Dimanche

6 06 2010

J’aime ces dimanches trop denses pour se condenser plus encore qu’une soirée. Où le jour me fait penser à l’été, où les soirées sont arrosées. J’aime bien ces jours qui se confondent entre eux, simplement pour prendre le temps de rendre les gens heureux, un sourire, un seul, sans mentir un instant je prends le temps pour moi, d’écouter parce que j’aime ce que je suis. Mais je me retrouve ici, seul avec ce café, ces gens qui ne se souviendront pas de moi, ainsi que l’amertume encore plus présente que le café dans ma bouche réapparaît. Cette impression lente que rien ne passe, que rien ne me soulage, que ce que je ressentais hier est toujours aussi présent avec le temps. Mes soirées longues à discuter avec des gens de qualité, à boire des cidres à la pinte sans qu’il ne m’affecte l’esprit, à inventer, réinventer, écouter et laisser passer. Mes matins sont toujours les mêmes, toujours sombre jusqu’au café et un peu moins gris délavé par la pluie. Je pense à tout, à ça, à toi. La réalité me casse en deux, d’ennui, d’amour, d’un espoir qui ne se meurt jamais assez vite. Je sais que tu es là, quelque part dans le même univers, quelque part dans une rue, un quartier, ce pays qui n’est peut-être pas le mien. Ton image m’apparaît et me fait toujours sourire, un sourire nostalgique qui me fait oublier le reste, les gens qui tournent autour, la possibilité de l’amour. Le temps passe et sur mon dos se cassent des mots, des pensées, des gens qui me laissent indifférent. Il faut que ça passe, comme un souvenir, pour que mon avenir soit plus doux pour moi. Chaque jour, cette envie de te voir réprimer pour mieux me laisser croire que tout ça passera plus simplement. Ce que je veux, ce que j’ai envie, ce qui me manque, un tout simplement parce que tu me manques. Je me suis extrait doucement de ta vie, sans un mot pour sombrer dans l’oubli, mais l’image qui vient toujours à moi est celle qui a été marquée d’un fer rouge et qui ne guérit pas. Mon coeur oblitéré n’en finit plus de se demander s’il pourra se renouveler.





Un soir de mai

22 05 2010

J’ai l’oeil astral d’une pigmentation obscure qui scintille comme une étoile de mer. Vaguement comme la beige brume s’émoi la nuit au clair de lune. Et à demi sourire me regarde de là, haut dans le ciel croasse. Mon âme fragile, agile dans le vent qui sur son dos suivant les chimères natives d’autrefois. D’un regard amer vers là mer qui me donne cette odeur de varech et tant de souvenirs. Sur la rocaille, mes pieds s’entaillent dans un glissement latéral, mais je ne sens plus ce mal. Mes yeux salés me rappellent le goût dans son cou après une nuit de folie. Mais mes pensées s’envole, s’égare, se trouve vers le ciel, encore lune de fiel. Dis-moi quand mon coeur serrer dans ce tiroir verrouillé reprendra son envolée encore une soirée devant le miroir où je t’ai quitté. Et le silence danse comme cette flamme qui un jour mon coeur emporta, pour toi sans raison particulière sinon celle de n’avoir été que sincère. La triste conviction de ne pas m’être trompé s’est laissée envolée par ce simple goût de liberté. À qui appartient tout cela? À moi… rien qu’à moi!





Encore un peu

17 05 2010

Encore un peu, juste un peu, me plonger dans tes yeux, mordre doucement ta lèvre, te serrer jusqu’à ce que le soleil se lève. Encore un peu, juste un peu, sentir ton odeur près de moi, toucher ta peau de soie qui frissonne d’un matin d’hiver ou toute dorée quand le soleil se réveil. Encore un peu, juste un peu, partager toutes ces musiques, les plats typiques des endroits plus ou moins exotiques. Encore un peu, juste un peu, le temps que lui-même passe, que la douleur s’efface, que les souvenirs restent, que se prolonge doucement tous ces petits moments qui n’existe pas sans toi. Encore un peu, un tout petit peu, cette envie de toi, comme cette drogue que je n’ai pas, qui me manque chaque fois que je pense à toi. Encore un peu, rien qu’un peu, le temps que s’achève le printemps, que se lève le vent, que je savoure cet instant.





Du bout des doigts

25 04 2010

Du bout des doigts, tu me touches, comme ça. Du bout des doigts, je te découvre chaque fois, un peu plus, chaque parcelle de toi. Du bout des doigts, la chaleur que tu procures à ma peau en dit long sur ce que tu provoques chez moi. Et je ferme les yeux, un peu, plus, chaque minute qui passe sans que je sois conscient de cet enchantement. Et mes rêves se passe, doucement, sourire aux anges, une image de toi, plus rien ne me dérange. Et le matin frais, des jours du printemps, qui prend son temps, je savoure peu à peu cette envie d’être heureux. Dis-moi, quand penseras-tu un peu à ces moments où du bout des doigts, tu me signalais cette envie de moi? Où du bout des doigts, chaque fois, tu me disais doucement, et de cette bouche qui était tienne, que je me souvienne, me disait simplement combien j’étais bien et combien tu étais mienne. C’est du bout des doigts que la page s’est tournée, pour simplement donner un nouveau sens à l’éternité.





Bilan du corbeau vieillissant

25 04 2010

Je suis à l’aube de me retrouver avec quelques plus blanches en plus. Je me regarde là devant moi écrivant encore tout ces mots qui m’appartiennent ou pas. Dans le même air que je respire semaine après semaine, je regarde mes textes, brouillons, empiler sans questions, empiler simplement dans le but de faire passé l’émotion. Un jour comme aujourd’hui aurait pu faire que je les publie, mais loin de moi l’envie de retourner là, de retourner derrière moi encore une fois simplement pour me noyer dans les larmes pas encore séchées. J’ai envie d’avancer aujourd’hui parce que c’est plus simple. Pour la première fois dans ma vie, j’ai décidé de ne pas me remettre en question, de ne pas me demander si j’avais agi comme je devais, de ne pas me repositionner en fonction de ce que je désirais. À presque 33 ans de vie, je me suis rendu compte d’une simple chose, je sais vraiment ce que je veux et je veux vraiment ce que je veux. Le reste, ça m’importe peu, j’ai plus le temps de me casser la tête, je veux prendre le temps de vivre chaque jour. Pour la première fois dans ma vie, je réalise tout ce qui fait partie de moi, probablement encore des zones grises existent, mais je prends le temps, le temps de vivre, de sourire, d’avoir envie de sourire, de rendre les gens heureux autour de moi, de ne plus m’en faire avec ce qui se passe dans ma vie, dans celle des autres, si je garde l’oeil ouvert, je n’arriverai qu’à une chose simple, être heureux chaque jour. J’ai fini de remettre ma réalité en doute, car j’ai compris que c’était la bonne! C’est la bonne parce que c’est la mienne, je n’ai pas envie de me questionner sur tout ce qui traîne dans la vie et sur ce que je ne comprends pas, je choisirai désormais mes combats sainement, car encore une fois, je reviens à ce que je voulais, il y a 2 ans, je veux que ce soit simple, passionné et rempli d’absurdité! Aujourd’hui, je suis calme, je ne comprends pas tout ce qui tourne dans ma vie. Je vais bien… c’est effrayant, mais j’aime ça!





La tempête

21 04 2010

Et le ciel devient gris, plus de bleu, disparu, car tout s’est assombri. Les mots prenaient le poids des nuages qui s’entassaient dans le paysage. Je les recevais comme ce vent glacial qui déchirait mon visage. Comme les vagues qui se fracassent sur les rochers, tes paroles se brisaient une à une sur mon dos, sans vraiment que je bronche un instant. Des mots qui semblaient choisis au hasard, dans le simple but de m’épargner un instant. La pluie sur mon corps tombait sans arrêt, me donnant froid jusqu’aux os. Je sais, je te l’ai déjà dit, je sais. C’est pour cela que je ne me briserai pas, que j’attendais ce moment, cet instant qui a été planifier depuis que l’averse à commencer. Assis nu je reste là, je n’ai même pas froid, je me suis préparé, un parapluie je me suis acheté. Les raisons de ta raison n’ont pas de façon de rejoindre le sol qui reste sec. La différence, la ressemblance, comme si ce n’était pas ainsi la vie. Les raisons tu les connais, mais tu ne les affrontes pas. Et moi là, je souris, j’attends, j’observe l’évolution, ta progression. L’amour, la passion, cette envie de moi, les phéromones qui s’entrechoquent sans arrêt comme des animaux au printemps, à chaque instant. Toutes ces raisons qui font que tu restes là. Et moi dans tout ça, mon coeur palpite, j’ai ce que je mérite, j’ai fait mes choix, j’ai fait ce que je croyais bon pour moi. Si d’expérience on vit ce que l’on a à vivre, je suis le plus riche des hommes. Après la pluie, je me retrouverai dans un moment paisible, calme, serein pour reprendre mon chemin. J’aurai derrière moi l’expérience supplémentaire d’une vie, savoir apprécié ce qu’est aujourd’hui. Mes attentes étant depuis longtemps inexistantes, je suis dans l’attente latente de la résultante. Un jour l’amour que je te porte, ne sera simplement qu’un souvenir de toi.





Mots divins

12 04 2010

Je pense à toi
Je m’ennuie de toi
J’aimerais bien te voir
Je souris quand je pense à toi
J’oublie le temps quand tu es là
Le soleil me fait sourire parce qu’il te fait sourire
Je cherche ton odeur, dans les fleurs, dans les fruits
Quand je ferme les yeux, je cherche tes lèvres, quand je les ouvre, je cherche tes yeux
Ma solitude est accompagnée de pensées de toi, comme ça plus jamais je ne suis seul sans toi
La tête dans tes rêves, je rêve de voir ce à quoi tu rêves, éveillée j’ai envie de te partager ma vie
Quand mon coeur de déchire doucement, je tente de m’accrocher à ces doux moments très longtemps
Si l’idée de demain m’effraie, je me dis simplement que j’ai au moins vécu ce que tu m’as permis un peu dans ta vie
Lorsque ma tête se remplit de musique, c’est de ton odeur que je me souviens, de tes yeux, de toi
Je veux m’accrocher le plus longtemps à ce moment, ces moments où tu te trouvais là
Mes rêves de toi deviennent plus fréquents que la réalité, où es-tu?
Je m’isole pour être plus prêt de toi, plus près de moi
J’ai peur que ce qui brûle en moi me consume
J’ai peur de perdre ce qui brûle en moi
À tout moment, je pense à toi
J’aime ce que tu es
Je t’aime





Bonne fête

22 03 2010

Aujourd’hui, c’est la fête d’un être extraordinaire, une personne qui a tout donné pour que je sois ce que je suis aujourd’hui. Souvent, on oublie pourquoi elle a donné sa vie, souvent on l’inquiète en bâtissant notre vie. Elle veut que l’on soit heureux, jour après jour, au travail comme en amour. En ce jour de fête, je lui lève mon chapeau, je lui souhaite beaucoup de repos ainsi qu’une vie heureuse, maintenant c’est à elle d’en profiter.

Ne t’inquiète pas, quand je pleure, je sais que tu es là pour moi, même si je ne te parle pas. Ces silences lourds donnent comme résultat simplement que je ne veux pas te mêler à tout ça. C’est ma vie, j’apprends, c’est ma vie parce que tu me l’as donné et je t’en suis reconnaissant. Même si tu me souhaitais le meilleur du monde, comme un entêté je fonce dans la vie, tête première et rempli de passion. Que mon amour ne me soit pas rendu comme je l’aurais voulu, que mon travail me donne souvent plus d’inquiétude que de certitude, que ma vie d’homme qui s’accomplit est bien remplie, que je ne suis pas foncièrement malheureux, mais plus déçu de ce que parfois reflète mon vécu. Mais ne t’inquiète pas, car tout ce que je sais, c’est un peu toi qui me l’as montré alors cesse de t’inquiéter. La vie est bien faite et ne te prend pas la tête avec ce que j’en ai fait. Mon coeur rempli d’amour guérira un jour, un jour lointain quand le vent aura soufflé cette poussière qui pique mes yeux.

En ce jour d’anniversaire, je ne veux qu’une chose, ce que tu m’as toujours souhaité, ton bonheur! Bonne fête maman, je t’aime beaucoup!





The better man

20 03 2010

Je suis ce qu’il y a de plus grand, je suis ce qu’il y a de plus fort. Chaque jour, je me le répète encore devant la glace haut et fort, devant ta face en silence. Chaque jour, j’apprécie l’homme que je suis, je suis le meilleur de ce que je suis, car j’écoute, j’évolue, je suis. Je n’ai pas envie d’être celui que tu aimerais que je sois, je n’ai pas envie d’être celui qui attend, ici, en silence, que tu me choisisses pour la danse. Je suis le meilleur des hommes, le meilleur de ce que je peux donner, avec mes forces, mes faiblesses, je suis parfait. Je suis l’homme parfait pour quelqu’un sur cette terre. Je veux laisser mes peurs de côté, arrêter de croire que je peux me tromper. Pourquoi aurais-je cette assurance de t’aimer et pas celle que je peux me retrouver, ailleurs, demain, si bien dans les bras ce celle qui le voudra bien. La peur de me tromper en marchant un pas de coté, la certitude de ce que je suis, un paradoxe que chaque jour je vis. J’ai envie de me retrouver dans tes bras, j’ai envie que cette journée ne s’arrête pas. Pas qu’un jour, qu’un soir, qu’une nuit, je te veux entière dans ma vie. Et le temps casse, la réalité abrupte m’érafle le coeur à toute heure et quand je crois que ça passe, tes yeux encore m’attrapent quand je passe. À petite dose, je me gave de toi, à petite dose, comme pour faire passer le temps, ton corps touche le mien, encore, tu te souviens. Je laisse passer un jour, je laisse passer une semaine et encore quand je te vois, ton regard se fige dans le mien. Un jour, tu rencontreras ton homme meilleur, celui avec qui tu seras, sera bien, sera certaine. Un jour, je ferai de même et notre histoire de sera que doux souvenirs. Est-ce que ton regard dans le mien aura toujours le même effet, quand les années seront passées quand une à une se sera écoulée, quand le temps sera passé et que mon image se sera dissipée?





Je baisse les bras

10 03 2010

Je suis là devant toi et je baisse les bras. Je suis là devant toi et je baisse les bras, mais je reste droit. Droit comme celui qui se tient fier, haut et fort comme cet arbre centenaire. Je suis là devant toi et je baisse les bras, doucement, lentement, je prends mon temps. Toutes ces nuits que j’ai passées à pouvoir t’aimer, toutes ces nuits où je n’ai pu te garder. Près de moi, un instant encore, comme je savoure ton corps! Je suis là devant toi et je baisse les bras, mes sentiments eux ne changent pas. Si fort, si présent, comme moi près de toi. Tous ces rêves générés sont lentement dissipés, je sais que je ne peux rien y changer. J’ai construit cet empire et c’est ce qui est le pire, maintenant je dois y vivre même si armé d’une masse, de ces murs je me débarrasse. J’ai voulu monter sur les toits et crier haut et fort que je n’aimais que toi, mais tu ne voulais pas, je me suis fourré dans un sale guêpier et ces sentiments partagés restaient cachés. J’ai bâti de mes peurs et de mes angoisses cette distance, cette distance qui n’a aucun sens. J’ai voulu corriger le tir, mais je crois qu’il est trop tard. J’ai chassé devant moi toutes ces peurs futiles, j’ai dansé dans mes bras, de me retrouver enfin. Je suis là devant toi et je baisse les bras, je suis plus grand que jamais, car j’ai pris le temps, tu sais. J’ai pris le temps de m’écouter, de me parler, de comprendre mes pensées, de guérir cette frayeur qui émanait de ce que je me cachais. Je suis là devant toi, bien seul, bien triste et bien, est-ce que cela changera demain? Je suis là devant toi et je baisse les bras, mais souviens toi de l’amour que j’ai pour toi.