Donne-moi

8 03 2010

Donne-moi les ailes pour m’élever au-dessus de moi. Calme mes esprits qui doucement réagissent avec la vie. Ne vois que le bon, de chaque situation. Mords dans la vie comme si tu en avais vraiment envie. Et moi? Je souris doucement avec le temps. Je me sens en vie, j’ai envie de vivre avec le sourire et ces jours-ci je réussis. Je n’ai jamais eu d’idée si claire, j’ai envie de me satisfaire, satisfaire chaque petite partie de moi qui respire, qui réagit. Donne-moi, dit devant le miroir devrait plus se lire prends. Prends le temps de vivre, d’aimer et de grandir. N’attends pas que la vie t’apporte ce que tu veux, mais prend ce que tu peux. D’une pensée modifiée, mon sourire ne fait que grandir. Et chaque jour, j’apprécie le temps qui passe ainsi.





Suspension

6 03 2010

J’ai mal à moi. Mon être déchiré entre l’amour et le temps, entre la pluie et le vent. Mes larmes, source intarissable d’espoir, trempent mes joues dans la noirceur. Et mon coeur, mon coeur, qu’est-ce que je peux y faire, sinon de laisser faire. Souffle d’un baiser la surface humide qui remplit ma vie, souffle de ton respire mon lit si vide. Sur mon dos se brise des mots, des je t’aime remplis de rêve. Et la synchronicité d’une histoire non terminée tarde à arriver. Je m’accroche à ton sourire et fuis tes soupirs en craignant le pire. Je suis nu depuis longtemps et le temps froid me gèle en dedans. De tes peurs, de tes angoisses, émane ce manque d’assurance. Cette danse qui tour à tour repasse, demain sera-t’il meilleur, aurais-je encore cette chance de partager tes nuits, faute de partager ta vie? D’un amour impossible, tu restes impassible et les nuits terrible de ton absence m’insomnise. Où est le stop, où est le pause, permet moi de respirer un instant, de rester conscient, conscient de ces sentiments si forts que pour toi je ressens. Et le vent, le vent, qui me porte, me transporte, dans tes bras, dans mes draps vides de toi assèche ma peau un instant. Pourquoi n’est-ce pas si simple, si doux, si fou. Tant de bras, tant de têtes, tant de coeur s’ouvrent pour toi et moi je reste là, amant de tes nuits, patient et incompris. À quand ces chimères se transformeront en poussière pour laisser place à la réalité, n’est-ce pas ainsi que tu l’auras souhaité? J’ai le coeur en suspension, entre l’amour et la raison, entre mes attentes et une entente, entre aujourd’hui et ce que m’apportera la nuit.

Écrit un matin quelque part dans ma vie, sortie du brouillard des brouillons.





À bien y penser

15 01 2010

Ce matin, je me suis levé, lourd et calme devant le passé. Devant ce qui s’était passé. Devant ce qui demain sera passé. Des mots, tant de mots effacés, un à un sur mon clavier. Tant de maux ressentis, un à un oublié sans oublier qui je suis. Des maux qui m’ont appris, m’ont formés, m’ont montrés qui je suis. Prendre conscience de ce que je suis c’est une chose, l’accepté sans baisser la tête, sans me sentir bête en est une autre. Mais je dois l’accepter, je suis une bête, sensible, fragile qui oublie souvent sa tête. À bien y penser, je suis plus bête que je crois de croire que je ne suis pas si bête. Je suis un passionné, rempli d’idée, ces idées passées, que j’ai déjà partagé, je les revisiterai. Il est important d’avancer dans la vie, mais il ne faut pas avoir peur de reculer, changer d’idée, se raviser, simplement si ça reste en ligne avec mes pensées, mes choix, mes actions. La vie m’appartient, la mienne du moins, si je décide de livrer dans un élan émotionnel les mots de mes relations passionnelles, si j’ai envie de dire que je suis triste aujourd’hui, à cette heure et que la suivante le vent change, si je comprends pourquoi c’est simplement bien pour moi. J’ai envie de crier « Je t’aime! », mais l’écho de mes pensées reste silencieux dans le vide qui m’habite. Ce vide je le laisse m’habiter pour mieux le remplir de ce que j’ai envie, de ce que je souhaite de plus cher. Aujourd’hui, le temps passe lentement, aujourd’hui le temps je le prends, je le manipule, simplement pour m’y sentir bien. Entre le temps et le vide, il n’y a qu’une chose qui est vraie… c’est qu’ils n’existent pas.





Suspendu à tes lèvres

9 01 2010

Suspendus à tes lèvres, mes sens s’éveillent sans cesse. Suspendu à tes lèvres mes yeux captent tous ces mots que tu dis et qui me sont si doux. Suspendus à tes lèvres, ta voix entre en moi et me berce doucement. Suspendu à tes lèvres, mon cerveau s’éveille devant tant de merveilles. Suspendu à tes lèvres, tout ton être m’émoie, et moi je suis fou de toi. Suspendu à tes lèvres la douceur de ton dos, la chaleur de ta peau, m’inspire, m’enchante, m’attire. Suspendu à tes lèvres comme dans le vide, j’aime ce vertige que j’ai de t’aimer, de te désirer. Suspendu à tes lèvres, je m’approche, m’agrippe et embrasse ton être tout entier. Suspendus à tes lèvres, ces sourires que l’on partage, ces regards en silence, que l’on échange, comme une danse, me font réaliser qu’à tes côtés j’ai de la chance de me retrouver. Suspendu à tes lèvres, comme dans un rêve, je ne veux jamais qu’il s’achève.

Un autre brouillon, déjà partagé à la personne concernée!





Deux cent

9 01 2010

Tant de mots, tant de mémos pour simplement dire ce que je ressens. J’exploite à tout vent dans de courts textes mes sentiments. Deux cents textes pour simplement expliquer, jeter sur papier les mots dans ma tête. Des mots maintenant pour toi parce que tu combles ce temps, cet espace et que je t’aime vraiment. Un deux centième texte, dédié à ce que je ressens, dédié à ce que je ressens pour toi. Et le temps qui passe, j’apprécie sans cesse les moments où tu es présente. Et le temps passe et j’apprécie les moments où seules mes pensées t’accompagnent. Une pensée, un rêve, une passion toujours présente quand ton image reste et m’enchante. Ces deux cents mots sont pour toi, parce que tu es de plus beau, pour ce que tu es de plus vrai. Parce que tu m’apportes une vue sur la vie que je ne connais pas, parce que tu partages avec moi ce que tu as de plus grand. Et le temps, et le temps, tout se met en mouvement, mais mes yeux restent accrochés à ton sourire, juste avant de dormir. Tous les mots de la terre ne pourraient expliquer comment je peux t’aimer.  Je t’aime!

C’était le 200e texte que j’ai écrit ici, il s’est endormi dans des brouillons une nuit et ne s’est réveillé que ce matin… déclassé, mais toujours vivant.





Ta peau

9 01 2010

Quand s’évanouit cette nuit noire me revient cet espoir de te retrouver au matin, douce, endormie et dans un sommeil certain. Ta peau qui m’interpelle et cette envie de lui répondre dans un langage qui nous est secret. Ton sommeil si paisible et ces rêves que tu parcours coupent mon geste simplement pour te laisser de cette fin de nuit profiter. Le temps passe et je t’observe, ta peau de satin qui m’ensorcèle et mes mains ne tiennent plus en place. Doucement, un doigt glisse le long de ton dos dénudé, de ton cou à tes reins, que je redécouvre chaque fois. Ton mouvement démontre le contentement que tu apprécies ce moment. Je me colle à toi, amant secret et aimant discret. Le temps s’arrête en fin, j’ai réussi un tour de force, est-ce ta faute? La nudité de nos corps dans la lueur du matin m’émerveille sans fin. Ma peau découvre tes courbes, ton corps ta peau encore un peu. J’aimerais tenir ce moment, m’y rester fixer dans le temps. À ton réveil je partage tout, ton corps, ta tête, tant de discussion qui m’apporte ce bien-être de partager avec celle que je peux aimer. Le temps je l’arrête comme bon il me semble, je le laisse passé quand nous ne sommes pas ensemble. Cet amour qui n’a rien ne ressemble, il sera toujours en moi présent où en souvenir, quand je te vois partir je ne peux qui croire.

Texte sorti droit des boules à mites.





Il neige encore

7 12 2009

Ce matin, un peu de blanc recouvrait ma rue. Un blanc léger comme un peu gêné de voler la place à l’été. Le vent soufflait doucement faisant danser les vagues de blanc entassé et ma tête n’a pu s’empêcher de s’envoler vers des pensées du passé. Quand je me réveillais de mon lit douillet pour simplement allez passer la journée à jouer. Où par des matins toujours trop froids, j’allais seul passé les journaux sous des centaines de flocons, c’était si beau. Ce temps où je ne connaissais rien à l’amour, où la peine était quelque chose qui arrivait quand j’avais mal physiquement ou quand avec un ami on se chicanait bien souvent pour rien. Où les soirées d’hiver, sortant de la douche, j’allai trouver refuge dans les bras de papa ou maman, simplement pour me faire réchauffer, me sentir en sécurité? Aujourd’hui encore, quand les premières neiges tombent, je me rappelle tout ça, je m’émerveille encore devant les gros flocons qui glissent doucement jusqu’à moi, tête vers le ciel mes yeux se remplissent de larmes, je me rends compte que ces flocons qui tombent ont se même charme qu’autrefois, ai-je en fait le même regard quand ma tête vers le ciel se lève. Mes pensées cherchent le réconfort de mes parents, la sécurité, la chaleur et l’odeur qui leur est propre, simplement un instant encore pour être enfant. Le temps passe si vite et l’on apprécie peu ce temps enfant où il était normal de se faire réconforter par ses parents. Ce temps qui passe qui prend son importance avec le temps, parce qu’on lui donne un sens qui n’en a pas. Encore aujourd’hui, tête vers le ciel, contemplant les flocons qui s’abattent sur moi doucement, les yeux remplis de larmes du passé, je me demande pourquoi a disparu cette innocence où rien n’avait d’importance, où de jouer dans la neige était la seule raison pour laquelle je me levais le matin. Ces jours sans attentes, sans peur, sans cette lourdeur de sentir le temps qui passe.





À quoi rêves-tu?

1 12 2009

À quoi rêves-tu, la nuit à mes côtés, quand le sourire aux lèvres, ta main cherche mon bras? Dans toute cette douceur d’un geste inconscient, j’ai l’impression que tu me regardes, les yeux fermés. Ton corps se déplace, langoureusement près de moi, la chaleur que tu me procures, m’attire simplement vers toi. À quoi rêves-tu, quand je suis éveillé, silencieusement à tes côtés, simplement là à te regarder? J’aimerais arrêter le temps, un seul instant, pour pouvoir longtemps t’admirer. Dans ta douce beauté, si loin et si près, tu as sur moi cet effet qui ne me donne que l’envie de t’enlacer jusqu’au matin. Et quand le soleil se lève, que tous tes rêves s’achèvent, à quoi rêves-tu? Le temps passe et près de toi je suis si bien, même si je n’y comprends rien, j’accepte simplement l’instant présent qui passe doucement, le savourant à pleine dent en ta compagnie dans ma vie. Rêves-tu aujourd’hui à un demain avec moi? Rêves-tu de partir sur la plage en ma compagnie loin de ce que l’on a ici? Les jours sont si doux à partager ces sentiments que j’ai pour toi. La distance me donne envie de te retrouver et la proximité de te cajoler.





Sent toi

28 11 2009

Sans toi, sous mes draps, je te cherche, mais tu n’y es pas. Dans mes draps douillets, remplis de duvet d’oie, tu n’y es pas. Ton odeur y est par contre imprégnée, jusqu’au creux de mon oreiller. Ça sent toi. Doucement, je ferme les yeux et ton image m’apparaît comme un doux rêve. Où es-tu si loin de moi? Ce sentiment d’avoir envie de faire mille lieux simplement pour te retrouver, t’embrasser et dans mes bras te serrer. J’ai si hâte à ce moment où je te retrouverai enfin, où contre moi je te garderai sans fin. Où tes yeux croiseront les miens, encore, comme au premier jour. Où les mots perdaient leur sens, nous laissant cette douce innocence d’être simplement confortables dans les yeux de l’autre. Comme si longtemps j’avais cherché ce regard où je me suis réfugié. J’ouvre les yeux, tu n’y es pas, pas vraiment là, mais quand même avec moi. Mes pensées t’accompagnent, te cherchent, te retrouvent encore et encore. Je m’ennuie de toi, de tes yeux, de ton corps, encore et encore. Ce lit qui ne te contient pas me repousse enfin. Son confort n’est rien quand tu ne t’y trouves pas. Des mots blancs sur un tableau noir me rappellent la douceur de ta voix. Le téléphone me la fait entendre. Tout sourire ma journée peut se poursuivre, demain je te retrouverai enfin. Les vêtements laissés empiler dégagent cette odeur de toi, je les serre contre moi, mais tu n’y es pas. Sans toi mes pensées ne font que vagabondées, entre le futur et le passé. J’ai hâte que ce futur soit présent et que sans toi deviens sent toi.





Valse d’automne

2 11 2009

Passent au-dessus de moi des ombres chinoises comme des voiles devant la lune pleine des fantômes qui se ramènent un à un avec les feuilles d’automne. Le vent fait tournoyer les feuilles qui une à une se détache de leur mère pour allez valser avec leurs soeurs qui tournoient déjà. Jaune, rouge, orangée, comme une illuminée d’une triste lumière funèbre. Vers le sol solide, seules elles finiront. Et je marcherai parmi elles, souffrant de la même solitude. Brassant des idées sans aucune certitude. Où me mènera ce chemin de feuille et dans combien de temps me retrouverais-je sur le seuil. Le seuil d’une destination inconnue, où les rues n’ont pas de sens, où la vie prend le sien. Sur cette toile abstraite, mes pas s’affairent à avancer, sans jamais m’arrêter, sans jamais vraiment savoir où ils étaient destinés. Et le temps, le temps d’un regard de l’horizon, à ta recherche, mais sans te voir, car tu sembles déjà loin, m’attends-tu? Mes yeux se remplissent de larmes qui n’ont comme trajectoire que ce tapis en feuillage, ne leur redonnant pas vie. Et moi j’ai envie d’arrêter, un instant, me suis-tu? D’une même solitude qui est loin d’une habitude, je marche, je ne m’arrête pas, me rattraperas-tu? Et le vent souffle comme le temps qui passe et me repasse en tête des souvenirs d’hier que je conserverai demain simplement pour me rappeler combien j’étais bien. Et un sourire qui pointe dans le ciel, comme le chat Chester dans la nuit, cette lune, mon père, un oeil me réconfortant de l’ennui. Ennui qui surement passera un jour, un jour qui passera comme l’amour. Cet amour qui passe dans notre vie et que jamais on n’oublie.