, mais que les valeurs sont toujours les mêmes. Tu n’as pas changé, ni tes mots, ni tes regards croisés à mon égard que tu lances sur moi, qui ne me laissent pas froid, mais qui ne détruisent plus ce que je suis, moi.
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Ces faux silences
2 09 2012Te souviens-tu de ces faux silences, ceux qui coupaient mon être en tout sens, sans que je ne m’en aperçoive? Quand doucement dans tes draps blancs, je te sentais loin, mais toute près de moi, tout était blanc sauf l’air qui était rempli de toi, toujours loin à deux pièces de moi. La tête rêveuse, je me disais simplement que j’étais bien, là, chauffée par les rayons du soleil un dimanche, ou un mardi, quelle importance. Je me serais accroché à un rayon de lumière pour me déplacer lentement dans ce qui était ton univers. La vie s’est chargée bien différemment de moi. Je suis encore là, avec mes faux silences, attendant un retour qui ne reviendra peut-être jamais. Tu sais, non parce que je te l’ai déjà dit, que je suis toujours là. Quand mes pensées effleurent doucement ta peau à des distances considérables, je sais que tu me sens. Ta tête se tourne t’elle vers moi quand doucement je songe à ton corps, lointain souvenir des matins frais où trop tôt je fuyais doucement chez moi, la tête remplie et le corps vidé, un équilibre qui me déstabilisait sans cesse. Quand cesseront ces faux silences ne laissant place qu’à des mots, des cris, de vrais silences qui me berceront avant de dormir?
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Laisse croître
2 09 2012C’est un matin lubrique, alcoolique où j’écris cette rubrique un peu plastique et de façon mécanique. Plastique de faux que l’on alimente de laisser croire, faire croire, qui se termine bien plus souvent en laisser pour contre, seul dans un coin. Sans statique, on s’adapte comme des adeptes un peu sataniques simplement parce que dans le temps, quelqu’un l’a pris un peu pour nous regarder dans les yeux. On ne fuit jamais ce que l’on devrait, ce que l’on connait, ce que l’on redoute, mais qui nous donne un peu de son attention. On reste et on se soumet, se modèle, à notre idole, on s’y colle, sans jamais bien comprendre ce que l’on a fait de nous même. On s’est oublié, négligé, abandonné, soi-même au grand manque de respect de ce que l’on était. On existe plus ou rien qu’un peu, au fond de nos propres yeux, au fond de ce que l’on est vraiment, mais que l’on tait trop souvent.
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Manger des papillons…
28 07 2012Il y a longtemps que je n’ai pas mangé, à ma faim, pour me satisfaire de ce que l’on appelle l’instinct. J’ai le ventre vide, qui joue une fanfare étrange, avec le temps ça me dérange. J’espère, je regarde, je ne vois rien. J’ai l’esprit lousse à l’air libre et rien ne vient, car je ne vais pas. L’appétit grandissant et rien n’a me mettre sous la dent. Je devrais me munir d’un filet, un grand filet pour partir sur la pleine et cueillir des papillons. Je n’ai rien mangé et les lunes ne font que passées, une à une sans s’arrêter. Cette solitude à vomir, mais le ventre trop vide pour l’accomplir. Je pense au passé et regarde devant, je devrai sortir dehors, car ils ne viendront pas dedans. M’ouvrir la porte et me laisser aller, je crois que la faim j’ai assez enduré. J’ai vraiment envie de manger des papillons.
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Le calme dans la tempête
1 07 2012C’est le désert presque aride, 2012, et je n’en suis qu’à la moitié. Une année où mes choix semblent vides de sens, où mes choix cassent lentement mes dépendances. J’ai mes condoms qui expirent avant les aspirines, je crois que c’est un signe. Signe que la solitude s’est installée. Je n’ai plus de muse, je n’ai plus de mot. J’ai pensé que c’était le cas longtemps, mais doucement je sens un mouvement d’inspiration sur lequel je tente de mettre le doigt. Parfois souvenir, parfois avenir, je me surprends à penser à toi. Avant j’écrivais, je donnais signe de vie quand une pensée traversait mon esprit et que tu l’habitais. Maintenant je tais mes envies, je fais silence simplement pour que le temps passe et voir ce que ça change. Je tente de mettre le pied sur une roche au milieu d’une rivière où le courant est fort et peut m’emporter. Je n’ai pas peur, soudainement, ou comme toujours, je n’ai pas peur de rien. La mort, la maladie, la vie, rien ne m’effraie vraiment. Je marche sur une corde raide, dans un emploi qui est nouveau pour moi, je regarde en bas, c’est haut, des fois j’ai même envie de sauter. J’ai cette profonde envie de faire du bien aux gens et je ne trouve rien pour me satisfaire, rien dans ce que j’ai choisi, même en disant juste avant que mon domaine m’ennuyait. Je ne veux pas sauver le monde, mais aider, ici tout près. Je veux faire attention à moi aussi, mon corps peut-être, mais surtout ma tête, que je tente d’endormir d’une souffrance qui ne se veut que d’inaction, d’insatisfaction. J’ai la statique qui fait du bruit de fond sur mon être. J’ai besoin de créer, de me sauver un peu de ce que je vis. L’écriture c’est un peu comme les voyages, ça nous permet de quitter maintenant pour y revenir plus tard. J’ai une connaissance qui a fait Compostelle, j’ai regardé « The Way » qui traitait du même sujet, je crois que je suis dû pour m’asseoir dans mes cahiers.
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