Les matins monochromes

13 03 2011

Il y a de ces matins, remplis de gris, de blanc et d’idées noires. Il y a des ces matins sans pluie où simplement je m’ennuie. J’ai l’âme lourde qui traîne ses boulets. J’ai l’hier qui laisse mon coeur de pierre et le demain rempli de chagrin. C’est un aujourd’hui comme ça, un aujourd’hui qui ne dure pas, qui se termine au même endroit que je me suis levé. Par chance, le temps passe, pas toujours comme on aimerait qu’il le fasse, mais il passe. J’ai banni de ma vie ces histoires non finies, ces hier sans demain, ces hier où j’étais si bien. Je me suis plongé dans le noir d’une solitude qui ne me donne aucune certitude. J’ai dormi, un peu juste un peu pour me refaire l’énergie que j’ai brûlée toutes ces années à apprendre qui j’étais. Ces avants qui justifiaient mes écrits, ces après qui existent toujours, comme de vieux souvenirs d’amour. J’ai laissé disparaitre ce regard ambitieux qui semblait dire « je te veux » pour me tourner vers ce que je suis et c’est surement mieux. Aujourd’hui, je ne ferais que fermer mes yeux, je te laisserais caresser mes cheveux, égoïstement, pas parce que je ne pense qu’à moi, mais simplement parce que j’ai l’âme lourde et tu la rends plus légère, un peu comme le vent. Je n’y retournerai pas, pour moi, pour toi, même si cette pause n’était que pour éviter le trépas de mon coeur qui reste quand même bien en place. Je suis si loin de tout, de ça, de cette chaleur qui émane de moi. C’est simplement bête, simplement moi que j’attache à chaque fois, mais pourquoi, mais pourquoi? Bien que j’attends que se dépose la lie, ai-je à attendre qu’elle se solidifie. Je suis là, ce matin, avec l’intention simplement de te dire prends-moi.





Hier j’ai tué demain

20 11 2010

Hier, j’ai tué demain, sans comprendre vraiment pourquoi. Hier, j’ai tué demain et c’est un peu à cause de toi, cause de l’effet que tu as eu sur moi. Je n’ai plus eu l’envie d’être demain avec personne d’autre que toi. Hier j’ai tué demain, c’est arrivé. J’ai mis de coté ce dont j’avais rêver. Demain n’existe plus, hier je l’ai tué.De ce même fait mes rêves se sont vu assassiné. Mes attentes envolées, je ne pouvais plus les supporter. En attendant demain, hier je me suis blessé. Blessé jusqu’au fond de l’âme, sans pouvoir cicatrisé. Si hier n’existe pas, demain n’existera jamais. Et pourtant hier j’aimais, j’espérais et je me suis retrouvé silencieux dans ce vide insidieux. J’ai tenté de le remplir, par des moyens incertains, chaque fois je me retrouvais seul devant moi. Sans écouté ce que je voulais vraiment, j’ai tenté de vivre demain et j’ai perdu mon temps. Hier, j’ai tué demain et il a cessé d’exister, de part et d’autre pour me libérer. Car c’est en attendant demain, qu’aujourd’hui je n’ai pas vécu.





Meant to be…

2 10 2010

Derrière mes larmes je cache en silence, des souvenirs lointains et ce même goût rance. Je me torture sans relâche, incapable d’oublier et de m’enfuir comme ces lâches. Je ne peux tourner le dos à ces sentiments qui ne m’appartienne pas, qui appartenait pour toi. Mais tu n’y es pas, tu n’y es plus. Disparue sans comprendre, ne vas pas te surprendre, si encore de mes nuits je rêve de t’entendre. Je m’ennuie de tes yeux, je m’y noierais quand je le veux. Mais la douceur d’un mot, d’un sourire, juste avant de partir est aussi rude que se sable dans mes souliers que je ne peux dégager. Et je perds mon temps à rêver, de toi encore un peu, du temps où on était deux, du temps où je nous voyais vieux, où je ne savais pas ton nom et où mon coeur m’en disait long. Et le temps à passé, du printemps à l’été, tu m’as vite oublié je ne fais qu’y penser. Tant de pourquoi ou comment à travers le temps, comme si je n’avais pas compris, le sens de cette envie. Et je tente chaque fois, de faire naitre ma réalité, de creuser à m’épuiser, comme le forçat épuisé, pour enfin te retrouver. J’accroche, j’arrête, je n’en peux plus de ce temps incongru, où le temps passe trop vite, ou trop long de te voir qu’en rêve. Et si je m’étais trompé, quelque part sur mon parcours, en route vers ce tendre amour. Si ce que je me racontais n’était en fait que je m’étais menti, tu m’en verrais ravi. Toutes ces pensées que j’aurais pu te consacrer ne furent qu’inspirées parce que pour moi tu as été. Et comme à chaque petite mort, ces souvenirs quitteront mon corps, pour laisser la place à la ce qui pourra être plus intense encore. Et encore, sans m’expliquer, je croirai simplement que… It wasn’t meant to be…

Inspiré de: (500) Days of Summer





Je, tu, le nous

25 09 2010

Quand le temps passe et que je pense à toi, à nous… Je me rends compte que le nous n’existe que pour moi. Le temps que tu passes à te pousser de moi est plus grand que celui où tu as envie de moi. J’observe et me dit que c’est peut-être mieux ainsi. Dans ta vie, il n’y a pas de place pour moi, pas la place que j’aimerais avoir, la place que je souhaiterais. J’aimerais tant partagés ton soleil et ces jours de pluie où le temps gris ne fait que confirmer que je suis bien avec toi. Je me mens à moi même en m’inventant des histoires, en me créant des attentes envers toi. Tu n’es pas prête, pas prête à passer ta vie avec moi et moi non plus en fin de compte. Tous ces mots que tu me lances tour à tour dans les jambes m’empêchent d’avancer, d’être bien, d’être heureux. À mot couper pour ne pas te contrarier je suis plus ce que j’aime être. Où dans tout ce bal d’événements je me suis oublié simplement pour t’aimer? Est-ce que je t’aime vraiment? Est-ce que cette envie d’être à tes côtés n’est pas seulement devenue qu’une triste habitude où ton confort d’être avec moi n’est la résultante que de tout ce temps passé à mes côtés. Je n’ai rien à t’offrir, rien de plus que ce que je suis, mais tu ne prends que ce que tu as envie. C’est dans mon entièreté que je veux être aimer. C’est dans ton entièreté que je veux t’aimer. Il m’épuise de voir que je crois encore à nous comme un vieux rêve que l’on caresse depuis longtemps. Un nous qui me fait peur aussi, mais qui est irréel puisque tu n’y crois pas! De tes reproches je ne peux plus vivre, accrochée au passé tu ne peux t’empêcher de me le rappeler, comme un gout amer dans ta bouche, les seules paroles à mon sujet ne sont pas sur l’avenir, mais sur le passé. Je suis là simplement à attendre que le temps passe, à attendre que tu penses. Tu ne veux rien rater de ce que t’offre la vie et même si moi je suis là tu me gardes près simplement pour te rassurer que tu ne manques pas ta chance. Pourquoi le temps ne change rien à la chose? Pourquoi n’écoutes-tu pas cette petite voix qui crie en toi que tu n’es pas où tu voudrais être? Est-ce que je me trompe? Je ne crois pas. Est-ce que je me trompe? Oui, chaque fois que je crois que tout cela peut changer. Inconfortable dans cette situation je deviens de plus en plus amer à mon tour. Et de te faire que l’amour devient une corvée qui n’en finit plus. Je n’ai pas envie que de ça, j’ai envie que de toi, entièrement. Je m’accroche, encore un peu, pour ne pas tomber de haut. Tu es unique, pour moi. Tu es la seule personne qui m’a traité ainsi, pas comme un ami, mais comme celui que l’on cache en silence. Je suis fatigué de tout ça, de l’attente, de l’espoir, faux espoir. De ces yeux qui me regarde à moitié. J’ai des rêves et tu n’en fais plus partie, car tu ne veux pas être dans ma vie.

Souvenir retrouvé de février





Le jour

15 08 2010

Les jours ne font que tourner les mois du calendrier, rien ne change, rien ne bouge, surtout pas moi. J’ose espérer que le temps passe plus rapidement, mais je n’embarque pas à son bord et je n’attends que toi. Comme le train qui s’arrête en gare, je le regarde passer encore. Pourquoi n’es-tu pas encore débarquer? Pourquoi ton corps, je n’ai pas encore vu déambulé doucement dans l’allée, comme cette chatte aux yeux de nuit, celle dont je m’ennuie. Mes yeux balaient doucement l’horizon, chacun des wagons à la recherche de toi. Ne m’en veut pas si tu me vois, mes yeux se noient doucement, de chaque pensée de toi, de chaque souvenir qui revient en moi. Mon sourire fendille doucement mon visage à chaque mirage de ton image, mais doucement dissipé quand mes larmes essuyées lèvent un voile qui ne te révèle pas. En désespoir de cause, je ne fais que boire, un verre de plus pour me noyer l’âme, temporairement car chaque fois tu reviens c’est évident. Tu reviens comme tu l’as toujours été, belle et passionnée, du moins de ce que j’ai conservé, de ce que je ne veux pas voir me quitter, chaque fois que la nostalgie se mélange à l’ennui. Le jour, comme la nuit, je reste las, je reste ici, j’ai l’impression que j’oublie ce que jour après jour j’ai instauré ici, quand mon coeur oblitéré c’est engagé à t’aimer.





Du sel à l’amer

17 07 2010

Je suis passé, du sel à l’amer, de l’hier au présent, douloureusement. Dans la nuit cent pourquoi et comment, pour faire passé le temps. Mes larmes ont séché à la chaleur de mes joues, ça me rend fou. Chaque mouvement, chaque souvenir me rendent fou. Je suis fou, de toi, de ça, de ce qui a été un jour quelque chose qui devait ressembler à l’amour, mais qui s’est épuisé, qui a brûlé comme une traînée de poudre, comme une traînée de toi. Dans chaque parcelle de temps qui passe trop lentement tu t’es quand même consumée, enflammée dans un instant de liberté qu’avec moi tu t’es accordée. Puis tout s’est envolé avec le temps, avec toi et une partie de moi ne le sais-tu donc pas? Que c’est t’il passé entre vendredi et vendredi, entre hier et aujourd’hui entre toi et moi? Adolescente inconsciente tu as commis cet homicide involontaire d’une partie de ce que je suis, de ce que l’on était. À ne rien vouloir manqué, à vouloir tout garder, mon coeur, mon coeur comme j’ai toujours envie de te retrouver, comme le premier jour où tes yeux se sont posés sur moi, dévorant d’une bouchée tout ce que j’avais à donner. Qui a commis le crime? Du sel à l’amer, il ne me reste que le doux goût de tes lèvres, je suis donc coupable.





Du bout des doigts

25 04 2010

Du bout des doigts, tu me touches, comme ça. Du bout des doigts, je te découvre chaque fois, un peu plus, chaque parcelle de toi. Du bout des doigts, la chaleur que tu procures à ma peau en dit long sur ce que tu provoques chez moi. Et je ferme les yeux, un peu, plus, chaque minute qui passe sans que je sois conscient de cet enchantement. Et mes rêves se passe, doucement, sourire aux anges, une image de toi, plus rien ne me dérange. Et le matin frais, des jours du printemps, qui prend son temps, je savoure peu à peu cette envie d’être heureux. Dis-moi, quand penseras-tu un peu à ces moments où du bout des doigts, tu me signalais cette envie de moi? Où du bout des doigts, chaque fois, tu me disais doucement, et de cette bouche qui était tienne, que je me souvienne, me disait simplement combien j’étais bien et combien tu étais mienne. C’est du bout des doigts que la page s’est tournée, pour simplement donner un nouveau sens à l’éternité.





Les loups

27 03 2010

Les loups, un à un lancer sur ma carcasse blessée, font la queue pour une partie de ce que je suis. Mais je n’en ai pas envie et désormais plus je vis. Mon coeur bat, simplement à l’intérieur d’un corps dépourvu de vie, d’envie. Et le vautour tournoie autour de moi simplement pour s’assurer que je suis toujours là. Son appétit avide de chair fraîche jamais ne cesse. Que je sois son repas ou que je ne le sois pas ne l’importe peu, car c’est simplement un peu de chair ce qu’il veut. Et j’attends patiemment que ma peau se détache de mes os, qu’il ne reste plus rien à mon corps d’humain. Qu’est ce que je suis? Je ne suis rien, rien qu’un corps qui se meurt doucement au gré du vent, au gré des mots, au gré des pensées qu’à mon attention ils peuvent porté. Ce que j’ai de plus cher, et je ne parle pas de cette chair, doucement tu la laisses manger par qui veut bien y goûter, le temps, le vent et mon sang qui se vide doucement. Et le temps fait son oeuvre, me transformant en hors d’œuvre, en chair à pâté, jusque attends que je sois complètement manger. Mais dis-moi… me laisseras-tu là, las d’une vie incomprise, lasse de ce qu’elle m’aura appris. Par terre, je regarde le ciel, j’observe ton envol, j’observe ce qu’est ce vol, vol de ce que j’ai pu aimé, vol de ce que tu regardes passé. Demain, un jour nouveau, où au soleil sécheront mes os, je me relèverai enfin, d’un cauchemar qui n’était pas le mien.





Suspension

6 03 2010

J’ai mal à moi. Mon être déchiré entre l’amour et le temps, entre la pluie et le vent. Mes larmes, source intarissable d’espoir, trempent mes joues dans la noirceur. Et mon coeur, mon coeur, qu’est-ce que je peux y faire, sinon de laisser faire. Souffle d’un baiser la surface humide qui remplit ma vie, souffle de ton respire mon lit si vide. Sur mon dos se brise des mots, des je t’aime remplis de rêve. Et la synchronicité d’une histoire non terminée tarde à arriver. Je m’accroche à ton sourire et fuis tes soupirs en craignant le pire. Je suis nu depuis longtemps et le temps froid me gèle en dedans. De tes peurs, de tes angoisses, émane ce manque d’assurance. Cette danse qui tour à tour repasse, demain sera-t’il meilleur, aurais-je encore cette chance de partager tes nuits, faute de partager ta vie? D’un amour impossible, tu restes impassible et les nuits terrible de ton absence m’insomnise. Où est le stop, où est le pause, permet moi de respirer un instant, de rester conscient, conscient de ces sentiments si forts que pour toi je ressens. Et le vent, le vent, qui me porte, me transporte, dans tes bras, dans mes draps vides de toi assèche ma peau un instant. Pourquoi n’est-ce pas si simple, si doux, si fou. Tant de bras, tant de têtes, tant de coeur s’ouvrent pour toi et moi je reste là, amant de tes nuits, patient et incompris. À quand ces chimères se transformeront en poussière pour laisser place à la réalité, n’est-ce pas ainsi que tu l’auras souhaité? J’ai le coeur en suspension, entre l’amour et la raison, entre mes attentes et une entente, entre aujourd’hui et ce que m’apportera la nuit.

Écrit un matin quelque part dans ma vie, sortie du brouillard des brouillons.





Il neige encore

7 12 2009

Ce matin, un peu de blanc recouvrait ma rue. Un blanc léger comme un peu gêné de voler la place à l’été. Le vent soufflait doucement faisant danser les vagues de blanc entassé et ma tête n’a pu s’empêcher de s’envoler vers des pensées du passé. Quand je me réveillais de mon lit douillet pour simplement allez passer la journée à jouer. Où par des matins toujours trop froids, j’allais seul passé les journaux sous des centaines de flocons, c’était si beau. Ce temps où je ne connaissais rien à l’amour, où la peine était quelque chose qui arrivait quand j’avais mal physiquement ou quand avec un ami on se chicanait bien souvent pour rien. Où les soirées d’hiver, sortant de la douche, j’allai trouver refuge dans les bras de papa ou maman, simplement pour me faire réchauffer, me sentir en sécurité? Aujourd’hui encore, quand les premières neiges tombent, je me rappelle tout ça, je m’émerveille encore devant les gros flocons qui glissent doucement jusqu’à moi, tête vers le ciel mes yeux se remplissent de larmes, je me rends compte que ces flocons qui tombent ont se même charme qu’autrefois, ai-je en fait le même regard quand ma tête vers le ciel se lève. Mes pensées cherchent le réconfort de mes parents, la sécurité, la chaleur et l’odeur qui leur est propre, simplement un instant encore pour être enfant. Le temps passe si vite et l’on apprécie peu ce temps enfant où il était normal de se faire réconforter par ses parents. Ce temps qui passe qui prend son importance avec le temps, parce qu’on lui donne un sens qui n’en a pas. Encore aujourd’hui, tête vers le ciel, contemplant les flocons qui s’abattent sur moi doucement, les yeux remplis de larmes du passé, je me demande pourquoi a disparu cette innocence où rien n’avait d’importance, où de jouer dans la neige était la seule raison pour laquelle je me levais le matin. Ces jours sans attentes, sans peur, sans cette lourdeur de sentir le temps qui passe.