Le silence

1 07 2009

C’est en silence qu’assis sur mon balcon je lis. Dans la noirceur éclairée que d’une ampoule les pages se lisent, une à une, seul dans le noir j’écris. Le vent berce mes pages et le vin mes pensées vers d’étranges idées. Mon doigt sur le verre d’une coupe bien remplie, il glisse doucement, le silence est brisé par un son unique qui émane d’un verre translucide. Et mes pensées coïncident vers une porte fermée qui s’ouvre et me donne une image, seule image qui passait par là et je la vois. Est-elle vraiment là ou n’est ce que mes pensées qui me jouent des tours? D’un geste bref de la main les salutations sont faites, timide, éphémère comme un papillon qui bat de l’aile. Qui est-elle? D’un rêve bref mes yeux parcours les mots qui ne m’appartiennent pas, des mots ingénieux qui termineront dans une soixantaine de pages. La tête lit mais le coeur n’y est pas, j’ai envie de vin mais tout démontre que rien n’est éternel, qu’il faut profiter du temps qui passe, du vin qui se boit d’une lente gorgée. Demain peut-être je pourrai recommencer car aujourd’hui il est trop tard, il est temps de dormir car arrive les souvenirs trop amer et trop nombreux, mais sais-je ce que je veux? Dans quelque instant cessera le vent, cessera le bruit qui entoure la nuit et c’est dans cette dance que je m’endormirai en silence.





Refaire

25 06 2009

Je n’ai plus envie de jouer. Je n’ai pas lu les règles, je suis allé toujours trop vite. J’évite la théorie de la fuite et conscient je quitte. Laisse-moi s’il te plait, du temps, de l’espace, l’espace d’un temps que mes idées soient plus claires et se replaces. D’attentes en déceptions j’erre  le regard vide. J’avance les yeux dans le rêve et regarde le vide. Sur un banc je m’assois, je regarde droit devant, j’attends. Que me reste-t-il à faire? Le désarroi sur mon visage à moitié sourire, je me tire. Je n’ai plus envie de mentir, de me mentir à moi même sans cesse et d’y croire. Je ne sais pas où mon amour renaitra ou s’il le fera un jour. Je souhaite dans chaque regard de trouver ce qui me plaira pour toujours, simplicité et amour. Reclus dans mon coin du monde je prendrai soin de moi. Seul. Devant du papier je jetterai ce qui me reste de sentiments. J’y inventerai les plus belles histoires d’amour. Sur papier, tout peut exister.





Assume

8 06 2009

Y a des ces journées où le coeur palpite mais pas nécessairement parce qu’il aime, ça c’est mes médicaments les allergies qui ne me supporte pas, ou vice versa.

Sinon y a des jours où on se sent plus… susceptible, probablement avec raison, le plus difficile c’est d’assumer. De ces jours épars où je n’écris pas, je ne vis pas plus, je lis un peu et mes doigts frappent à une vitesse folle les touches d’un clavier encore chaud d’hier. Mes pensées ne sortent plus de leur vase clos. J’ai tout à coup peur des contres coups. Mais qu’ai-je fait? D’une réputation qui me précède, elle reste une réputation, chacun pointe du doigt personne ne se regarde vraiment. Ce qui me fait peur n’est pas ce doigt pointé sur moi mais bien l’envie de me retrouver un peu. J’étouffe sous le poids que je me mets moi même sur les épaules. J’ai joué mon rôle de façon digne sans même y penser. Quand on a de l’eau à la taille, c’est encore le temps de ce demander si on sait nager. Je veux reculer, je sais nager mais je n’ai plus envie. Ce même doigt pointé vers moi. Je me regarde insatisfait, encore une fois. Mon coeur percé par maintes pointes est guéri d’anciennes blessures, à force de se blesser au même endroit le corps produit de la corne pour s’assurer de sa protection. D’une épaisse couche protectrice mon coeur n’a plus envie d’aimer, il me maintient en vie. Triste mon corps ne sait plus que faire, j’aimerais allez vers mais toute ces questions me laissent plein de contradiction. Je ne peux effacer le passer, je tente d’assumer avec le plus de maturité. Chaque action faite par le passé laissera une marque plus grande que ce qui c’est vraiment passé car d’une bouche à l’autre l’histoire sera transformé en histoires imaginées. Où est ce bouton de ma tendre enfance qui faisait simplement redémarrer le jeu, non je tiens à tout ce que j’ai appris, j’aimerais simplement être ailleurs, ailleurs qu’ici, avec derrière moi le vent qui fait sourire et devant de belle journée ensoleillée. Je veux me faire oublier, un instant seulement, le temps de reprendre des forces, le temps de m’assoir, d’écrire un peu, de terminer toutes ces histoires qui n’ont jamais connues de fin. Les fins de mes histoires, je les connais plus que par coeur, la fin de mes histoires, je ne les ai jamais écrites parce que j’en ai peur. Je ne sais pas par où commencer, peut-être à jamais me les rappeler. Je ne peux les fuir pour toujours car elle me rattrape, encore… et encore…





Fidélité?

25 03 2009

Nom Féminin singulier
– Qualité de celui qui est fidèle à ses engagements
– Qualité d’une chose conforme à la vérité, exactitude…

À ma grande surprise, je voir cette définition prise sur le-dictionnaire.com, une référence rapide que j’utilise fréquemment.

Pourquoi ce mot? Parce qu’hier(le 18 mars) lors d’un souper la discussion a tourné dans ce sens. Donc l’homme ou la femme qui trompe sa femme avec quelqu’un d’autre peut être fidèle, tant que c’est sa vérité? Baliverne!

La discussion tournait surtout autour de l’exclusivité, de n’être disponible que pour une seule et unique personne. Elle ne trouvait pas ça normal, moi je ne comprenais pas. Elle disait que c’était une invention de l’homme, je lui répondais que les pingouins nous avaient donc copiés. Elle n’avait jamais trompé ses copains, pareil pour moi, avec mes copines. Deux univers bien différent, des mots qui sont appuyés par leurs actions seulement dans une direction. Mais cette immense déception. Épuisement devant ce château de carte qui vient encore de s’effondrer, mais d’où vient ce foutu vent?





Rêve d’exister

12 03 2009

Je martèle de moins en moins ces lettres qui me semblent loin. D’un air hagard, je dispose d’autant de mots mais leur agencement sonne faux. Comme les notes d’une mélodie jouée au hasard sur ma vie, je reconnais parfois l’air mais n’ai simplement pas de vue d’ensemble, de cet ensemble que j’ose au moins imaginé. J’ai l’impression de jouer à l’envers de moi, entre ce que j’ai et ce dont je rêve, encore une fois. Mes pas clairs ne sont que mis en ligne les uns derrière les autres pour aboutir devant des lignes pas claires. Le réel touche l’irréel de si près présentement, comme jamais, une courte distance, un pas. Mon travail versus ce que j’aimerais faire, la femme de ma vie versus celle dont je rêve. À cheval sur mes frontières je réfléchis entre rêve et réel car le concret enlève tout espoir au rêveur et le rêve tout bonheur au réaliste. Seul le temps incertain aura raison de moi. Seul le vent sur mon chemin me poussera où je dois être car le rêve n’est pas un choix sur lequel je peux m’appuyer pour continuer avancer. Il n’y a que moi qui peux donner du sens à ce que je vis, même si ce sens n’existe que pour moi. Cette douce perception me regarde de ces yeux noirs, me sourit et repart, ne laissant place qu’à un soupir juste avant que j’inspire, par mes mots son odeur laisser dans mon bureau.





Laisse-moi me réinventer

6 03 2009

Laisse-moi, m’inventer une vie, d’un grattement sur la pierre, du bois de l’allumette. Donne-moi, la chance de sourire à tes cotés ou au tiens, simplement parce que je veux te respirer. D’une étincelle dans l’obscurité, fait revivre mon coeur qui repose en douce dans un coin de mon être, fais-moi renaitre. Le temps passe et seule la solitude m’apporte ses inquiétudes; « Suis-je en vie? ».  Je me connais sur le bout des doigts, j’aime ce que je retrouve en moi, puis-je me présenter à toi? Inconnue dans un univers que je n’ai pas visité, je ne te cherche plus, mais j’ose encore rêver.





Faut-il y croire?

1 03 2009

Je dis souvent que la vie est remplie de hasard… aujourd’hui j’ai fait quelque chose de peu habituel chez moi, j’ai eu mon horoscope et voici ce que ça disait:

« Vous êtes capable de flairer dès le départ une situation qui finirait par troubler votre paix d’esprit; écoutez votre intuition. Ne compromettez pas votre bien-être à long terme pour satisfaire un caprice de courte durée. La sagesse et le bonheur vont main dans la main. De savourer pleinement le moment présent ne sous-entend pas qu’il faille hypothéquer l’avenir pour autant. »

C’est drôle parce qu’au début je me suis dit, ça y est! C’est un signe! Puis après je me suis dit, tout dépendait du sens que je voulais bien y donner. Je suis pas en amour ou j’ai personne en vue, donc on ne parle pas là de relation amoureuse latente ou qu’on traine sans fin en sachant très bien que ça mènera nulle part. (C’est dans mon cas ça et pas celui de quelqu’un d’autre). Mon travail me brûle toute mon énergie, ce matin je me suis levé en pensant au travail, pas dans mes habitudes, y a quelque chose qui cloche si je peux plus passer mon weekend tranquille. Bon alors l’horoscope pourrait s’y rallier, j’ai toujours voulu retourner au service à la clientèle et je suis allez dans une autre direction en pensant que ça ferait l’affaire jusqu’à ce que je puisse changer. Comme un cookie de forturne l’horoscope fait place à l’imagination en fonction de la réalité dans laquelle on se trouve. Je dirais que présentement j’ai de la difficulté à ne pas y croire du tout car c’est en lisant les annonces classées de la section carrière que je suis tombé sur mon horoscope!





Doux dimanche

28 02 2009

Je pense que c’est la seule journée à laquelle j’ai hâte ces temps ci. J’aime cette routine que je me suis établi. Je me lève tôt et je vais écrire, dans un resto, à l’abri de ma vie, à l’abri de tout ce bruit. Je prends du café jusqu’attend que j’en tremble en surdose de caféine. Je mange un repas copieux, équilibré, qui fera que je n’aurai plus à manger avant la soirée. Un simple et doux moment de ma vie que j’apprécie un instant. La musique y est bonne, la serveuse y est belle, je crée mon univers autour d’une spirale sur des pages blanches, sur les touches d’un clavier qui ne compte plus combien de fois mes doigts s’y sont arrêté. Et maintenant, je ne pense qu’à dormir pour que ce soit aujourd’hui demain dimanche.





Hasard d’eux

8 02 2009

Cette histoire se passe un mercredi soir, je n’ai pas envie de rentrer à la maison, j’ai envie de solitude en groupe, j’arrête dans mon petit resto habituel sur St-Hubert coin Beaubien, écrire et boire ça passe les bleus d’une soirée. Laptop et pinte sur table je tente désespérément de rejoindre internet qui ne répond pas, ma bouille de déception attire le serveur qui va vérifier que tout est beau avec l’internet. Il revient tout est beau, mais incapable de me connecter. Étant donné que son travail est serveur et pas informaticien, je finis mon verre, ferme mon laptop et paie ma facture en toute déception. Je quitte sac sur le dos vers ma rue, vers un café dont une amie m’a parlé, j’ai donc pensé à elle, que fait-elle? Je n’ai toujours pas lu le deuxième livre qu’elle m’a donné. Il fait tout froid dehors, cela me ramène rapidement sur terre.

 

J’approche donc du café, et la peur m’envahie, que vais-je trouver ici? Elle m’avait parlé d’une fille qui pourrait bien allez avec moi. Aveugle en période de stress j’entre, je me retrouve dans un univers que je doute être le miens, mais j’y suis gentiment accueillit. Café famille que je me dis, qu’est ce que je fais seul ici… l’idée me passe de tourner les talons et courir, mais je vais plutôt m’assoir à une grande table au fond, seul. Ce n’est pas l’endroit pour sortir mon laptop. Je prends mon premier café au lait, pas de la soirée mais à vie, délicieux. J’ouvre un bouquin que je terminais, les enfants remplissant l’environnement de leur rire/cris/pleurs, c’est vivant, plus qu’un édifice a bureau, ça me change les idées, je me demande si je suis le seul trentenaire seul à avoir pénétrer dans cet univers de jeu, d’enfants, surement pas. La place se vide lentement et je demande: « Est-ce que le café ferme quand tout les enfants sont couchés? » mais elle me dit qu’il me reste 20 minutes de lecture, juste assez pour terminer mon livre. La serveuse me questionne sur mon livre et y porte un intérêt, quelques paroles sur le dit bouquin, je sais que ce n’est pas Myriam, celle dont mon amie m’avait parlé, car plutôt j’écoutais les conversations autour avant que tout le monde partent. Je termine mon livre, mon deuxième café au lait (je ne dormirai pas de la nuit) juste attend pour la fermeture. Je me lève, m’habille, paie, laisse un pourboire et un pourlire. Elle me dit qu’elle me remettra ce livre, mais je lui dis de le faire circuler car un livre n’est pas fait pour dormir sur les tablettes, elle semble contente de son pourlire et dit « C’est vraiment une belle journée! ». Je quitte le sourire aux lèvres.

 

Elle s’appelle Ingrid, je ne sais pas si je vais la revoir un jour. Pour l’instant il n’en dépend que de moi, retournerai-je dans ce café pour simplement y boire un autre café au lait.





Vider ses tripes

5 02 2009

On dirait que c’est quand ça saigne que les gens regardent, si c’est juste bleu, ca va guérir mais quand ça saigne on ne regarde pas. Je suis las, état stoïque ou rien ne me dérange. Dormir, travailler, baiser ne sonne aucune cloche chez moi depuis quelque temps (ok peut-être moins le dernier si je suis franc avec moi même, ce qui me prouve que quelque part je vais bien). J’ai l’impression d’être assis sur un banc, tête dans les nuages à me chercher comment créer de l’action dans ma vie, parce que ma vie est grise comme ma voiture remplie de calcium. Je ne peux même pas allez la faire laver dans ce « Car wash » ou la mousse trois couleurs redonnent le sourire car il fait trop froid. J’attends et je pense, je suis créatif mais j’ai peur, comme tout le monde à peur je crois. On dirait que tous marchent sur des oeufs avec cette crise dans l’air. Je ne regarde plus la télé, trop déprimant, je préfère me rallier à des films, à des livres, à des passions. Mais cette passion absente en moi, je ne la comprends pas. Est-ce une passion un simplement un manque d’amour d’une femme qui pourrait être mienne? Tu me regardes et j’ai déjà envie de m’abandonner, mais pourquoi m’abandonner si je suis un chic type? J’aime aimer comme tout le monde et être aimer aussi. Un seul regard et je suis envouté, la seule extase présentement c’est d’avoir un regard, un sourire d’une femme ou fille dans le métro, je m’y accroche, je passe une belle journée simplement. J’ai envie de donner ma vie à autre chose, j’ai demandé à une amie où je pouvais faire du bénévolat avec des trisomiques, j’ai trop de temps, trop de pensée, je suis en santé, ma famille aussi, alors pourquoi pas me consacrer aux autres? Sur un ton monotone je vis ma vie, je crée mes histoires parce que le gris de ma vie reste sinon sans odeur, sans couleur. Tout est momentané et je ne peux rester sur un fil d’extrême que ce soit en voyage ou en amour parce que ce n’est pas ça la vie. Je vais bien, mais je m’ennuie. Laissez-moi vous divertir par mes histoires car même si mes trippes ne sortent plus comme avant, j’ai envie d’allez vers l’avant!