Valse d’automne

2 11 2009

Passent au-dessus de moi des ombres chinoises comme des voiles devant la lune pleine des fantômes qui se ramènent un à un avec les feuilles d’automne. Le vent fait tournoyer les feuilles qui une à une se détache de leur mère pour allez valser avec leurs soeurs qui tournoient déjà. Jaune, rouge, orangée, comme une illuminée d’une triste lumière funèbre. Vers le sol solide, seules elles finiront. Et je marcherai parmi elles, souffrant de la même solitude. Brassant des idées sans aucune certitude. Où me mènera ce chemin de feuille et dans combien de temps me retrouverais-je sur le seuil. Le seuil d’une destination inconnue, où les rues n’ont pas de sens, où la vie prend le sien. Sur cette toile abstraite, mes pas s’affairent à avancer, sans jamais m’arrêter, sans jamais vraiment savoir où ils étaient destinés. Et le temps, le temps d’un regard de l’horizon, à ta recherche, mais sans te voir, car tu sembles déjà loin, m’attends-tu? Mes yeux se remplissent de larmes qui n’ont comme trajectoire que ce tapis en feuillage, ne leur redonnant pas vie. Et moi j’ai envie d’arrêter, un instant, me suis-tu? D’une même solitude qui est loin d’une habitude, je marche, je ne m’arrête pas, me rattraperas-tu? Et le vent souffle comme le temps qui passe et me repasse en tête des souvenirs d’hier que je conserverai demain simplement pour me rappeler combien j’étais bien. Et un sourire qui pointe dans le ciel, comme le chat Chester dans la nuit, cette lune, mon père, un oeil me réconfortant de l’ennui. Ennui qui surement passera un jour, un jour qui passera comme l’amour. Cet amour qui passe dans notre vie et que jamais on n’oublie.





Se nourrir

2 11 2009

Couché dans son lit, je lui prépare un repas. Ce repas qui guérit le coeur, un mélange d’Oméga et de 3. Il semble que c’est bon pour le coeur, le coeur physique, mais aussi le coeur cérébral. Il sera plus facile de passer au passé. Il sera plus facile d’oublier, d’accepter, de passer à demain. Calme il regarde le plafond, il cherche un point de fuite, un point où se réfugier. J’écris ses histoires quand il ne va pas, j’écris ses histoires quand il souffre, car c’est le seul moyen que j’ai de lui laissé exprimer cette partie de lui qui crie. Dans l’obscurité, ses larmes sècheront avec ses pensées qui se volatiliseront. D’un weekend encore frais dans sa mémoire, nous devons tout deux reprendre la route que nous avons choisie, parce que le temps, parce que le vent c’est levé et à signer de sa violence la fin d’un repos bien mérité. Des mots pour lui ont plu, ayant pour effet que de l’enchainer un peu plus, lui donnant que de la difficulté de passé à autre chose, de passé sa route, de continuer. Nous comprenons ce qu’il se passe et c’est pour cela que la douleur semble plus facile à passé. L’impuissance devant une situation impliquant deux êtres sensibles ne peut que sembler illogique, mais ne peut qu’être présente. Demain sera doux, demain sera encore une fois une route pour une quête que l’on croyait terminée. Cette histoire sans fin, cette histoire sans faim me rend affamé me donne envie de mordre une fois de plus dans la vie, dans ma vie. Goliath regarde à ses côtés dans ce lit déserté, il sourit des souvenirs imprégnés et laissés sur cet oreiller. Il décide enfin de se lever, avale ce que je lui ai apporté. Il est prêt à reprendre la route, sans aucun doute, il assume une fois de plus que la vie lui a donné une fois de plus cette leçon de vie qui lui servira sur le chemin qui le mènera vers où il veut se trouver. Triste ses pas deviendront une quête vers le bonheur. Tristesse qui se dissipera doucement avec le temps. Il ne peut garder en tête que le bon, car c’est ainsi que le bonheur se crée. Le temps fait qu’un sentiment se transforme en espoir que tout est possible. Le temps ne fait que balayer ce que l’on trouvait horrible. Nous ne pouvons rien sur cette situation, car l’authenticité de ce que je suis n’a fait que transparaitre dans chacune des actions posées. Demain sera un jour ensoleillé où la marche sera longue et où les décisions ne seront qu’assumées. Je me nourrirai de la vie, car la route est maintenant tracée, car je suis prêt à l’assumer.





T’es toi…

30 10 2009

Je lui ai demandé de se taire. Je lui ai demandé de le faire plusieurs fois, mais il en était incapable. Incapable parce que cette rage de dire, d’exprimer ce que son coeur voulait explorer, exploser. Tais-toi que je lui ai dit, tu es toi, tu ne peux pas être celui que tu n’es pas. Terré dans un coin il me regardait, m’interrogeait du regard à savoir pourquoi j’étais ainsi à son égard. Pourquoi voulais-je le protéger, l’encager dans une solitude dont il ne voulait pas une habitude? Le tenir loin de douleur que je ressentais avec lui chaque fois qu’il se retrouvait dans cette même situation où l’amour comme de raison avait sur lui cette tendre passion qui l’obsédait sans cesse. Tu n’y peux rien, que je lui ai aussi confié, tu n’as de pouvoir que d’un côté, tu dois cesser d’être égoïste ou commencer à l’être vraiment. Pense à toi, pense à demain, car aujourd’hui n’est qu’un moment futile qui passera de façon non facile. Je l’ai par la suite bâillonné, être d’instinct il est incapable de m’écouter, de comprendre qu’une telle situation ne mène pas à ce qu’il souhaite nécessairement, mais souvent d’être triste de voir que ce que je lui avais dit était vrai. La douleur de la réalité, d’être à nouveau blessé, cette petite bête n’est pas si bête, mais a surtout le goût de vivre, le goût de laisser allez le temps rempli de sentiments. Ce pauvre Goliath, je l’ai maintenant bâillonné, dans un coin il s’est mis à pleurer et j’ai dû plusieurs fois changer son bâillon imbibé pour ne pas qu’il puisse se noyer. Son regard a finalement changé, il s’est rempli de ce qu’il avait compris, il s’est rempli d’une sorte d’acceptation dont il ne peut pas changer la situation. Même si telle est son envie, il préfère encore plus la vie, sa vie. Dans l’autre coin, il regarde son armure, celle que je lui avais fabriquée simplement pour le protéger. Je vois dans ses yeux qu’il ne peut plus la supporter, c’est pourquoi je lui en ai débarrassé. Il a compris, qu’enfin on doit vivre ensemble, moi David, lui Goliath, nous ne pouvons nous séparer, nous devons unir nos forces, nous laisser chacun sa place pour vivre vraiment ce qui se présente devant. Ne plus regarder derrière, car derrière nous a appris les leçons de vie qui nous serviraient pour le reste de nos jours. Le temps fuie et nous entraîne tous deux vers un point qu’il nous dépend de choisir. Le choix nous avons d’être celui que nous sommes, d’être moi, car je suis ce que j’ai envie, passionné et sensible. Pour les blessures, les coups d’épée, il me faudra du temps pour les cicatriser et poursuivre ma route, avec encore des embûches sans doute, mais vers où je veux allez, sans derrière regarder. Pleure mon ami et lève toi pour marcher avec moi, laisse-toi être un avec moi. Laisse-toi être nous, laisse-moi être toi, car tu es toi!





Et le temps repasse

15 10 2009

Et le temps repasse, un fois de plus sous mon nez, celui d’un amour inavoué, d’un désir de connaitre, d’un désir de renaitre. Et le temps passe et laisse sur ma carcasse une pointe de plus dans mon dos, sur mon torse où il ne restait presque plus de place. Sur mon dos ou sur mon cou, où les marques profondes sont plus présentes que les souvenirs de baisers tendrement déposés. Un ruisseau d’eau salé sur ma joue fraie son chemin, larme d’ennui ou de chagrin, qu’elle est la différence, tant de larmes ne réussiront pas nécessairement à guérir toutes mes plaies. J’use mon coeur à d’autres fins que celle qui lui serait profitable. Je ne sais comment tout cela fonctionne. Je ne sais comment apprivoiser les battements superposés et asynchrones de mon coeur qui perdent lentement leur sens. Je me crée doucement de fausses illusions de bonheur qui cache lentement mes rêves les plus profonds. À quoi je joue? De qui je me joue, sinon que de moi, à force de me mentir, je finirai délibérément par me croire. Et le temps repasse sous mon nez, une fois de plus, laissant sur mes lèvres un goût salé et un arrière-goût amer qui ne me rappelle pas la mer. Des traces blanchâtres sur mes joues rappelleront dans quelque temps que le passé existe toujours, mais qu’il n’a plus la même consistance, car j’en ai conscience. Et le temps passe et repasse, ce que tu souhaites, tu n’es pas prête à le recevoir, que j’aie fait le ménage de tous mes tiroirs, aujourd’hui le temps n’a rien changé, c’est moi qui me suis transformé, qui me suis consolé. Si aujourd’hui, d’homme en armure je suis passé à la nudité, accroché mon bouclier pour simplement vivre, sentir et désirer cette vie encore une fois. De toi, je ne peux me lasser qu’en acceptant ce que moi même j’ai peut-être instauré. Mes paroles sur mes paroles, j’accepte, les mots sur mes pensées un mur ne peut plus traverser. Paisible, j’écoute, j’attends et ne crois plus au temps. Je suis bien, mais sur mes talons je crois que je devrai tourner. Car le temps passe et repasse e rien ne se passe, c’est à moi à trouver ma place.





Le réveil du train

12 10 2009

Sur un banc je dormais, ignoré des passants. Sur un banc je dormais, paisiblement en attendant. Attendant que mes rêves se terminent, attendant que mes rêves se réalisent. Puis un soir d’automne soufflé par le vent frais mes pensées monotones se volatilisaient. Éblouis par un soleil solide, mais loin des températures arides, mes yeux s’ouvraient doucement pour en apprécier le temps. Et le temps, le temps que j’étais là, depuis combien de temps. Mes cheveux en broussailles signalant que quelqu’un avait été là, mes lèvres au goût de toi, que je connaissais, mais n’écoutais pas. Seul sur ce banc je me suis réveillé, seul sur se banc je me suis retrouvé. Retrouvé seul oui, mais retrouvé ce que j’étais, ce que je pouvais. Sur mon épaule un cheveu noir comme un souvenir qui jamais ne pourra s’évanouir. Dans cette nuit qui dura des jours, je n’ai point senti l’amour. Je l’ai enterré loin de mes pensées, laissant ma tête contrôler, contrôler pour me protéger, contrôler pour ne pas me blesser. Je me suis réveillé parce que le train a quitté, je me suis réveillé parce le train a sifflé. Et le temps de me réveiller, seul m’accompagnait des pensées, douces, belles ou tristes du passé. Je me suis réveillé en retard et le train j’ai manqué. Bien sûr d’autres repasseront, encore et encore au gré des saisons, me donnant l’opportunité d’y grimper, me donnant l’occasion de rester éveillé. Comme un bruit de tonnerre, mes yeux vers le ciel se levèrent, un avion déchirant les nuages et le sentiment profond que tu étais dans son bord. D’une même ambition, mais de différentes destinations, ainsi va la vie de celui qui dort attendant le train, quand l’autre prend l’avion.





Hoquet

27 07 2009

Quand ses yeux rencontrèrent les miens, les mots perdirent tout leur sens. Le coeur réagissant en palpitant plus rapidement en ne comprenant pas ce qu’il se passait. C’est soudain que les mots prirent tout leur sens, hoquetant de façon régulière son dialogue fut interrompu par un spasme qu’on ne savait sorti d’où. Ce n’est que plus tard que je compris que notre relation allait en rester là, comme un spasme qui passe dans l’espace d’une nuit trop chaude et où le vent absent était le seul à comprendre.

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Texte commencé avant et fini après, Brouillon il était.





Le noir

27 07 2009

Déjà de m’appeler Scarecrow n’a rien d’illuminant. Les gens qui me connaissent bien peuvent facilement savoir que je ne suis pas si noir car j’aime rire et sourire. Ceux qui me lisent ici se disent peut-être… j’ai hâte qu’il en sorte se pauvre type tout dépressif. J’ai réagi moi même à un commentaire que j’ai fait en réponse à une autre personne: c’est souvent plus facile de regarder où il fait noir… simplement parce qu’on est curieux de savoir ce qui s’y cache! Ma mère me disait simplement l’autre jour qu’il était triste que je doivent être en peine pour pouvoir écrire, comme si au fond de moi ça ravivait une certaine flamme créative à chaque fois que mon coeur écorché à vif avait besoin de se dévider en mille mots, que ce soit ici ou sur papier. Je suis maintenant attentif à ce qui manifestement me donne l’inspiration pour écrire de tristes histoires. Aujourd’hui encore je ne peux dire que je contrôle tout à fait cette pulsion qui implose en moi pour exploser en texte. Avant d’explorer le noir maintenant, je tente d’être muni d’une lampe de poche, simplement pour voir au moins les contours de ce qui m’attend.  Peut-être un jour je pourrai contrôler cet esprit créateur qui sommeil, peut-être d’amour passion, plus jamais je vivrai. Comme si tout était imbriqué j’ai simplement peur de me retrouver insensible à cet univers qui est miens, qui est votre. Tomberais-je amoureux toute les fois que je prends le métro, l’histoire de m’en écrire de très belles en tête, des histoires qu’on dirait possible que dans ma tête, des histoires où simplicité retrouve le sens qui lui est propre. Où les gens qui cherchent l’amour de leur vie ne savent même pas en fait ce qu’ils sont vraiment. Où le rêve même éveillé ravive une flamme qui demeure autant dans le coeur que dans les yeux de l’autre et où parler ne sert plus à rien. Dans ce noir silence où je constate ton absence, un feu me réchauffe encore une fois pour simplement me dire que tu es là pour moi.





Incompréhension

27 07 2009

J’ai l’incompréhension de l’aveugle qui tente de saisir Daly sans lui touché, du sourd qui tente d’apprécier Mozart sans le sentir vibré. Qu’est ce qui cloche et que je n’entends pas vraiment chaque fois que je m’ouvre à toi. Peut-être pris en vrille je suis simplement étourdi et ne possède pas la capacité de mettre par terre un pied. Déstabilisé, chaque fois je prends un temps à remettre tout en perspective. Quand mon espace se vide comme le désert aride, que la soif de toi, toi qui n’est pas vraiment toi mais celle qui se trouve là devant moi à ce moment précis où dépourvu de carapace tu me dévores comme une rapace, je sombre dans l’oubli de ce que je suis. Où cette confiance, cette assurance de moi est partie, comme évaporé au dur soleil de l’été? Après un temps elle retombe sur moi, en un orage voulant nourrir la terre de mon être dans le but de me faire renaitre. Donne moi encore un instant, explique-moi franchement, d’où vient cette lassitude remplie de mensonge protecteur à mon égard? Ne sais-tu pas que je suis roi sous cette averse d’une vérité que tu ne peux affronter? Fuis pendant qu’il en est encore temps, car ce temps te rattrapera en trottant toujours à tes cotés avant même que je ne t’ais oublié.

 

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Texte qui dormait dans les brouillons, donc aucune valeur chronologique.





Pourquoi je vis… pour qui je vis

23 07 2009

Ce matin tête dans le brouillard, je me suis levé cette nuit trois fois dans le noir. J’anticipais le moment où le pendule reviendrait sur moi, comme chaque fois. Il a sonné ma tête, mon coeur et mon corps, une fois encore. Et je me demande enfin pourquoi je vis, est-ce cette sensation de vide aride qui motive chacune des journées qui me sont données? Est-ce cette sensation d’émotivité intense qui me fait rentrer en transe à chaque fois que mon coeur rempli d’espoir se retrouve devant un fait accompli, mais qu’est-ce que je n’ai pas compris? De peur, mes yeux se ferment plutôt que d’écouter encore et encore ce qui émerge de mon être qui transparait de chaque pulsion. Est-ce cette déception de me retrouver seul sur le pas d’une porte barrée ou de savoir simplement que j’avais oublié les clés. J’ai l’humeur grise et cette nette impression que j’ai encore échoué, pas échoué à une histoire d’amour mais celle de ne pas avoir fait confiance à David. J’ai peur de cette sensation, cette émotion sincère que je ressens et que je replie, une fois de plus de mes mains, simplement pour voir si, si c’est encore possible de changer le cours des choses. Pourquoi je vis si ce n’est que pour apprendre de chaque expérience et prendre de chaque chance qui m’est donné. Pour qui je vis, je tente de le faire pour moi, j’apprends souvent, je manque à cette simple tâche que celle de m’écouter moi même. Dans cette vie qui est la mienne, j’apprends de ce que je vis et un jour je trouverai vraiment ce que je cherche depuis des lunes.





Par où

19 07 2009

Par où je passe un matin gris pour me retrouver encore ici à boire un interminable café la tête remplie d’idées entremêlées qui ne parviennent à sortir que du bout de mes doigts. Des doigts dépourvus d’assurance sur ce qu’ils ont à dire, simplement par peur d’établir des attentes qui leurs sont propres. Des mots par mes doigts projetés venant du cœur réfléchi. Des doigts tremblotant comme un vieillard, un malade, un alcoolique qui n’a en rien été épargné de la vie. Aujourd’hui encore je retrouverai cette envie triomphante de me blottir dans tes bras, une fois encore pour la dernière fois, avant que cette réalité ne redevienne qu’un triste espoir ou désir prochain. Chaque jour où je te quitte, j’ai envie de te retrouver encore et en corps. Comme si tous les mots me revenais en bouche mais que je n’avais plus la capacité de parlé, mes lèvres ensembles collées ne peuvent que te donner un baiser, si doux, si tendre, la seule façon de me faire entendre. Je suis bien, maintenant je suis bien, comme un enfant à l’attente de Noël, attendant en cadeau ton appel, une surprise dans ma journée, interromps-en le cours, simplement pour me faire entendre cette voix qui me devient de plus en plus familière. N’as-tu point peur de ces mots qui émergent à la surface comme des icebergs mais qui n’ont rien de glacial? N’as-tu point peur de ces mots parfois dit trop tôt et parfois retenu trop tard? De ces blessures par le passé trop vives pour comprendre vraiment ce pourquoi elles existaient? Je n’ai pas envie d’y penser car je suis bien, car même si  je tente de trouver dans ce que je vis un doute et j’ai encore plus peur, car je n’y trouve rien. La seule crainte que j’ai c’est… et toi?